Prérogatives de l’agence pour l’enseignement français à l’étranger - Réponse de Jean-Noël Barrot, ministre de l’Europe et des affaires étrangères, à une question d’actualité au Gouvernement, en séance publique, au Sénat

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Interventions au Parlement

Le : 04 février 2026

Monsieur le Président, 
Mesdames et Messieurs les sénateurs, 
Monsieur le sénateur Olivier Cadic,

Vous êtes, comme je le suis, très attaché à ce trésor national qu’est le réseau d’enseignement français à l’étranger. Un trésor qui permet, à travers ses 600 établissements dans le monde, de remplir un double objectif. D’abord, rendre un service public à nos compatriotes établis à l’étranger, en permettant à leurs enfants de suivre une scolarité. Et puis, par ailleurs, c’est un levier d’influence majeure, puisque des élèves étrangers fréquentent nos établissements, y apprennent le français, y développent une connaissance de notre pays, de son histoire, de sa culture, de ses traditions.

Ce réseau, très puissant, fait face aujourd’hui à un double défi : un défi structurel, qui est l’écartement entre ses ressources et ses charges ; et un défi conjoncturel, car comme tous les opérateurs, il contribue comme tous les ministères à l’effort de redressement des finances publiques. Et donc, si nous voulons préserver cet outil très puissant, il nous faut le réformer.

C’est la raison pour laquelle nous avons engagé un travail depuis quatre mois, en interministériel, avec un triple objectif. Premier objectif, gagner en efficacité. Et là, on touche effectivement à l’agence, qui a la responsabilité de ce réseau, avec des mesures d’exemplarité, de gel des effectifs, de réforme interne ; une clarification, effectivement, du rôle de gestion de certains de ces établissements et de développement du réseau. Et s’agissant plus particulièrement du décret que vous citez, du 25 août 2025, en aucun cas il ne confie l’homologation à l’agence, puisque l’homologation appartient en définitive au ministère de l’éducation nationale, après avis sur la recevabilité du ministère des affaires étrangères.

L’AEFE ne sert que de boîte postale pour les dossiers qui sont adressés. Ça, c’est le premier objectif.

Deuxième objectif, un objectif d’équité, pour qu’effectivement les établissements partenaires, les établissements conventionnés, les établissements en gestion directe participent au financement du réseau, à la hauteur des services qu’ils reçoivent, que ce soit en matière d’examen, en matière de services numériques, en matière de personnels d’enseignement détachés.

Et puis le troisième objectif, c’est celui de l’universalité, et que les économies ainsi générées puissent être réinjectées dans des bourses, qui permettent de soutenir pour les familles françaises l’accès à cet enseignement.

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