Q&R - Point de presse live (16 avril 2026) Politique étrangère Point presse Le : 16 avril 2026 Q - J'ai trois questions. Sur la conférence de demain, depuis le début, vous parlez de « dès que la situation le permettra ». On a du mal à comprendre c’est quand, parce que maintenant, il y a un cessez-le-feu, il y a deux blocus. Est-ce que vous pouvez nous dire c’est quel scénario ? C'est quand que cette mission va se déployer ? Est-ce que c'est quand la guerre s'arrête ? Il y a un cessez-le-feu définitif, etc. ? Deuxième question, le directeur d'une ONG palestinienne qui est placée sous sanction par les États-Unis pour leur coopération avec la CPI devait intervenir au Comité des droits de l'Homme au Parlement européen à Strasbourg, mais les autorités françaises, je reconnais très bien que c'est le ministère de l'Intérieur, ont rejeté sa demande de visa. J'aimerais bien dire que cet homme-là, ce directeur, il a bien gagné le prix des droits de l'Homme qui a été décerné par la France en 2018. Alors en tant que ministère des Affaires étrangères, comment justifiez-vous ce refus de visa ? Vous trouvez que c'est normal ? Et puis ma troisième question concerne une citation du ministre. Le ministre a cité Golda Meir la semaine passée. Une citation qui est souvent considérée par les Arabes en tant que raciste, insulte, réductionniste. Je vais la lire : « Nous pourrons peut-être un jour pardonner aux Arabes d'avoir tué nos enfants mais nous ne pourrons jamais leur pardonner de nous avoir forcés à tuer les leurs. » C'est une citation qui justifie la violence et qui rend les Arabes, dans ce cas c'est les Palestiniens, parce que les Arabes ce n'est pas une entité monolithique, comme responsables de ce que fait Israël contre leurs enfants. Comment justifiez-vous cette citation ? Est-ce que le ministre tient toujours à cette citation ? Est-ce qu'il veut s'excuser ? Est-ce qu'il a quelque chose à dire ? Pourquoi il a cité Golda Meir ? R - Sur votre dernière question, ce qu'a voulu souligner le ministre, c'est que même les dirigeants les plus durs d'Israël n'ont jamais soutenu l'application de la peine de mort, une mesure à la fois inique, inhumaine, contre laquelle, vous savez, nous nous battons. Notre diplomatie soutient l'abolition universelle de la peine de mort dans le monde, et qui est pour nous contraire aux valeurs humanistes que nous partageons avec Israël. Sur votre seconde question et le directeur de l'ONG, effectivement, je ne vais pas commenter ici les cas individuels s’agissant d’une décision de visa, c'est vers le ministère de l'Intérieur que je vous renvoie. Et sur le premier élément, notre position sur le détroit d'Ormuz est d'être strictement en défensif. Nous ne voulons pas être partie prenante d'une opération de vive force, d'une libération du détroit. C'est pour ça qu'il y a à la fois la nécessité d'établissement d'un cadre de négociation qui inclura, nous l'avons dit la semaine dernière, Oman, l'Iran, et deuxièmement, la nécessité d'avoir cette mission une fois que les choses seront calmes et que nous pourrons l'opérer Il faut qu'il y ait un retour au calme qui soit durable. Nous sommes actuellement dans un cessez-le-feu que nous soutenons, qui est encore fragile, qui était un cessez-le-feu qui a été signé pour 15 jours. Nous utilisons tout le temps, mais en réalité même depuis début mars, pour cette préparation tant sur le volet politique que sur le volet opérationnel de cette mission Donc il y a cette préparation, et ensuite, nous pourrons avoir le déploiement des bateaux, le déploiement opérationnel de ça, effectivement, que quand les conditions seront réunies, donc je n'ai pas de date à vous donner. Q - Juste une petite question sur Ormuz. Est-ce que vous pouvez nous annoncer déjà s'il y aura d'autres leaders que Keir Starmer ou pas, s'il faut s'attendre, je ne sais pas, à un dirigeant allemand ou italien ? Une deuxième question sur l'accord d'association avec Israël. En fait, j'aimerais savoir si oui ou non la France soutient la suspension de l'accord d'association avec Israël. À ma connaissance, le ministre Barrot n'a jamais clarifié la position de la France publiquement, même l'année dernière quand il y a eu des discussions à