Guerre au Soudan: la France aux côtés des populations civiles Alors que le Soudan entre dans sa quatrième année de guerre, la France demeure fidèle à l’engagement qui a été le sien pour soutenir l’aspiration du peuple soudanais à la démocratie, exprimée lors de la révolution de décembre 2018. Soudan Publié le : 16 avril 2026 Mis à jour le : 17 avril 2026 Jeanne Accorsini / Sipa « « N'oublions pas le Soudan, car c’est là-bas que se joue une part de notre humanité » » Jean-Noël Barrot, ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, en avril 2026 Alors que le Soudan entre dans sa quatrième année de guerre, la France demeure fidèle à l’engagement qui a été le sien pour soutenir l’aspiration du peuple soudanais à la démocratie, exprimée lors de la révolution de décembre 2018. 1/ La réponse française à la crise humanitaire au Soudan Aux côtés de ses partenaires européens, la France a organisé une première Conférence humanitaire internationale pour le Soudan et ses voisins en 2024 et co-présidé la Conférence de Londres sur le Soudan en 2025. Elle co-préside également la Conférence internationale de Berlin sur le Soudan le 15 avril 2026. Depuis le début du conflit, la France figure parmi les dix principaux donateurs en soutien aux populations civiles impactées au Soudan et dans les pays voisins. L’action de la France : un impact direct sur le terrain - 48 tonnes de produits alimentaires thérapeutiques pour le traitement de la malnutrition aigüe et modérée, et 1565 tonnes de produits nutritionnels distribués via le Programme Alimentaire Mondial (PAM) - 15 tonnes de matériel d’abris (tentes, bâches, couvertures, tapis de sol) - 2,7 tonnes de matériel humanitaire essentiel pour rétablir l’accès à l’eau potable et aux soins : produits d’hygiène et d’assainissement, citernes, pastilles de purification d’eau - Plus de 800.000 Soudanaises et Soudanais aidés au Soudan et dans les pays voisins grâce l’Initiative française pour la sécurité alimentaire et la nutrition (IFSAN) 2/ Les initiatives françaises pour un règlement négocié du conflit La France a établi des canaux directs avec les parties, l’opposition civile et les acteurs extérieurs alimentant le conflit, afin d’appeler à une cessation immédiate des hostilités et au rétablissement d’une transition démocratique dirigée par les civils Aux côtés de nos partenaires, et notamment l’Union européenne, la France se mobilise au plan diplomatique pour que les forces armées soudanaises (FAS) et les forces de soutien rapide (FSR) regagnent la table des négociations, mettent en œuvre la trêve humanitaire proposée par le Quad (Etats-Unis, Arabie saoudite, Egypte, Emirats arabes unis) et prennent des engagements sur la protection des infrastructures critiques dans le cadre de la médiation menée par la Représentante spéciale de l’UE pour la Corne de l’Afrique (RSUE) La France a été moteur pour l’adoption de six paquets de sanctions européennes contre huit entités et dix-huit individus compromettant la stabilité et la transition politique au Soudan, afin d’exercer une pression sur les parties et de lutter contre l’impunité. La France a également soutenu la mise sous sanctions de six officiers des forces de soutien rapide (FSR) en appuyant la résolution 1591 du Conseil de sécurité des Nations-unies Le soutien militaire apporté aux parties par des acteurs extérieurs, y compris en violation de l’embargo sur les armes au Darfour des Nations-unies, est inacceptable et ne doit pas être ignoré. Le conflit dépasse désormais cette région et la France en a tiré les conséquences, en proposant au Conseil de sécurité d’étendre l’embargo à l’ensemble du territoire soudanais. 3/ La France soutient les acteurs civils soudanais Depuis le début du conflit, la France a soutenu les acteurs civils soudanais afin d’accompagner leur réponse au conflit et leur mobilisation pour rétablir une transition politique vers un gouvernement démocratique dirigé par des civils. Les consultations menées par l’UE et le séminaire organisé à Paris en avril 2024 ont ainsi participé à l’ouverture d’un dialogue entre les diverses composantes civiles de la scène politique soudanaise, contribuant ainsi au lancement par l’Union Africaine et l’organisation sous-régionale pour la Corne de l’Afrique (IGAD) de réunions préparatoires en vue d’un dialogue inter-soudanais. En soutien aux efforts de l’Union Africaine et de l’IGAD, la France finance depuis novembre 2025 un projet de stabilisation mené par l’ONG Promediation. Ce projet vise à mobiliser la société civile soudanaise, et notamment les femmes et les jeunes, en créant des espaces de dialogue dans la région. Le 14 avril, à la veille de la conférence de Berlin, le ministre a animé un dialogue à Paris avec 18 acteurs de la société civile soudanaise, participant à ce projet, afin de les accompagner pour répondre à l’urgence humanitaire, défendre les droits de l’Homme et assurer la participation des femmes et des jeunes au processus de paix. « « Pourtant, un autre avenir est possible pour ce pays : il est entre les mains des Soudanaises et des Soudanais. Entre les mains de celles et ceux qui par leur mobilisation il y a 7 ans, en 2019, ont fait naître l'espoir d'un Printemps Soudanais. » » Jean-Noël Barrot, ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, en avril 2026