Drapeau du Chili

Chili

Présentation du Chili

Date de mise à jour le : 30 mars 2026 Information toujours valable à la date du jour

Présentation du pays

Source des données chiffrées : Ambassade de France au Chili, ministère de l’Économie et des Finances, UbiFrance, PNUD, FMI, Banque mondiale.

Données générales

Nom officiel  : République du Chili
Nature du régime : régime présidentiel
Chef de l’Etat : M. Gabriel BORIC FONT (2022-2026). M. José Antonio KAST à partir du 11 mars 2026.

Données géographiques

Superficie : 755 776 km²
Capitale : Santiago du Chili
Villes principales : Santiago, Valparaíso, Concepción, Antofagasta
Langue officielle : espagnol
Monnaie : peso chilien (CLP) ; 1 € = 1 036 CLP (février 2026)
Fête nationale : 18 septembre
Le Chili s’étend sur 4 265 km du nord au sud, et d’ouest en est, sur une largeur comprise entre 15 et 350 km. Au nord, le désert d’Atacama est le plus aride au monde. L’île de Pâques se situe à 3 700 km du continent.

Données démographiques

Population : 19 764 771 (Banque mondiale, 2024) 
Densité : 26 habitants/km2 (Banque mondiale, 2021)
Taux de croissance démographique annuel : 0,5 % (Banque mondiale, 2024)
Espérance de vie : 81 ans (Banque mondiale, 2023)
Taux d’alphabétisation : 97% des 15 ans et plus (Banque mondiale, 2022)
Religion(s) : catholicisme 57%, sans religion 25.7%, évangélisme ou protestantisme 16.2%, autres chrétiens 1.3% (CIA, 2024)
Indice de développement humain : 0,8 (42ème rang sur 191, classement PNUD, 2022)

Politique intérieure

Le candidat de droite radicale, José Antonio Kast, a largement remporté, le 14 décembre 2025, le second tour de l’élection présidentielle, avec près de 58,2 % des voix, face à Jeannette Jara, candidate de la coalition des partis de gauche et centre-gauche (41,8%).

Élu sur une promesse de retour à l’ordre dans un pays particulièrement sensible à l’insécurité, José Antonio Kast a annoncé que son « gouvernement d’urgence » sera axé autour de trois priorités : le narcotrafic et la délinquance ; l’urgence sociale ; la relance d’une croissance économique soutenue, accompagnée d’une libéralisation de l’économie et d’une réduction du périmètre de l’État.

Suite aux élections parlementaires de novembre 2025, les diverses forces politiques de droite seront majoritaires à la Chambre des députés pour la législature 2026-2030. De son côté, le Sénat, traditionnellement dominé par la droite, ne dispose désormais plus de majorité claire.

Le mandat de Gabriel Boric (2022-2026) a été marqué par un parlement particulièrement divisé. Son gouvernement a réussi à mettre en œuvre quelques réformes comme celle sur la réduction progressive de la semaine de travail de 45 à 40 heures, l’augmentation du salaire minimum ou encore, la contribution des employeurs aux retraites. Les promesses de réformes fiscales et de la santé n’ont cependant pas prospéré.

Le mandat du président Boric a également été marqué par la tentative ratée d’adopter une nouvelle constitution en remplacement de celle de 1980 héritée de la dictature. Un premier projet de nouvelle Constitution ancrée à gauche a été rejeté en septembre 2022 par 62% des voix. Les motifs de rejet se sont cristallisés autour de l’affirmation de la « plurinationalité » et du renforcement de l’intervention de l’État dans l’application de nouveaux droits jugés mal définis. 
En décembre 2023, la population chilienne s’est prononcée contre une nouvelle proposition de Constitution à plus de 55 %. Ce second projet, façonné par l’extrême droite et la droite traditionnelle, n’était pas soutenu par le gouvernement. 
Les fondements néolibéraux du pays inscrit dans la constitution de 1980 perdurent ainsi : le modèle d’Etat subsidiaire demeure, les questions de santé, chômage, éducation supérieure continuent d’être soumises aux règles du marché et gérées en majorité par des organismes privés.

Politique étrangère

La diplomatie chilienne s’appuie sur de grands principes historiques : défense de la démocratie et des droits de l’Homme, attachement au multilatéralisme, à la paix et au libre-échange.

Dans un contexte caractérisé par une rivalité accrue entre la Chine et les États-Unis, la diplomatie chilienne cherche à maintenir de bonnes relations avec les deux puissances, ses deux premiers partenaires commerciaux, sans prendre position pour l’une ou l’autre.

