Drapeau d'Haïti

Haïti

Présentation d'Haïti

Date de mise à jour le : 29 avril 2026 Information toujours valable à la date du jour

Carte

Données générales

Nom officiel : République d’Haïti 

Nature du régime : République de type présidentiel 

Chef de l’Etat : Le Conseil présidentiel de transition mis en place en 2024 a achevé son mandat le 7 février 2026 et remis le pouvoir au Conseil des ministres, sous la direction du Chef du Gouvernement

Chef du Gouvernement : Alix Didier FILS-AIME                                                                                        

Données géographiques

Superficie : 27 560 km2 (Banque mondiale)

Capitale : Port-au-Prince

Villes principales : Cap-Haïtien, Gonaïves, Saint-Marc, Les Cayes, Hinche, Jacmel, Jérémie

Langue (s) officielle (s) : le créole (langue parlée par la majorité de la population) et le français (langue d’apprentissage scolaire)

Langue(s) courante(s) : le créole

Monnaie : la gourde haïtienne (HTG)

Fêtes nationales : le 1er janvier (Fête de l'Indépendance Nationale), le 2 janvier (Jour des Aïeux), le 1er mai (Fête de l'Agriculture et du Travail), le 18 mai (Fête du Drapeau et de l'Université) et le 18 novembre (Jour des Forces Armées, commémoration de la Bataille de Vertières).

Données démographiques

Population : 11 772 557 habitants (Banque mondiale, 2024)

Densité : 422 habitants/ km² (Banque mondiale, 2023)

Croissance démographique : 1,2 % (Banque mondiale, 2024)

Espérance de vie : 65 ans (Banque mondiale, 2023)

Taux d’alphabétisation : 53,16 % (UNESCO, 2021)

Religion (s) : 55 % catholiques et plus de 40 % protestants, sachant que la proportion est désormais inverse dans les grandes villes ; la pratique du vaudou reste dominante

Indice de développement humain : 0,552 - 158e rang sur 193 pays (source PNUD rapport 2023-2024)

 

Politique intérieure

Haïti fait face à une crise multidimensionnelle aggravée depuis l’assassinat du Président Jovenel MOÏSE, en juillet 2021, et la démission du Premier ministre, Ariel HENRY, sous la pression des gangs et de la communauté internationale, en mars 2024. 

Conformément à l’accord de Kingston du 11 mars 2024, un Conseil présidentiel de transition (CPT) composé de 9 membres a été créé et un Premier ministre nommé (Garry CONILLE, remplacé en novembre 2024 par l’homme d’affaires Alix Didier FILS-AIME). Pour autant, les autorités n’ont pas réussi à renverser le rapport de forces avec les gangs et à organiser des élections générales. Le CPT a achevé son mandat le 7 février 2026 et remis le pouvoir exécutif au Conseil des ministres, sous la direction du Premier ministre, Alix Didier FILS-AIME. Dans la foulée, la plupart des forces politiques ont signé un « Pacte national pour la stabilité et l’organisation des élections » qui a donné lieu à un remaniement ministériel. Les élections devraient se tenir dans les prochains mois, sous réserve de l’amélioration de la situation sécuritaire. 

Le pays reste en proie à une insécurité majeure et à une situation humanitaire sans précédent : 90% de la zone métropolitaine de Port-au-Prince est aux mains des gangs, plus de 5 900 personnes ont été tuées en 2025 et plus d’1,4 million de déplacés internes sont recensés. Le Haut-Commissaire de l’ONU aux droits de l’homme a déclaré en octobre 2025 que la moitié de la population, soit 6 millions de personnes, dont 3,3 millions d’enfants, avait besoin d’aide humanitaire. Port-au-Prince se retrouve isolée, sur les plans terrestre, maritime et aérien, après que des tirs des gangs sur des avions de ligne ont conduit à la suspension des liaisons aériennes internationales depuis et vers la capitale (seul l’aéroport du Cap-Haïtien, au nord du pays, reçoit des vols internationaux). 

