Géorgie Navigation latérale fiche pays Dans cette rubrique Géorgie Présentation de la Géorgie Conseils aux voyageurs Dernières minutes et alertes Sécurité Entrée / séjour Santé Informations utiles Voyages d'affaires Contacts utiles Politique et économie Relations bilatérales Présentation de la Géorgie Date de mise à jour le : 16 avril 2026 Information toujours valable à la date du jour Présentation du pays Données générales Nom officiel : Géorgie Nature du régime : démocratie parlementaire Chef de l’État : président de la Géorgie, M. Mikheil Kavelachvili, élu en décembre 2024. Chef du gouvernement : Premier ministre, M. Irakli Kobakhidze (depuis le 8 février 2024). Données géographiques Superficie : 69 700 km² Capitale : Tbilissi (1,25 million d’habitants) Villes principales : Koutaïsi, Batoumi, Roustavi Langue officielle : géorgien Langues courantes : géorgien, russe, abkhaze, azéri, arménien, ossète. Monnaie : lari (GEL) (1 € = 3,17 GEL en avril 2026). Fête nationale : 26 mai (proclamation de l’indépendance le 26 mai 1918 vis-à-vis de la République démocratique fédérative de Transcaucasie, définitivement acquise le 9 avril 1991). Données démographiques Population (au 1er janvier 2025) : 3 694 000 Densité (2024) : 64,6 habitants/km² Croissance démographique (World Population Review, 2019) : - 0,15 % Espérance de vie (2023) : 73,7 ans Taux d'alphabétisation : 100 % Religions : orthodoxes (84 %), musulmans (10 %), chrétiens de rite arménien (4 %), catholiques (0,8 %) Indice de développement humain (HDI 2024) : 0,814 (60e rang sur 193) Politique intérieure Devenue indépendante de l’Union soviétique en 1991, la Géorgie a connu de profondes réformes à la suite de la « révolution des Roses » de novembre 2003 qui a conduit au pouvoir M. Mikhaïl Saakashvili, artisan d’une transformation économique et libérale de la Géorgie. Le parti « Rêve géorgien » emmené par M. Bidzina Ivanishvili, arrivé au pouvoir en 2012, a porté un agenda libéral pragmatique et mené des réformes favorables à l’intégration euro-atlantique pendant une dizaine d’années. Le Rêve géorgien a toutefois progressivement dérivé vers une ligne souverainiste aux accents autoritaires, dans un contexte de polarisation croissante du paysage politique et de l’enchainement des mouvements de contestation. Le rythme des réformes s’est ainsi essoufflé à partir de 2020 et une rhétorique hostile à l’Occident s’est développée dans les rangs du parti au pouvoir, à la faveur de la guerre d’agression contre l’Ukraine. Dans un climat de menaces croissantes sur les médias indépendants, l’opposition et la société civile, le Rêve géorgien a remporté les élections législatives du 26 octobre 2024. Considérant qu’elles ont été falsifiées, l’opposition en rejette le résultat et refuse de siéger au parlement, à l’exception des 12 députés du parti de l’ex-Premier ministre Giorgi Gakharia. Les partis d’opposition ne reconnaissent ni la légitimité du gouvernement ni celle du président Mikheïl Kavelachvili, élu par un collège de grands électeurs en décembre 2024. L’annonce de la suspension de la candidature du pays à l’Union européenne formulée le 28 novembre 2024 par le Premier ministre Kobakhidze a approfondi la crise en déclenchant un large mouvement de protestation. Les autorités ont d’abord tenté de le contenir par la répression policière, puis par la voie judiciaire (fortes amendes imposées aux participants des manifestations). Les initiatives législatives répressives se multiplient depuis décembre 2024 : amendements au code des infractions administratives et à la loi sur les rassemblements et manifestations (dénoncés par la Commission de Venise du Conseil de l’Europe), loi facilitant le licenciement d’agents publics, nouvelle loi sur les « agents de l’étranger », loi renforçant le contrôle des médias et interdisant leur financement de l’étranger, lois sur les subventions étrangères et sur les activités politiques etc. Plusieurs