Déclarations à la presse de Jean-Noël Barrot, ministre de l’Europe et des affaires étrangères, devant l’Assemblée nationale

  • Liberté d’expression

  • Politique étrangère

Interventions au Parlement

Le : 14 avril 2026

Je tenais à saluer le courage et l'humanité dont Cécile et Jacques nous ont fait la démonstration. Je crois que c'est une leçon pour chacune et chacun d'entre nous. Témoigner de ma gratitude à l'égard de la présidente de l'Assemblée nationale et aussi des parlementaires qui se sont mobilisés inlassablement depuis bientôt quatre ans pour que personne n'oublie le sort de Cécile et Jacques et pour que leurs voix ne s'éteignent pas dans l'enfer, dans l'étouffoir de la détention. Puis, je veux une nouvelle fois redire ma reconnaissance à toutes les équipes du ministère de l'Europe et des affaires étrangères qui se sont mobilisées, bien sûr, pour obtenir le résultat, c'est-à-dire la libération conditionnelle d'abord, au mois de novembre, puis, il y a quelques jours, la libération définitive et le retour en France de Cécile et Jacques, et qui se sont aussi mobilisés aux côtés de leurs familles, qui ont été très éprouvées par ces quatre années d'absence, et qui vont continuer de se mobiliser parce que le calvaire des ex-otages ne se termine pas au jour de leur libération. Il y a une phase de convalescence, une phase de reconstruction au cours de laquelle nous nous tiendrons à leurs côtés avec l'ensemble des équipes du Quai d'Orsay que j'ai l'honneur de diriger. C'est donc une très belle journée marquée par le sourire et par les mots de Cécile et Jacques. Aujourd'hui, ce sont les deux visages de la France.

Q - Une belle journée, on pense aussi à Christophe Gleizes, qui, lui, est toujours dans les geôles algériennes. Où en sont les discussions, est-ce que la visite du pape, plus précisément, peut jouer un rôle décisif dans la libération de Christophe Gleizes ?

R - En tout cas, notre mobilisation est totale. Elle se fait en lien étroit avec la famille, dont je veux saluer là aussi le courage mais aussi la détermination à obtenir cette libération. Nous avons des nouvelles de Christophe Gleizes, qui va bien, mais ça ne nous suffit pas. Nous exigeons sa libération inconditionnelle et immédiate. Est-ce que d'autres que nous adressent ces messages, expriment cet appel à un geste de clémence, à un geste humanitaire ? La réponse est oui, car Christophe Gleizes est une personnalité du monde des médias, mais aussi du monde du sport, qui sont très attachés à lui et qui font passer, eux aussi, des messages à leurs interlocuteurs en Algérie.

Q - Monsieur le ministre, sur Ormuz, une conférence est prévue vendredi à Paris avec, je cite, « les pays non-belligérants volontaires ». En quoi va consister cette conférence ?

R - Simplement à mobiliser tous les pays qui, comme la France, souhaitent que dès lors que le calme sera revenu, que les hostilités prendront fin, que la fluidité du transport maritime puisse reprendre au plus vite pour que nous cessions de subir dans notre vie quotidienne les conséquences de cette guerre que nous n'avons pas choisie. Et pour cela, il faut qu'un système d'escortes puisse être prêt, associant différents pays du monde qui partagent les mêmes objectifs, la fluidité du trafic maritime dans une posture strictement défensive et pacifique, sans prendre part aux hostilités d'aucune manière, mais de manière simplement à diminuer les risques pour que le trafic puisse reprendre. 

Q - Est-ce que vous cautionnez le blocus américain à Ormuz ?

R - Vous savez, les eaux internationales, c'est un bien commun de l'humanité. Et la liberté de navigation dans les eaux internationales, elle est imprescriptible. Personne ne peut la contester ou la bloquer.

Suivez-nous sur les réseaux sociaux et Abonnez-vous à notre lettre d’information