ce sujet à Bruxelles. À ma connaissance, vous non plus, vous ne l'avez pas fait. Cela semble important en ce moment en vue de la pétition qui a plus d'un million de signatures de citoyens européens demandant la suspension de l'accord d'association, ce qui veut dire que la Commission européenne doit se pencher dessus, même si c'est sans obligation. Le plus grand nombre de signataires étaient Français, avec je crois plus de 350.000 signataires français. Donc pour les Français, est-ce que ça serait possible de savoir si vous soutenez oui ou non la suspension de cet accord, et si oui partiellement ou entièrement ? R - Merci. Sur les détails de la réunion demain au niveau de l'Élysée, c'est l'Élysée qui va très vite vous donner les éléments , y compris sur les participants plus précisément. Je vous ai dit déjà qu'une trentaine seront présents. Il y aura des participants qui seront en visioconférence. Sera présent, et ça, nous l'avons déjà annoncé, le Premier ministre britannique, avec qui nous sommes en co-leadership de cette initiative. S'agissant ensuite de votre seconde question, il faut revenir à « quels sont nos objectifs ? ». Nos objectifs, c’est d’œuvrer pour la relance du processus politique de paix à ce conflit comme nous l’avons acté à travers la Déclaration de New York, à travers septembre dernier et notre initiative au niveau de l'ONU pour la paix à Gaza, et afin d'avancer vers la solution à deux États, qui, pour nous, est la seule solution durable pour revenir vers une paix dans la région. Concernant les sanctions et l'accord d'association, c'est à l'UE de décider. Et ce que je veux souligner, c'est que pendant la phase la plus intense du conflit à Gaza, la Commission européenne avait proposé un réexamen et la suspension de plusieurs clauses de cet accord avait été mise à l'époque sur la table. Cette pression, et la France y avait contribué, avait aidé à parvenir à l'époque à un cessez-le-feu qui est en vigueur. Donc, étant donné que la solution est ensuite désormais au niveau de la Commission, je ne vais pas être plus précis là-dessus. Q - (inaudible) R - Au niveau de l'Union européenne, ce sera à l'Union européenne d'en discuter. Q - Alors, permettez-moi d'insister sur l'accord d'association. La question était claire, c'est quelle est la position de la France ? Est-ce que vous soutiendrez la suspension de cet accord ? Plus d'un million de citoyens européens ont voté, ont signé une pétition pour soutenir la suspension de l'accord d'association, dont de très nombreux Français. Quelle est la position de la France ? R - Vous avez raison, une initiative citoyenne européenne qui a atteint plus d'un million de signatures est un instrument démocratique, et conformément au droit européen, la Commission devra examiner cette requête. Q - Alors, juste, ce serait bien de répondre aux questions, c'est-à-dire, on vous demande quelque chose de... Sur la citation de Golda Meir, pas du tout. La réponse que vous avez apportée à ma consœur, pas du tout. C'est-à-dire qu'il n'a pas du tout cité Golda Meir comme une dirigeante dure, pas du tout. Le ministre a cité Golda Meir comme une citation qui avait une haute valeur morale. C'est une des phrases les plus racistes que j'ai entendues de ma vie. C'est-à-dire que les Arabes forcent les Israéliens à tuer leurs propres enfants. Ça veut dire que les Arabes n'aiment pas leurs enfants. Ça n'a pas du tout été cité pour dénoncer la mise à mort des Palestiniens à travers la loi sur la peine de mort. Donc comment est-ce possible qu'un ministre cite une phrase aussi raciste que celle-là ? Et est-ce qu'il va bien, le ministre ? Parce que la semaine dernière, à France Inter, Benjamin Duhamel lui a demandé s'il condamnait les frappes au Liban, et il a répondu que l'Iran doit cesser de harceler Israël. Ce n'était pas la réponse, alors que la question a été claire. Les interventions de Jean-Noël Barrot sont très surprenantes en ce moment. R - Une autre question ? Q - Sur Gaza, de très nombreux témoignages venant de Gaza contestent la demande de désarmement du Hamas. Comme vous savez, le Hamas, en plus d'être un groupe armé, assurait l'administration de Gaza. Et Israël attaque de plus en plus les policiers de