Argentine Navigation latérale fiche pays Dans cette rubrique Argentine Présentation de l'Argentine Conseils aux voyageurs Dernières minutes et alertes Sécurité Entrée / séjour Santé Informations utiles Voyages d'affaires Contacts utiles Politique et économie Relations bilatérales Présentation de l'Argentine Date de mise à jour le : 25 mars 2026 Information toujours valable à la date du jour Présentation du pays Données générales Nom officiel : République argentineNature du régime : République fédéraleChef de l’État : M. Javier Gerardo Milei (depuis le 10 décembre 2023) Données géographiques Superficie : 2,7 millions km² (8ème rang mondial)Capitale : Buenos Aires (3 millions d’habitants, 13 millions avec la grande banlieue)Villes principales : Córdoba, district de La Matanza, Rosario, Mendoza, La PlataLangue (s) officielle (s) : espagnolMonnaie : peso argentin (1 euro = 1,712.92 peso argentin, janvier 2026) Fête nationale : 25 mai (proclamation de l’indépendance le 25 mai 1810, définitivement acquise le 9 juillet 1816). Données démographiques Population : 47,6 millions d’hab. (FMI, 2025)Espérance de vie : 74.6 ans (OMS, 2021)Taux d’alphabétisation : 99 % (PNUD, 2023)Religion(s) : catholicisme 62,9 %, protestantisme/évangélisme 15,3 %, témoins de Jehovah et église de Jésus Christ 1.4%, autres 1.2 % (dont islam et judaïsme), sans religion (dont agnosticisme et athéisme) 18.9%, non spécifié 0.3% (CIA, 2019)Indice de développement humain (PNUD 2023) : 47/193 (0,865). Politique intérieure Javier Milei a remporté l’élection présidentielle de novembre 2023, avec 55,65% des suffrages. Personnalité atypique, qui s’était fait connaître sur les plateaux de télévision comme chroniqueur économique avant d’entrer en politique en 2021, il a bénéficié de la lassitude des Argentins face au gouvernement péroniste précédent, marqué par ses divisions internes, les scandales de corruption et les déboires économiques. Héritant d’un pays exsangue, avec une inflation de plus de 211% sur un an, la promesse de modifier en profondeur le modèle économique a séduit une population épuisée par des décennies de crises successives. La première année de mandat a été marquée par des décisions audacieuses – pour ne pas dire drastiques – sur le plan macroéconomique (dévaluation de plus de 50% du peso dès l’arrivée au pouvoir de J. Milei) ; des premiers succès indéniables en matière de lutte contre l’inflation (divisée par six par rapport à 2023) ainsi que la maîtrise des déficits publics (excédent budgétaire de 357 M USD en un an de gestion). Le ciel s’est nettement assombri à partir du milieu de l’année 2025. La priorité absolue donnée à la lutte contre l’inflation, par le soutien au peso face au dollar, a épuisé les réserves de change malgré un nouvel appui du FMI en avril. Le gouvernement Milei a également subi des revers politiques significatifs : i) échec des vétos que le président argentin a tenté, au nom de l’équilibre budgétaire, d’opposer aux propositions de lois de l’opposition sur le financement des universités et les centres pédiatriques ; ii) et surtout, une défaite électorale pour le gouvernement et ses alliés de centre-droit dans la province de Buenos Aires le 7 septembre 2025. Ces fortes turbulences ont aussi été accompagnées d’une série de scandales : arnaque à la cryptomonnaie LIBRA promue par le président en personne en février 2025, affaire de corruption présumée qui pourrait impliquer son entourage le plus proche, un économiste proche de Javier Milei a été contraint en octobre 2025 de renoncer à la députation pour des liens passés avec un narco-trafiquant présumé. Afin de stabiliser le peso, le gouvernement américain a annoncé, début octobre 2025, un mécanisme de soutien financier à l’Argentine (paquet financier de 40 Mds USD accompagné d’achats d’obligations en dollars émises par l’Argentine). Ce soutien était toutefois explicitement conditionné à une victoire du parti présidentiel aux élections législatives de mi-mandat. La question des conditionnalités de cet appui américain a fait l’objet de vifs débats politiques, l’opposition péroniste accusant le chef de l’État de brader la « souveraineté nationale ». Alors que la plupart des sondages le donnaient en difficulté depuis plusieurs mois, le parti du président Milei a néanmoins largement remporté les élections législatives et sénatoriales du 26 octobre 2025, avec plus de 40% des suffrages, soit 10 points devant l’opposition péroniste. Obtenant dans les deux chambres nettement plus que le seuil du tiers des sièges nécessaire pour « sécuriser » les vetos présidentiels face aux propositions de loi de l’opposition, le camp miléiste aborde en position de force la poursuite des réformes d’ampleur, notamment sur la fiscalité et sur le marché du travail. Le Parlement a ainsi approuvé, le 26 décembre 2025, le premier budget en deux ans de présidence de Javier Milei. Politique étrangère L’arrivée au pouvoir du président libertarien Javier Milei a entraîné une redéfinition de la politique étrangère argentine, et un alignement sur les démocraties « occidentales », en particulier les États-Unis et Israël. Souhaitant se démarquer de son prédécesseur péroniste, le président J. Milei a ainsi décidé que l’Argentine n’intègrerait pas les BRICS. Cette volonté de rapprochement avec Washington s’illustre également par la candidature argentine à l’OCDE et la volonté de devenir un « partenaire global » de l’OTAN. La victoire du candidat républicain a été interprétée par le président argentin comme une confirmation d’une "dynamique électorale et idéologique favorable à la droite radicale et libertarienne" non seulement dans les Amériques mais aussi sur d’autres continents. Sur le plan régional, cet alignement « occidental » se traduit par une critique très ferme des régimes autoritaires latino-américains se réclamant de la gauche bolivarienne (Cuba, Nicaragua), et en particulier du régime chaviste au Venezuela. Par ailleurs, Javier Milei affiche sa proximité avec des leaders de la droite radicale comme le président salvadorien Nayib Bukele, ou la présidente du Conseil des ministres italien, Giorgia Meloni. En rupture avec la tradition argentine de non-alignement dans les conflits au Moyen-Orient, le chef de l’État, en cours de conversion au judaïsme, affirme son alignement inconditionnel sur Israël en témoigne la décision de transférer l’ambassade argentine de Tel-Aviv à Jérusalem en 2026. Ce soutien sans nuance à Israël fait l’impasse sur la situation humanitaire à Gaza et au Liban et se désintéresse de la recherche d’une solution politique. Si le chef de l’Etat argentin n’hésite pas à s’en prendre à certains dirigeants de gauche (Lula, Pedro Sanchez, Pétro ou Boric) ainsi qu’à la Chine, il sait faire preuve de pragmatisme afin de ne pas s’aliéner complètement des partenaires importants d’un point de vue économique. Depuis le début de l’invasion russe de l’Ukraine en février 2022, l’Argentine s’était toujours prononcée pour la défense des principes de souveraineté et d’intégrité territoriale de l’Ukraine. Il s’aligne désormais davantage sur la position des Etats-Unis depuis l’arrivée au pouvoir de Donald Trump. J. Milei partage avec Donald Trump un rejet du multilatéralisme et de l’ONU, estimant que l’organisation s’était dévoyée de sa mission première au profit d’un agenda « socialiste » remettant en cause la souveraineté des États. Il a confirmé la décision de se dissocier du Pacte pour l’Avenir, considéré comme la continuation de l’Agenda 2030 dont il est très critique. L’annonce faite le 5 février par le président Javier Milei du retrait de l’Argentine de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) s’inscrit dans la cohérence des prises de position hostiles du président argentin vis-à-vis du multilatéralisme et des mesures particulièrement strictes décidées par le précédent gouvernement péroniste pendant la pandémie de Covid-19. L’adhésion de l’Argentine au Conseil de la paix créé par Donald Trump s’inscrit également dans ce contexte. Plus largement, le président argentin souhaite redéfinir la politique étrangère argentine autour de la défense du droit à la vie, à la liberté et à la propriété. Ses orientations de politique étrangère reflètent sa méfiance à l’égard de toute régulation étatique, et sa volonté d’attirer des investisseurs étrangers. Ainsi, le gouvernement est très favorable à la signature de l’accord UE-Mercosur – et plus généralement aux accords de libre-échange – et a exprimé ses réticences à toute régulation de l’intelligence artificielle. Dans ce contexte, les positions de l’Argentine sur les enjeux globaux sont de plus en plus radicales. Ouvertement climatosceptique, Javier Milei n’a pas retiré son pays de l’Accord de Paris dans la perspective de la signature de l’accord UE-Mercosur. Loin de constituer une priorité, la lutte contre le changement climatique et la protection de la biodiversité sont désormais traitées à l’aune des intérêts économiques du pays. En outre, alors que J. Milei ne cache pas son opposition au droit à l’avortement (légalisé en 2020), les positions argentines