Déclarations à la presse de Jean-Noël Barrot à l’issue de son entretien avec Robert Dussey, ministre des Affaires étrangères, de la Coopération, de l'Intégration africaine et des Togolais de l'extérieur

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Interventions médias

Le : 27 avril 2026

Je tiens à remercier le ministre des Affaires Étrangères, Robert Dussey, qui est un ami et qui est un partenaire pour son accueil chaleureux aujourd'hui à Lomé dans son ministère. On travaille ensemble sur la densification des relations entre nos deux pays, si c'est encore possible, tant la relation est déjà dense, diverse et ancienne, comme l'illustre mon programme aujourd'hui qui va m'emmener de Lomé à Aného pour constater les résultats de nos coopérations en matière de santé, en matière de numérique, en matière de coopération décentralisée, mais aussi de patrimoine et de mémoire. 

Mais nos travaux vont au-delà, puisque comme ministre des Affaires étrangères du Togo, sous l'autorité du président Faure, Robert Dussey conduit des efforts essentiels de médiation pour parvenir à créer les conditions de la paix dans la région des Grands Lacs. Nous avons eu l'honneur d'accueillir le président Faure ainsi que le ministre à Paris le 30 octobre dernier, lorsque nous avons coprésidé ensemble la conférence humanitaire consacrée à la région des Grands Lacs. Nous soutenons la médiation qui est conduite par le président Faure, le travail qui est mené par les co-facilitateurs qu'il a désignés pour avancer vers une résolution de cette crise qui, depuis trop longtemps, provoque une catastrophe humanitaire dans la région. Et puis, nous préparons aussi la tenue les 11 et 12 mai prochains à Nairobi du sommet Africa Forward, Afrique-France, qui sera l'occasion avec le Togo et avec nos partenaires africains, non seulement de démontrer les bénéfices des coopérations renouvelées entre le continent et l'Europe, mais aussi de réaffirmer la place plus importante que doit occuper aujourd'hui le continent dans l'architecture mondiale, l'architecture financière internationale, mais aussi l'architecture de paix et de sécurité.

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Q - Le Togo vient de marquer un coup, il y a quelques jours, en rassemblant des acteurs qui parfois ne s'entendent pas, ne s’accordent pas, dans le cadre de la vision du Togo pour le Sahel. Comment, de loin ou de près, avez-vous perçu cette initiative ?

R - De près, puisque le ministre nous a conviés au moment où le Togo présentait sa stratégie pour le Sahel. Notre envoyé spécial était présent. Nous avons une préoccupation commune qui est celle de la sécurité de la sous-région et bien évidemment, celle du risque terroriste que nous voulons tous juguler et contenir. Et c'est la raison pour laquelle la France se place en soutien des initiatives régionales pour contenir ce fléau et permettre aux pays de la sous-région d'assumer pleinement leur sécurité et leur souveraineté.

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