Relations avec l’Algérie - Réponse de Jean-Noël Barrot, ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, à une question au Gouvernement, en séance publique, à l’Assemblée nationale Algérie Relation bilatérale Interventions au Parlement Le : 28 avril 2026 Madame la présidente, Mesdames et Messieurs les députés, Madame la députée [Hanane Mansouri], Vous avez à de nombreuses reprises appelé à rompre définitivement tout dialogue avec l'Algérie, à bloquer l'immigration algérienne. Si nous avions suivi vos prescriptions, c'est un fait : hier, le président de la République aura rencontré des médecins qui, en Ariège - vous êtes élue d'un département rural lui aussi -, ne pourraient pas exercer le service public et étendre l'accès à la santé dans ces territoires, qui manquent aujourd'hui de médecins. Et si c'était la bonne solution pour défendre les intérêts de la France et des Français, ça se saurait. La vérité, c'est que le Gouvernement, sous l'autorité du Premier ministre, n'a qu'une seule boussole : c'est de défendre l'intérêt de la France et des Français. Et l'intérêt des Français en Algérie, qu'il soit sécuritaire, qu'il soit migratoire ou qu'il soit économique, cela passe nécessairement par un dialogue très exigeant pour obtenir des résultats. Et cela fonctionne ! Après le déplacement du ministre de l'Intérieur, après un an de blocage complet, la coopération entre la France et l'Algérie sur le plan migratoire et sécuritaire a repris. Il y a de premiers résultats. Ils doivent se consolider. Alors bien sûr, ça n'est pas encore une situation satisfaisante. Bien sûr, il faut aller beaucoup plus loin. Bien sûr, nous restons mobilisés pour obtenir la libération définitive de notre compatriote Christophe Gleizes. Mais faire croire aux Françaises et aux Français, qu'en rompant définitivement le dialogue avec les pays qui nous entourent et que par l'invective, on peut obtenir des résultats, c'est soit de l'aveuglément, soit de la démagogie, Madame la députée.