Gaza. Tous les jours, il y a des voitures bombardées et le risque de guerre civile à Gaza si le Hamas est désarmé est grand. Quelle position soutenez-vous ? Soutenez-vous le désarmement du Hamas ? Et si oui, quelle alternative pour la sécurité à Gaza ? R - Merci pour ces questions. Sur Golda Meir, je crois qu'il faut vraiment voir le sens qu'a voulu donner le ministre à sa réponse, qui était une condamnation absolument sans ambiguïté de la loi prise par la Knesset et par Israël, qui était à la fois l’établissement d’une peine qui est inhumaine et contre laquelle nous sommes et qu'on considère contraire aux valeurs humanistes d'Israël. Et puis deuxièmement, qui est par ailleurs discriminatoire. Donc, je crois qu'il ne faut pas créer d'autres débats. Cette condamnation était ferme, définitive du gouvernement français, nous avions d'ailleurs fait une déclaration avec plusieurs États la veille du vote, le dimanche avant le vote. La deuxième question sur le sujet Gaza. Nous soutenons le cessez-le-feu et les accords de Charm el-Cheikh. Nous devons désormais passer à l'étape d'après, c'est-à-dire à une aide humanitaire qui rentre de manière beaucoup plus massive, et ce n'est pas le cas encore, à Gaza, à ce que le comité technique devant administrer Gaza puisse aussi rentrer à Gaza et qu'enfin le Hamas soit effectivement désarmé et exclu de toute future gouvernance de Gaza. Donc, ce sont ces points-là qui doivent être désormais poussés. Vous avez raison de le remettre au cœur parce qu'on peut parler de beaucoup d’autres sujets, notamment du sujet iranien, mais ce sujet-là est aussi extrêmement important. Q - Le président libanais Joseph Aoun, qui a reçu aujourd'hui un appel de Marco Rubio, a affirmé dans un communiqué qu'un cessez-le-feu entre le Liban et Israël est l'entrée de négociations entre les deux pays. Autrement dit, il ne peut pas y avoir de négociations sans qu'il y ait un cessez-le-feu. Est-ce que la France soutient cette position du président libanais qui refuse de négocier sous les bombes dont les victimes sont majoritairement des civils ? R - Il faut qu'il y ait un cessez-le-feu au Liban. Nous ne cessons de le dire, et nous le disons à l'ensemble des parties. C'est ce cessez-le-feu qui va arrêter l'escalade qui se passe actuellement et la déstabilisation du Liban, puisque cette déstabilisation ne profitera qu'à un seul acteur, nous l'avons dit, qui est le Hezbollah. Donc nous ne pouvons que soutenir les discussions directes qui se nouent entre le Liban et Israël. Il y a eu une réunion hier, c'est pour nous une opportunité qu’à terme, le gouvernement israélien et le Liban, puissent s'engager de manière coordonnée vers un travail conjoint pour désarmer, à terme, le Hezbollah. Q - J'ai plusieurs questions dans la continuité sur le Liban. Est-ce que vous avez une réaction au fait que l'ambassadeur des États-Unis a refusé la présence de la France aux discussions sur le Liban, précisément ? Alors que la France est très active sur le sujet. R - L’ambassadeur d'Israël aux États-Unis, c'est ça ? Q - Pardon, l’ambassadeur d'Israël aux États-Unis. Et par ailleurs, sur Israël, il y a eu l'approbation, en tout cas selon la presse, je crois que ça n'a pas été confirmé par les autorités, mais peut-être avez-vous eu des échanges avec nos homologues israéliens sur l'approbation de 34 nouvelles colonies. Pour rejoindre les questions de mes consœurs, est-ce que le fait qu'il y ait cette approbation de colonies pousse pour la suspension de l’accord entre l'UE et Israël ? Et enfin, cette semaine, le ministre a rencontré son homologue sénégalais et je voulais savoir si la question de la loi qui a été approuvée au Sénégal durcissant la loi contre l'homosexualité a pu être un thème qui est abordé entre les deux ministres. R - Alors, sur votre premier point, le ministre s'est exprimé hier, je n'ai pas de commentaires supplémentaires à faire. Il y a eu cette réunion qui s'est tenue. Je ne peux pas non plus davantage la commenter, si ce n’est pour vous dire que nous sommes parties des discussions extrêmement intenses qui se nouent avec Israël, des échanges extrêmement intenses que nous avons avec les différentes parties dont les Etats-Unis. Notre objectif