Situation en Iran - Réponse de Nicolas Forissier, ministre délégué auprès du ministre de l’Europe et des affaires étrangères, chargé du commerce extérieur et de l’attractivité, à une question au Gouvernement, en séance publique, au Sénat

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Interventions au Parlement

Le : 16 avril 2026

Monsieur le président, 

Mesdames les sénatrices, 

Messieurs les sénateurs, 

Madame la sénatrice [Sophie Briante Guillemont],

Il y a beaucoup de choses dans votre question, mais elle a le mérite, je veux le souligner, de montrer la globalité de cette crise, toutes ses conséquences, y compris, vous l'avez évoqué, je n'y reviens pas, les conséquences en matière d'énergie, d'approvisionnement, de chaînes d'approvisionnement, les engrais, l'alimentation. Je voudrais juste réagir sur le plan diplomatique en lieu et place de Jean-Noël Barrot, qui est aujourd'hui absent, pour vous dire que la priorité qui est aujourd'hui la nôtre, c'est celle de la mise en œuvre, du respect et de la consolidation rapide du cessez-le-feu qui a été décidé, qui a été, vous l'avez rappelé, interrompu, mais en réalité les négociations entre les États-Unis et l'Iran continuent. Et je veux dire que nous faisons tout pour poursuivre, y compris par des contacts directs avec les chefs d'État concernés, de la part du président de la République, nous faisons tout pour pousser à une solution politique au conflit, parce que c'est la seule voie possible pour trouver une solution durable, et vous l'avez vous-même évoqué.  

Nous avons, de ce point de vue, des exigences, il y a des nécessités. Pour parvenir à ce règlement pacifique, l'ensemble des composantes de la menace iranienne doivent être traitées en leur apportant une réponse durable. Il s'agit aussi bien des activités nucléaires et balistiques de l'Iran que de ces actions, par exemple, déstabilisatrices dans la région. Et de ce point de vue, la question du Liban est posée et elle est extrêmement importante. La question du Liban doit être intégrée dans celle d'un cessez-le-feu plus global. Et la France, de ce point de vue, là aussi, a fermement condamné les frappes israéliennes massives sur le Liban, qui fragilisent le cessez-le-feu temporaire, alors même que nous appelons aussi bien l'Iran à cesser sa déstabilisation avec le Hezbollah en le soutenant, mais aussi que nous appelons la poursuite des discussions qui ont quand même été initiées entre le chef d'État libanais et les autorités israéliennes. 

Puis la question du détroit d'Ormuz, vous l'avez dit, elle est extrêmement importante. Nous avons vendredi une visioconférence qui est organisée par le président de la République et le Premier ministre Keir Starmer de Grande-Bretagne, avec un certain nombre de participants, je ne peux pas vous donner la liste à l'instant, mais je vous la ferai parvenir si vous le souhaitez, pour précisément faire en sorte que l'ensemble des pays de l'Europe, au-delà de l'Union européenne, se mobilisent de façon à trouver une solution, y compris en mettant en œuvre éventuellement des protections militaires, ça fait partie de la discussion, pour sécuriser le détroit d'Ormuz, car c'est absolument stratégique pour l'avenir du monde et la paix, et d'une certaine façon aussi pour le règlement durable du conflit entre les États-Unis, Israël d'une part, et l'Iran d'autre part. Nous sommes en tout cas totalement mobilisés.

Source : Sénat 

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