Conférence de presse du Quai d'Orsay du 13 mai 2026 Politique étrangère Point presse Le : 13 mai 2026 1 - Agenda du pôle ministériel M. Jean-Noël Barrot, ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, a participé, aux côtés du président de la République, lundi et mardi au Sommet Africa Forward à Nairobi. J’y reviendrai dans quelques instants. Il est en Éthiopie aujourd’hui dans la continuité du sommet pour une réunion trilatérale inédite avec le SGNU et le président de la Commission de l’Union africaine. De retour à Paris, vendredi matin, il s’entretiendra avec son homologue du Koweït, Cheikh Jarrah Jaber Al Ahmad Al Sabaht. Dans l’après-midi, il se déplacera vendredi à Marseille pour l’ouverture de la Saison Méditerranée. Cette Saison culturelle se déploiera du 15 mai au 31 octobre 2026 à travers toute la France et au-delà, en lien avec cinq partenaires du bassin méditerranéen, le Maroc, l’Algérie, la Tunisie, l’Égypte et le Liban. Portée par le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères et le ministère de la Culture, et mise en œuvre par l’Institut français, cette Saison célébrera la richesse des cultures méditerranéennes, la vitalité de leurs jeunesses et la force des échanges entre les sociétés civiles. Elle visera à renouveler un sentiment d’appartenance commune, fondée sur la reconnaissance de la place des diasporas et de la jeunesse, et à renforcer la coopération avec les pays de la rive sud. À l’occasion de ce déplacement, le ministre accordera le label « Patrimoine de la diplomatie » au Palais du Pharo construit entre 1854 et 1871 par la volonté de Napoléon III. Ce site a depuis accueilli des sommets tels que le sommet de l’Union pour la Méditerranée ou le sommet UE-Inde. L’initiative « Patrimoine de la diplomatie » a pour objectif de rendre visible partout sur le territoire français la longue histoire de cette fabrique de la paix qu’est la diplomatie, depuis le Moyen-Âge jusqu’à l’époque contemporaine. Lundi 18 mai, il recevra à Paris son homologue de Pologne, Radoslaw Sikorski à l’occasion de la réouverture de l’Institut polonais. M. Benjamin Haddad, ministre délégué chargé de l’Europe, sera jeudi 14 et vendredi 15 mai en Moldavie. Il évoquera notamment les enjeux de coopération bilatérale et d’élargissement à l’Union européenne. La semaine prochaine il ira à Strasbourg, mercredi 20 mai, à l’occasion de la session plénière au Parlement européen. À partir du jeudi 21 mai, il sera à Prague pour assister au Forum Globsec. M. Nicolas Forissier, ministre délégué chargé du Commerce extérieur et de l'Attractivité, se rendra la semaine prochaine, du 18 au 20 mai, au Groenland, à l’occasion du forum économique Future Greenland, qui se tiendra à Nuuk les 19 et 20 mai et rassemblera 400 à 500 décideurs publics et privés. Ce déplacement vise à renforcer la coopération entre la France et le Groenland dans des secteurs clés, en particulier les minerais et métaux critiques, essentiels à la transition énergétique et à la souveraineté européenne. Mme Éléonore Caroit, ministre déléguée chargée des Partenariats internationaux, de la Francophonie et des Français de l’étranger quant à elle poursuit aujourd’hui son déplacement au Kenya avec plusieurs séquences en lien avec la santé, la transition énergétique et la coopération académique et scientifique. Dans la continuité de la réunion des ministres du développement du G7, que la France a accueilli les 29 et 30 avril derniers, la ministre sera, lundi 18 mai, à Bruxelles aux côtés de ses homologues européens à l’occasion du conseil des Affaires étrangères (Développement). Mardi 19 mai, elle participera à la Global Partnerships Conference à Londres, une conférence internationale consacrée à l’avenir de la coopération et du développement international. 