de court terme, c'est le cessez-le-feu au Liban. Sur votre second point, la légalisation des 34 colonies par Israël en Cisjordanie est inacceptable et elle constitue une violation grave du droit international. Elle s'inscrit dans un contexte malheureusement d'accélération sans précédent de la colonisation et d'explosion des violences des colons violents contre les civils palestiniens depuis le début de la guerre, en toute impunité. La France continuera de s'opposer à la colonisation ainsi qu'à toute forme d'annexion de facto et se coordonne étroitement avec ses partenaires sur les sujets, notamment y compris au sein de l'Union européenne, sur les réponses apportées à la multiplication de ces faits accomplis sur le terrain qui menacent à la fois la sécurité des populations, mais aussi toute perspective de mise en œuvre de la solution à deux États et de paix dans la région. S'agissant des sanctions contre les colons extrémistes, je vous rappelle les propos du ministre tenu au Parlement il y a quelques jours, à savoir qu'il y a un troisième paquet qui est possible au niveau de l'Union européenne. Ce paquet doit être adopté à l'unanimité. Il manquait une voix jusqu'à dimanche dernier. Vous savez quelle voix il manquait, c’était la Hongrie. Ce point pourra donc être réexaminé. Sur le Sénégal, enfin, le ministre a évoqué le sujet avec son homologue, M. Cheikh Niang, lundi dernier, quand il l'a reçu au Quai d'Orsay , alors qu'un tribunal a prononcé une première condamnation en application de la nouvelle loi. La France exprime sa préoccupation concernant le durcissement des peines encourues par les personnes LGBT+ au Sénégal et la création de nouveaux délits d'apologie ou de financement de la promotion de l'homosexualité. La France, vous le savez, est engagée mondialement en faveur de la dépénalisation universelle de l'homosexualité, de la défense des droits des personnes LGBT+ et contre les discriminations fondées sur l'orientation sexuelle. Donc, c'est ces points-là que je voulais rappeler. Q - Juste un point sur la mission d'escorte qui est en train d’être montée pour dégorger le détroit d'Ormuz. Vous avez dit que ce sera l'Élysée qui va donner des précisions sur les participants, mais en disant que ce serait une mission purement défensive et en excluant les belligérants, ça veut dire qu'on exclut d'entrée, je veux dire, par exemple, qu'il y ait participation de bateaux américains ? Puis une deuxième question, vous avez dit que le ministre va, je ne sais pas s’il va rencontrer ou parler avec le ministre colombien cet après-midi. Est-ce que la question du Venezuela va être traitée ? Je ne sais pas si vous pouvez nous dire quelle est la position française maintenant, en sachant ce qui se passe au Venezuela, je veux dire, le gouvernement de la vice-présidente Delcy Rodríguez, la supervision des États-Unis concernant le pétrole ? Il y a eu cette rencontre du président avec María Corina Machado cette semaine. R - Le président a reçu María Corina Machado, effectivement, cette semaine, et a communiqué là-dessus. Et le ministre reçoit son homologue colombienne dans quelques heures, juste après cette conférence de presse. Ils aborderont à la fois les sujets de la relation bilatérale, mais aussi les sujets d'intérêts régionaux et les crises mondiales. Sur Ormuz, l'Élysée a déjà en réalité précisé que cette mission se faisait dans le cadre indiqué, pour une raison qui est toute simple, la volonté d’être sur une mission qui est défensive, de ne pas ajouter de la conflictualité à la situation, mais plutôt au contraire de profiter de la désescalade pour la maintenir et faire qu'elle se consolide. Et pour rassurer les opérateurs, une fois que la partie intense désormais des affrontements est derrière nous, que ce cessez-le-feu et que les conditions de sécurité le permettent, pour rassurer les acteurs, notamment les opérateurs et les assureurs. Donc, c’est un intense travail de planification, qui est technique, mais aussi d'échanges avec les parties tierces sur un tel sujet. Je laisserai à l'Élysée le soin de repréciser le nombre de partenaires, ça va être dans quelques heures que vous aurez l'ensemble des éléments là-dessus. Q - Je sais que vous venez de