se distinguent de plus en plus par leur défiance à l’égard des droits sexuels et reproductifs et des politiques en faveur de l’égalité de genre. Situation économique Membre du G20 et du Mercosur, l’Argentine est la 3ème plus grande économie d’Amérique latine, après le Brésil et le Mexique, avec un PIB nominal de 632 Md$ en 2024. Le pays dispose du 3ème revenu par habitant en Amérique du Sud (13 415 USD en 2024) derrière l’Uruguay et le Chili. Pays riche en ressources naturelles et agricoles, l’Argentine est un des principaux exportateurs mondiaux de soja, maïs, blé et viande. Ce secteur (incluant les produits transformés) constitue le principal poste d’exportations du pays (3/5ème) et une source majeure d’entrée de devises. L’Argentine est également dotée d’abondantes ressources énergétiques, avec des sols riches en lithium (4ème producteur mondial et 3ème en termes de réserves) en cuivre et en gaz (2ème plus grand gisement de gaz de schiste dans le monde). Alors que l’Argentine était plongée dans une très grave crise (récession de 1,9%, inflation de 161% g.a, déficit budgétaire de 5,5% du PIB, pénurie de devises), l’élection de Javier Milei en novembre 2023 a marqué un brutal changement de paradigme avec l’objectif d’une stabilisation macroéconomique rapide et d’une dérégulation généralisée. La première année de mandat de J. Milei s’est caractérisée par i) une coupe drastique des dépenses publiques (-27%) adossée principalement à une baisse des prestations sociales et à l’arrêt de l’investissement public, qui a permis de dégager un excédent budgétaire dès 2024 (le 1er depuis 2008) ; ii) une dévaluation de 54 % en décembre 2023 qui a permis d’assouplir l’accès aux devises et d’augmenter, à court terme, les réserves afin d’éviter un nouveau défaut de paiement ; iii) l’arrêt du financement monétaire du déficit qui, couplé à une politique monétaire restrictive, a permis de réduire l’inflation, pour tomber à 31,5% g.a fin 2025. Sur les réformes structurelles, même en minorité parlementaire, J. Milei a réussi à faire voter des lois visant à déréguler l’économie, flexibiliser le marché du travail et attirer les investisseurs étrangers par un régime d’incitations aux grands investissements (RIGI). Cette « thérapie de choc » a d’abord provoqué une contraction sévère de l’activité mais un fort rebond au deuxième semestre 2024 a permis de contenir la récession (-1,3 % en 2024) et de dissiper ses effets sociaux (le taux de pauvreté, après s’être dégradé au premier semestre 2024, a terminé l’année à un meilleur niveau qu’à l’arrivée de J. Milei). Cependant, la faiblesse des réserves en devises restait la principale vulnérabilité du programme d’ajustement. Dans ce contexte, l’Argentine a signé, en avril 2025, un nouvel accord avec le FMI pour 20 Mds USD sur 4 ans (dont 12 Mds USD de décaissement immédiat), accompagné d’une flexibilisation du régime de change et d’une levée partielle du contrôle du change. Le pays a par ailleurs bénéficié d’un soutien décisif de l’administration américaine en septembre 2025, via des interventions directes du Trésor américain sur le marché des changes, et une ligne de swap de 20 Mds USD qui, conjugué avec le résultat des élections, a conduit à une forte baisse du risque pays et a permis à l’Argentine de revenir sur les marchés internationaux de la dette, une première depuis 2018. Investissements français et présence économique : Stock d’investissements français : 3 453 M€ en 2024 (+146% par rapport à 2020). Les flux s’élèvent à 1 057 M€ (Banque de France, 2025). Principaux investisseurs étrangers en 2023 (FMI, 2025) : États-Unis (25 744 M USD), Espagne (17 478 M USD), Pays-Bas (14 106 M USD), Brésil (9 851 M USD) et Suisse (7 442 M USD). 257 filiales d’entreprises françaises sont présentes et emploient 48 987 personnes, pour un chiffre d’affaires estimé à 10 700 M€ (Eurostat, INSEE OFATS, 2022). Stock d’investissements de l’Argentine en France (Banque de France, 2025) : -*223 M€ au 31 décembre 2024 (79 M€ au 31 décembre 2020, soit une variation de -382%). L’Argentine est le 110ème investisseur en France (Banque de France, 2025). Liste des représentations françaises Ambassade de France en Argentine Cerrito 1399 C1010ABA Buenos Aires Argentine Tel : +54 11 45 15 70 30 Ambassade de France en Argentine Réseaux sociaux Facebook X Instagram Consulat général de France à Buenos Aires 1253 Basavilbaso C1006AAA Buenos Aires Argentine Tel : +54 11 45 15 69 00 Consulat général de France à Buenos Aires
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