Au niveau régional, le Chili a joué un rôle important dans la constitution de l’Alliance du Pacifique, espace de libre-échange regroupant depuis 2011 quatre pays latino-américains de la façade pacifique (Chili, Colombie, Mexique et Pérou), et dont la France est membre observateur.

Le Chili condamne la dérive du régime du président Maduro au Venezuela, ce qui a entraîné une dégradation des relations bilatérales mais pas une rupture diplomatique à ce jour. Réaffirmant son attachement au droit international, le Chili a fermement condamné l’intervention menée par les États-Unis au Venezuela le 3 janvier 2026.

La diplomatie chilienne est résolument tournée vers l’Asie et le Pacifique. Sous la présidence de Gabriel Boric, le pays a exprimé un intérêt croissant pour les BRICS+ se matérialisant par sa participation au sommet de Rio en juillet 2025 en tant que pays invité.

Par ailleurs, en 2024, le Congrès chilien a approuvé l’accord-cadre modernisé entre l’UE et le Chili, que les autorités chiliennes considèrent comme « avant-gardiste » et répondant pleinement aux standards environnementaux et sociaux.

Le Chili poursuit également une politique de diversification des alliances et des débouchés commerciaux, notamment vers l’Asie, le Golfe et à moyen terme, vers l’Afrique.

Le pays souhaite s’imposer comme un acteur central de la gouvernance et de la protection de l’océan. Il est ainsi le deuxième État à avoir signé le traité sur la haute mer dit « BBNJ » et souhaite accueillir le siège de la COP à Valparaiso.

Sur l’Ukraine, le Chili a condamné sans équivoque l’agression russe, en votant pour les dernières résolutions de l’Assemblée générale des Nations Unies en faveur de l’Ukraine, les 11 juillet 2024 et 24 février 2025.

Sur le conflit israélo-palestinien, le Chili a annoncé en 2024 qu’il se joindrait à la saisine de la Cour Internationale de Justice (CIJ), pour génocide, déposée par l’Afrique du Sud, dans le cadre de la riposte israélienne à la suite de l’attaque du Hamas du 7 octobre 2023. Lors de la 80ème session de l’Assemblée générale des Nations unies en septembre 2025, le président Gabriel Boric, historiquement attaché à la cause palestinienne, a fortement condamné « le génocide en cours à Gaza ».

Situation économique

Avec un PIB de 335 Mds USD en 2023, le Chili est la 4ème plus grande économie d’Amérique latine (derrière le Brésil, le Mexique et l’Argentine). Bénéficiant d’un climat des affaires stable et d’une intégration solide dans l’économie internationale (32 accords de libre-échange avec 65 pays, membre de l’OCDE depuis 2010), le Chili est un pays de forte tradition néolibérale. 
Fort d’un PIB/Hab de 14.200 USD en 2023 (2ème derrière l’Uruguay - 20M habitants), il figure parmi les pays les plus stables de la région mais doit poursuivre la diversification de son économie qui demeure fortement dépendante du cours des matières premières, en particulier du cuivre (près de 50% des exportations totales, 1er producteur mondial) et du lithium (réserves estimées à 11 millions de tonnes en 2022) mais également de l’agriculture (élevage, vins) qui représentait 26,9 % des exportations totales du pays en 2022. Le Chili est un importateur de combustibles et pétrole ainsi que de produits manufacturés (machines, voitures).

Le pays se tourne de façon croissante vers l’Asie qui représente désormais une part prépondérante de son commerce extérieur (la Chine pesant 31%) devant les Etats-Unis, l’Amérique latine et l’UE.

L’économie chilienne a été confrontée à de nombreux vents contraires en 2023 (dégradation de l’environnement extérieur et intérieur, resserrement monétaire) minant l’activité économique (+0,2 % de croissance). Du côté des finances publiques, la dégradation du solde budgétaire (-2,4 % du PIB en 2023) s’explique par une contraction des recettes (23,1 % du PIB en 2023 contre 26,1 % en 2022) et une légère hausse des dépenses de l’Etat (25,6 % du PIB,) tirée par une hausse des dépenses sociales.

Le Chili est un précurseur en matière de finance verte (premier État émetteur d’une obligation souveraine verte en Amérique latine). Il est aussi engagé dans l’industrie de l’hydrogène bas carbone.

Le Chili est le 2ème producteur mondial de lithium. Le gouvernement de Gabriel Boric a présenté une stratégie nationale, en avril 2023, pour développer ce secteur. Le Chili est néanmoins confronté à une forte dépendance aux matières premières (notamment du cuivre et du lithium, qui représente 60% de ses exportations en 2024) et une dépendance énergétique élevée

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