dire que c'est à voir avec l'Élysée, mais à votre connaissance, est-ce que la Chine va participer à la conférence demain ou pas ? Si la réponse est non, est-ce que c'est parce que la France n’a pas envoyé une invitation ou c'est plutôt que Pékin n'a pas accepté l'invitation ? R - Là, vraiment, je vous renvoie effectivement sur l'Élysée, sur les participants ou pas à cette coalition. Ce que je peux vous dire, c'est qu'il y en aura effectivement une trentaine, qu'elle sera tenue depuis Paris, avec une partie en visioconférence. Q - Je voudrais revenir à la question de mes deux collègues sur le citoyen palestinien qui voulait venir ici, à qui on n'accorde pas un visa. Enfin, je pense que vous avez lu l'article du Monde dans lequel il est dit que ce monsieur, M. Jabarin, avait des entretiens au Quai d'Orsay aujourd'hui même, sans parler aussi qu'il devait parler à Bruxelles ou ailleurs dans des endroits comme ça, pour expliquer ce qui se passe en Palestine, à Gaza, en Cisjordanie, etc., Ma question, est-ce que le Quai d'Orsay n'a pas le moyen de demander à l'Intérieur de donner un visa à ce monsieur ? Surtout que ce monsieur-là pourrait vous apporter des informations pour expliquer ce qui se passe réellement sur place. Et en plus, le plus drôle, le plus incompréhensible, c'est que vous-même, je n'entends pas vous, Pascal, mais le Quai d'Orsay, le ministère, lui a décerné un pays de défense des droits de l'Homme il y a huit ans de ça. Le monsieur a 66 ans. Est-ce que le ministère de l'Intérieur pense qu'en six ans, il est passé d'un défenseur des droits humains à un terroriste qui doit rester en dehors du territoire français ? R - Je n'ai pas davantage de commentaires, c'est un sujet qui relève du ministère de l'Intérieur, s'agissant d'une procédure visa, c'est leur compétence sur l'entrée sur le territoire. Q - Le contact avec l’Intérieur, ce n’est pas facile ? R - Je ne vais pas commenter les contacts que les administrations ont avec d'autres administrations. Je peux vous dire qu'au quotidien, ce ministère discute avec beaucoup d'autres ministères. Q - (inaudible) R - C’est un même État, je vous le confirme. Q - Sur la question des colons, vous avez mentionné l'impunité. J'ai une question très simple. Qui est responsable de ces colons ? Vous n'arrêtez pas de parler de groupes de colons qui sont sanctionnés. Vous pensez qu'ils fonctionnent seuls ? La colonisation, elle a été passée par le gouvernement. Qui est responsable et pourquoi vous ne prenez pas d'action contre ceux qui vont détruire la possibilité de cet État palestinien que vous nous dites à chaque fois, « La solution, c'est la solution à deux États. » ? Mais face à cette solution à deux États, il y a un autre État qui est en train de détruire cette solution et vous ne faites rien. R - Nous prenons cela évidemment très au sérieux. Les condamnations sont extrêmement fermes de notre part. Et l'État israélien a dit lui-même qu'il fallait lutter contre l'impunité. Donc, il faut passer effectivement aux actes. Et sur les sanctions, je vous renvoie à mes précédentes déclarations sur ce même sujet il y a quelques minutes. Q - Oui, juste rapidement, je voulais relancer sur le Liban. On vous a posé la question de, est-ce que vous soutenez la position du président Aoun qui refuse de parler au président israélien ? Vous avez répondu, il faut un cessez-le-feu, mais en fait, je voulais vraiment, sur le fond, savoir si vous soutenez ou pas cette position du président libanais qui refuse de parler à son homologue israélien. Quel est votre commentaire dessus ? R - Le président libanais, il a, et c'est un acte d'un grand courage que nous avons soutenu, exprimé la volonté et l'ouverture à avoir des discussions directes avec Israël. C'est historique. Le président de la République a indiqué que la France était ouverte à faciliter ce dialogue. Et c'est le message que nous passons aux autorités israéliennes, qui est de dire que plus il y a une déstabilisation du Liban, plus cela profite en réalité au Hezbollah. Donc je ne vais pas rentrer ici sur les conditions, etc. Mais sachez que nous sommes sur des discussions qui sont possiblement historiques et que nous soutenons depuis le début. Merci beaucoup.