2 - Propos liminaire Lutte contre la désinformation Je voudrais tout d’abord revenir sur l’évènement de la semaine passée « Agir dans la bataille des récits » qui a eu lieu le 7 mai à la Gaîté Lyrique. Porté par le ministre Jean-Noël Barrot, cet évènement a réuni plus de 700 personnes de tous les écosystèmes (experts, créateurs de contenus, chercheurs, journalistes…) autour de la guerre informationnelle. Nous prenons le monde tel qu’il est : une bataille des récits. Ce combat nous le menons collectivement avec la société civile. Le ministre en fait sa priorité en transformant le réseau diplomatique et en mettant la communication stratégique au cœur de son action à travers l’ouverture de la réserve diplomatique, la désignation de zones de guerre informationnelles, le lancement de French Response sur TikTok… Nous avons constaté que cette bataille informationnelle ne se limite plus à des affrontements sur le fond mais à des attaques personnelles. Plusieurs agents du ministère font ainsi l’objet d’attaques coordonnées sur les réseaux sociaux, parfois accompagnées d’insultes et de mise en cause ad personam. Ces méthodes sont inacceptables. Elles constituent une tentative d’intimidation envers nos collègues et une tentative d’obstruction de notre capacité à agir. Mais nous nous y attendions. Nous voulons être très clairs : le ministère ne laissera rien passer. Les agents du Quai d’Orsay ne doivent pas devenir des cibles dans la guerre informationnelle. Ils accomplissent leur mission au service de la France et méritent protection, soutien et respect. Le ministre avait d’ailleurs annoncé lors de la conférence des ambassadeurs et des ambassadrices de janvier 2026, la création d’un guichet unique dédié à l’accompagnement des agents victimes d’attaques informationnelles. En l’espèce, toutes les options sont examinées et des mesures ont déjà été prises et nous rappelons que l’engagement du ministère dans la bataille des récits est avant tout pour protéger les Français confrontés à la menace informationnelle. Africa Forward Je voudrais ensuite revenir sur les conclusions du Sommet Africa Forward. Il s’est terminé hier mais il n’est pas fini : ses conclusions et son ambition seront notamment portées au G7 d’Évian. Ce sommet incarne une approche partenariale mutuellement bénéfique, entre la France et les pays africains. Il a suscité une formidable dynamique. Alors que 2.000 participants étaient attendus pour le forum économique, 7.000 personnes étaient présentes sur l’ensemble de la journée, en en faisant le plus grand business forum du continent. La société civile était au cœur des échanges : jeunesse, diaspora, monde culturels, sportifs, businessmens. 35 chefs d’États et de gouvernement ainsi que plusieurs dirigeants d’organisations internationales étaient présents, parmi lesquels Antonio Guterres, secrétaire général des Nations unies et Kristalina Georgieva, directrice générale du FMI. Le sommet a également contribué à renforcer l’image de la France, notamment auprès des jeunes générations : 74% des personnes interrogées par l’institut de sondage IPSOS déclarent avoir une bonne image de la France, et encore plus chez les moins de 30 ans. Cela conforte notre objectif de se tourner vers l’avenir et de présenter une France qui assume son passé pour se positionner sur un partenariat là où l’attend la jeunesse africaine. Ce sommet a permis plusieurs annonces majeures. Elles ont toutes été présentées par le Président de la République hier. Je voudrais en rappeler deux : Au total 23 milliards d’euros d’investissements en Afrique ont été annoncés dont 14 milliards d’euros d’investissements français et 9 milliards d’euros d’investissements africains en Afrique). Ils correspondent à la création de 250 000 emplois directs et indirects en France et sur le continent africain. À l’occasion du sommet s’est déroulée une réunion sur la sécurité et la paix lors de laquelle onze nouveaux pays africains ont rejoint l’initiative portée par la France et le Mexique pour encadrer le droit de veto au Conseil de sécurité des Nations unies en cas d’atrocités de masse, portant le nombre total de soutiens à 118 pays, et le nombre de pays africains de 22 à 33. Conseil Affaires étrangères Au-delà du Sommet Africa Forward, il me semble également important de revenir sur les résultats obtenus lundi 11 mai à Bruxelles, lors du Conseil Affaires étrangères. Il s’agissait d’abord d’une nouvelle opportunité pour nous, Européens, d’afficher notre détermination dans le soutien à l’Ukraine et le renforcement de la pression sur la Russie. Se tenait en effet ce lundi à Bruxelles une réunion de haut niveau sur le retour des enfants ukrainiens déplacés de force. Dans ce contexte, le ministre a salué l’adoption d’un paquet de désignations ciblant les responsables des déportations d’enfants ukrainiens marquant un signal politique fort qui dit une chose : l’Union européenne restera aux côtés de l’Ukraine. Concernant la