Les troubles politiques et la dégradation de l’économie du pays (inflation à plus de 25%, dépréciation de la gourde et 7ème année consécutive de croissance négative en 2025) ont fortement affecté la sécurité alimentaire d’Haïti, pays par ailleurs très exposé aux catastrophes naturelles, notamment à cause de sa topographie (nombreux bassins versants et zones inondables) et d’un environnement dégradé (moins de 2% de couverture forestière). L’ouragan Melissa a entraîné en novembre 2025 la mort de 43 personnes et détruit des milliers de maisons et d’infrastructures. Quant au tremblement de terre du 14 août 2021, il avait fait des milliers de morts dans le sud-ouest du pays, témoignant une nouvelle fois de la vulnérabilité d’Haïti au risque sismique. L’ONU estime que près de la moitié de la population (5,7M) est confrontée à une insécurité alimentaire aiguë. Haïti, seul État du continent américain à faire partie du groupe des pays les moins avancés et pays le plus pauvre d’Amérique latine et des Caraïbes, est classé en 170ème position en termes de développement humain par le PNUD (sur 189 États). Selon les données des Nations unies, près des trois-quarts de la population vit sous le seuil de pauvreté (60 % avec moins de 2 US$/jour).

 

Politique étrangère

Le Conseil de sécurité de l’ONU a autorisé le 30 septembre 2025 la création d’une Force de répression des gangs (FRG), avec le soutien d’un bureau d’appui des Nations unies en Haïti (BANUH). Cette nouvelle Force est venue remplacer la Mission multinationale d’appui à la sécurité (MMAS) partiellement déployée à Port-au-Prince à compter de juin 2024 et sous commandement kényan. La FRG a un mandat plus robuste que celui de la MMAS, lui permettant de mener des opérations autonomes contre les gangs. Dans ce cadre, 48 premiers soldats tchadiens sont arrivés en Haïti le 1er avril. A terme, la Force comptera 5 500 militaires et policiers, contre à peine plus de 1 000 dans le cadre de la MMAS. 

Haïti est membre de l’Organisation des États américains (OEA), de l’Association des États de la Caraïbe (AEC) et de la CARICOM qu’elle a rejointe en 2002. Haïti est également membre de plein droit de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) et de ses opérateurs (Agence universitaire de la Francophonie, Association internationale des maires francophones, Assemblée parlementaire de la Francophonie). 

Les relations qu’entretient Haïti avec la République dominicaine voisine sont complexes. Si après le séisme de 2010 la République dominicaine avait fait preuve d’une très grande solidarité et les contacts à haut niveau s’étaient multipliés, des sources de tension sont apparues, notamment sur les questions migratoires. En octobre 2024, le président dominicain a annoncé un plan multidimensionnel de lutte contre l’immigration illégale et l’expulsion de 10 000 Haïtiens par mois. En 2025, près de 380 000 citoyens haïtiens ont été expulsés de République dominicaine selon les chiffres communiqués par les autorités dominicaines de l’immigration.

 

Situation économique

PIB : 25,22 milliards de US$ (Banque mondiale, 2024)
PIB par habitant : 2 142, 6 US$ par habitant (Banque Mondiale, 2024)
Croissance : -4,2 % (Banque mondiale, 2024)
Chômage (au sens du BIT) : 15,1 % (officiel selon la Banque Mondiale, 2024, mais deux tiers des Haïtiens touchés par le chômage ou le sous-emploi)
Inflation : 26,9 % (Banque Mondiale, 2024)
Solde budgétaire : -1,9% (Banque mondiale, 2023)
Balance commerciale (OEC, 2013) : importations = 2,09 Mds US$ et exportations =1 03 Mds US$ 
Principaux clients : États-Unis (plus de 83 % des exportations haïtiennes)
Principaux fournisseurs : États-Unis (27 %) et République dominicaine (35 %)
Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB (Banque mondiale, 2021) :

  • agriculture : 20,7 %
  • industrie : 25,5 %
  • services : 53,8 %

Exportations de la France vers Haïti : 37 M€ (DGT, 2025) 
Importations françaises depuis Haïti : 25 M€ (DGT, 2025)

Consulter la fiche pays Haïti sur le site de la Direction générale du Trésor

Liste des représentations françaises

Suivez-nous sur les réseaux sociaux et Abonnez-vous à notre lettre d’information