dirigeants de partis politiques d’oppositions et d’anciens responsables du Rêve géorgien ont été condamnés à des peines de prison. Une procédure d’interdiction visant trois des principaux partis d’opposition a été ouverte en octobre 2025 auprès de la Cour constitutionnelle. La société géorgienne est aujourd’hui extrêmement polarisée, chaque camp refusant le dialogue et nourrissant la grave crise politique en cours depuis 2024. Politique étrangère La Géorgie se prévaut d’une légitimité européenne, tant par l’ampleur des réformes engagées que par la volonté de plus de 80% de la population de rejoindre l’Union européenne. Depuis 2008, l’intégration euro-atlantique est inscrite dans la Constitution. Le pays se revendique comme le membre du Partenariat oriental le plus avancé sur le chemin des réformes et de la lutte contre la corruption. La coopération avec l’UE a permis la signature en 2014 d’un accord d’association (comprenant un accord de libre-échange) suivi en 2017 d’un accord sur la libéralisation du régime des visas de court séjour dans l’espace Schengen. Parallèlement, la Géorgie a renforcé sa coopération avec l’OTAN. Au sommet de Bucarest de 2008, les Alliés ont déclaré que la Géorgie avait « vocation à rejoindre l’Alliance atlantique » et lui ont octroyé en 2014 un « paquet substantiel » de mesures. Malgré l’obtention du statut de candidat à l’Union européenne le 14 décembre 2023, le recul démocratique à l’œuvre en Géorgie a conduit le Conseil européen du 27 juin 2024 à considérer que le processus d’adhésion de la Géorgie était gelé de facto. Ce constat a été réitéré par la Commission européenne dans rapport sur l’élargissement publié en novembre 2025. Les relations diplomatiques entre la Géorgie et la Russie, sont rompues depuis la reconnaissance de l’indépendance des entités séparatistes d’Abkhazie et d’Ossétie du Sud par la Russie, à la suite de la guerre d’août 2008. Moscou mène un processus actif de « frontiérisation » de ces entités séparatistes, qu’elle s’emploie à engager vers une intégration aussi bien politique que militaire. La Géorgie entretient d’étroites relations avec ses autres voisins. Les relations politiques et économiques avec l’Azerbaïdjan et la Turquie se sont largement approfondies ces dernières années. La Géorgie a établi un partenariat stratégique avec l’Arménie en janvier 2024. Tbilissi entend jouer le rôle de « facilitateur de paix » dans le Sud-Caucase. La Géorgie a d’ailleurs salué l’accord de paix paraphé entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan en août 2025. Situation économique Grâce à d’importantes réformes structurelles, la Géorgie se situe dans le haut des classements internationaux sur le climat des affaires, tels que Doing Business (7ème en 2020). Elle s’efforce de tirer avantage de sa situation de pays de transit, notamment pour les hydrocarbures du bassin caspien. La croissance a atteint 10,1% en 2022, 7,8% en 2023 et 7,6% en 2024. Le commerce extérieur géorgien, structurellement déficitaire, est globalement équilibré entre différents partenaires. L’UE est néanmoins son principal partenaire, représentant 20,2% de ses échanges en 2023, contre 13,8% pour la Turquie et 11,1% pour la Russie. La guerre en Ukraine et les sanctions imposées à la Russie ont eu pour conséquence une augmentation importante du nombre de touristes et de résidents russes dans le pays (estimée à +100 000 personnes). Cet afflux a contribué au dynamisme économique mais également à l’inflation qui a touché le pays en 2022 (+10%) notamment dans le secteur de l’immobilier. Dans ce contexte, on assiste également à une dynamisation des flux commerciaux de la Géorgie en direction des marchés de la CEI. Liste des représentations françaises Ambassade de France en Géorgie 51a, rue Krtsanissi 0114 Tbilissi Géorgie Tel : +99 5 70 67 77 393 Ambassade de France en Géorgie Réseaux sociaux Facebook
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