Argentine Navigation latérale fiche pays Dans cette rubrique Argentine Présentation de l'Argentine Conseils aux voyageurs Dernières minutes et alertes Sécurité Entrée / séjour Santé Informations utiles Voyages d'affaires Contacts utiles Politique et économie Relations bilatérales Présentation de l'Argentine Date de mise à jour le : 16 avril 2026 Information toujours valable à la date du jour Présentation du pays Données générales Nom officiel : République argentineNature du régime : République fédéraleChef de l’État : M. Javier Gerardo Milei (depuis le 10 décembre 2023) Données géographiques Superficie : 2,7 millions km² (8ème rang mondial)Capitale : Buenos Aires (3 millions d’habitants, 13 millions avec la grande banlieue)Villes principales : Córdoba, district de La Matanza, Rosario, Mendoza, La PlataLangue (s) officielle (s) : espagnolMonnaie : peso argentin (1 euro = 1,712.92 peso argentin, janvier 2026) Fête nationale : 25 mai (proclamation de l’indépendance le 25 mai 1810, définitivement acquise le 9 juillet 1816). Données démographiques Population : 47,6 millions d’hab. (FMI, 2025)Espérance de vie : 74.6 ans (OMS, 2021)Taux d’alphabétisation : 99 % (PNUD, 2023)Religion(s) : catholicisme 62,9 %, protestantisme/évangélisme 15,3 %, témoins de Jehovah et église de Jésus Christ 1.4%, autres 1.2 % (dont islam et judaïsme), sans religion (dont agnosticisme et athéisme) 18.9%, non spécifié 0.3% (CIA, 2019)Indice de développement humain (PNUD 2023) : 47/193 (0,865). Politique intérieure Javier Milei a remporté l’élection présidentielle de novembre 2023, avec 55,65% des suffrages. Ce dernier s’était fait connaître sur les plateaux de télévision comme chroniqueur économique avant d’entrer en politique en 2021, il a bénéficié de la lassitude des Argentins face au gouvernement péroniste précédent, marqué par ses divisions internes, les scandales de corruption et les déboires économiques. La première année de mandat a été marquée par la dévaluation de plus de 50% du peso dès son arrivée au pouvoir, la baisse de l’inflation (divisée par six par rapport à 2023) ainsi que la maîtrise des déficits publics (excédent budgétaire de 357 M USD en un an de gestion). En 2025, la priorité absolue donnée à la lutte contre l’inflation, par le soutien au peso face au dollar, a épuisé les réserves de change malgré un nouvel appui du FMI en avril. Afin de stabiliser le peso, le gouvernement américain a annoncé, début octobre 2025, un mécanisme de soutien financier à l’Argentine (paquet financier de 40 Mds USD accompagné d’achats d’obligations en dollars émises par l’Argentine). Ce soutien était toutefois explicitement conditionné à une victoire du parti présidentiel aux élections législatives de mi-mandat. Le parti du président Milei a largement remporté les élections législatives et sénatoriales du 26 octobre 2025, avec plus de 40% des suffrages, soit 10 points devant l’opposition péroniste. Obtenant dans les deux chambres nettement plus que le seuil du tiers des sièges nécessaire pour « sécuriser » les vetos présidentiels face aux propositions de loi de l’opposition, le camp miléiste poursuit des réformes d’ampleur, notamment sur la fiscalité et sur le marché du travail. Le Parlement a ainsi approuvé, le 26 décembre 2025, le premier budget en deux ans de présidence de Javier Milei. Politique étrangère L’arrivée au pouvoir du président libertarien Javier Milei a entraîné une redéfinition de la politique étrangère argentine, et un alignement sur les États-Unis et Israël. Souhaitant se démarquer de son prédécesseur péroniste, le président J. Milei a ainsi décidé que l’Argentine n’intègrerait pas les BRICS. Cette volonté de rapprochement avec Washington s’illustre également par la candidature argentine à l’OCDE et la volonté de devenir un « partenaire global » de l’OTAN. La victoire du candidat républicain a été interprétée par le président argentin comme une confirmation d'une "dynamique électorale et idéologique favorable à la droite radicale et libertarienne" non seulement dans les Amériques mais aussi sur d'autres continents. Sur le plan régional, cet alignement « occidental » se traduit par une critique ferme des régimes autoritaires latino-américains se réclamant de la gauche bolivarienne (Cuba, Nicaragua), et en particulier du régime chaviste au Venezuela. Depuis le début de l’invasion russe de l’Ukraine en février 2022, l’Argentine s’était toujours prononcée pour la défense des principes de souveraineté et d’intégrité territoriale de l’Ukraine. Il s’aligne désormais davantage sur la position des Etats-Unis depuis l’arrivée au pouvoir de Donald Trump. J. Milei prend ses distances avec le multilatéralisme et l’ONU, estimant que l’organisation remet en cause la souveraineté des États. Il a confirmé la décision de se dissocier du Pacte pour l’Avenir, considéré comme la continuation de l’Agenda 2030. L’annonce faite le 5 février 2025 par le président Javier Milei du retrait de l’Argentine de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) s’inscrit dans la cohérence des prises de position du président argentin vis-à-vis du multilatéralisme. L’adhésion de l’Argentine au Conseil de la paix créé par Donald Trump s’inscrit également dans ce contexte. Plus largement, le président argentin souhaite redéfinir la politique étrangère argentine autour de la défense du droit à la vie, à la liberté et à la propriété. Ainsi, le gouvernement est très favorable à la signature de l’accord UE-Mercosur – et plus généralement aux accords de libre-échange – et a exprimé ses réticences à toute régulation de l’intelligence artificielle. Situation économique Membre du G20 et du Mercosur, l’Argentine est la 3ème plus grande économie d’Amérique latine, après le Brésil et le Mexique, avec un PIB nominal de 632 Md$ en 2024. Le pays dispose du 3ème revenu par habitant en Amérique du Sud (13 415 USD en 2024) derrière l’Uruguay et le Chili. Pays riche en ressources naturelles et agricoles, l’Argentine est un des principaux exportateurs mondiaux de soja, maïs, blé et viande. Ce secteur (incluant les produits transformés) constitue le principal poste d’exportations du pays (3/5ème) et une source majeure d’entrée de devises. L’Argentine est également dotée d’abondantes ressources énergétiques, avec des sols riches en lithium (4ème producteur mondial et 3ème en termes de réserves) en cuivre et en gaz (2ème plus grand gisement de gaz de schiste dans le monde). Alors que l’Argentine était plongée dans une très grave crise (récession de 1,9%, inflation de 161% g.a, déficit budgétaire de 5,5% du PIB, pénurie de devises), l’élection de Javier Milei en novembre 2023 a marqué un changement de paradigme avec l’objectif d’une stabilisation macroéconomique rapide et d’une dérégulation généralisée. La première année de mandat de J. Milei s’est caractérisée par i) une coupe drastique des dépenses publiques (-27%) adossée principalement à une baisse des prestations sociales et à l’arrêt de l’investissement public, qui a permis de dégager un excédent budgétaire dès 2024 (le 1er depuis 2008) ; ii) une dévaluation de 54 % en décembre 2023 qui a permis d’assouplir l’accès aux devises et d’augmenter, à court terme, les réserves afin d’éviter un nouveau défaut de paiement ; iii) l’arrêt du financement monétaire du déficit qui, couplé à une politique monétaire restrictive, a permis de réduire l'inflation, pour tomber à 31,5% g.a fin 2025. Sur les réformes structurelles, même en minorité parlementaire, J. Milei a réussi à faire voter des lois visant à déréguler l'économie, flexibiliser le marché du travail et attirer les investisseurs étrangers par un régime d’incitations aux grands investissements (RIGI). Cela a d’abord provoqué une contraction sévère de l'activité mais un fort rebond au deuxième semestre 2024 a permis de contenir la récession (-1,3 % en 2024) et de dissiper ses effets sociaux (le taux de pauvreté, après s’être dégradé au premier semestre 2024, a terminé l’année à un meilleur niveau qu’à l’arrivée de J. Milei). Cependant, la faiblesse des réserves en devises restait la principale vulnérabilité du programme d’ajustement. Dans ce contexte, l’Argentine a signé, en avril 2025, un nouvel accord avec le FMI pour 20 Mds USD sur 4 ans (dont 12 Mds USD de décaissement immédiat), accompagné d’une flexibilisation du régime de change et d’une levée partielle du contrôle du change. Le pays a par ailleurs bénéficié d’un soutien décisif de l’administration américaine en septembre 2025, via des interventions directes du Trésor américain sur le marché des changes, et une ligne de swap de 20 Mds USD qui, conjugué avec le résultat des élections, a conduit à une forte baisse du risque pays et a permis à l’Argentine de revenir sur les marchés internationaux de la dette, une première depuis 2018. Investissements français et présence économique : Stock d’investissements français : 3 453 M€ en 2024 (+146% par rapport à 2020). Les flux s’élèvent à 1 057 M€ (Banque de France, 2025). Principaux investisseurs étrangers en 2023 (FMI, 2025) : États-Unis (25 744 M USD), Espagne (17 478 M USD), Pays-Bas (14 106 M USD), Brésil (9 851 M USD) et Suisse (7 442 M USD). 257 filiales d’entreprises françaises sont présentes et emploient 48 987 personnes, pour un chiffre d’affaires estimé à 10 700 M€ (Eurostat, INSEE OFATS, 2022). Stock d’investissements de l’Argentine en France (Banque de France, 2025) : -*223 M€ au 31 décembre 2024 (79 M€ au 31 décembre 2020, soit une variation de -382%). L’Argentine est le 110ème investisseur en France (Banque de France, 2025). Liste des représentations françaises Ambassade de France en Argentine Cerrito 1399 C1010ABA Buenos Aires Argentine Tel : +54 11 45 15 70 30 Ambassade de France en Argentine Réseaux sociaux Facebook X Instagram Consulat général de France à Buenos Aires 1253 Basavilbaso C1006AAA Buenos Aires Argentine Tel : +54 11 45 15 69 00 Consulat général de France à Buenos Aires
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