Cisjordanie, un accord politique a été trouvé et ouvre la voie à l’adoption prochaine d’un troisième train de sanctions contre des colons violents et des entités qui soutiennent la colonisation. Ces actes sont intolérables et doivent impérativement cesser. Toujours sur le dossier israélo-palestinien, un autre accord politique a été trouvé et permettra d’adopter d’autres sanctions européennes prochainement contre les principaux dirigeants du Hamas, organisation terroriste responsable des attaques du 7 octobre, qui doit être définitivement exclue du futur de la gouvernance de Gaza. La situation au Liban continue de nous préoccuper gravement. La France a appelé à accélérer les travaux engagés à notre initiative, en soutien au Liban. Le cessez-le-feu prolongé pour trois semaines demeure fragile, comme en témoignent les violations constatées depuis son entrée en vigueur, de la part du Hezbollah comme de l’armée israélienne, et qui sont inacceptables y compris les frappes qui ont fait des victimes encore ce matin. Nous appelons donc les parties à le respecter scrupuleusement et à protéger impérativement les civils. Nous souhaitons que la nouvelle session de discussions directes entre Israël et le Liban prévue à Washington demain et vendredi permette d’en consolider le principe et d’en pérenniser la durée. La France est pleinement mobilisée aux côtés de ce pays ami sur tous les tableaux. Grâce aux différents ponts humanitaires mis en place avec l’Union européenne, un nouveau vol cargo affrété par le Centre de crise et de soutien (CDCS) est arrivé le 11 mai à Beyrouth. Ce quatrième envoi porte à près de 100 tonnes d’aide médicale et de matériel essentiel acheminés par la France depuis le mois de mars 2026. Cette aide a été remise au ministère de la Santé libanais, à plusieurs hôpitaux et aux acteurs humanitaires partenaires. Dans ce contexte, l’Institut du monde arabe organisera le 20 mai prochain un grand concert de soutien au Liban, placé sous la direction artistique d’Ibrahim Maalouf et Hiba Tawaji. Ses bénéfices seront reversés à des ONG engagées au Liban, par le biais de la Fondation de France et du Centre de crise et de soutien. 3 - Questions/réponses Q - La visite du président Macron en Égypte n'a pas reçu l'attention qu'elle méritait. La couverture médiatique en France était très limitée. Pourtant, elle était très importante pour nous. R - Elle a été très importante pour nous aussi. Q - Je demande les acquis et les bénéfices de cette visite et ce qu'elle a apporté concrètement pour la France. Merci. R - Cette visite a été extrêmement importante pour le président de la République, pour aussi l'ensemble du gouvernement. Le ministre de l'Europe et des Affaires étrangères était présent à ses côtés. Elle s'est déroulée à la fois parce que l'Égypte est un partenaire stratégique de la France, avec lequel nous entretenons une relation extrêmement approfondie. Elle a été marquée par un dialogue riche sur tous les aspects de la relation, et notamment par une séquence particulièrement importante, qui était beaucoup plus que symbolique, qui était l'inauguration de l'université Léopold Sédar Senghor de la francophonie à Alexandrie. Q - Bonjour, j'ai plusieurs questions. Le réalisateur palestinien Mohammed Alshareef , qui est un cinéaste supposé venir à Cannes, pour parler de son film le 17 mai, est bloqué à Gaza. Pouvez-vous nous expliquer pourquoi il n'a pas encore de visa ? Ce qu'on nous dit, c'est qu'il n'a pas obtenu de visa pour venir à Cannes. Ma deuxième question concerne ce qui se passe au niveau de l'Union européenne. Vous en avez un peu parlé, les sanctions contre les colons et le Hamas, mais il y avait bien il y a quelques semaines un non-papier de la France et de la Suède, j'ai bien lu ce non-papier, qui propose de limiter ou d'interdire le commerce en provenance des colonies dans les Territoires palestiniens occupés. La Commission européenne n'a pas confirmé cette semaine son intention de proposer cette limitation, cela malgré ce non-paper conjoint, pourquoi ? Qui bloque cette proposition ? Parce que cette proposition a bien été vue comme un changement aussi de position française. On avait eu cet échange il y a quelques semaines. Votre interprétation de ce que la Cour internationale [de justice] avait demandé était différente. Mais aujourd'hui, vous demandez exactement ce qui est dans cet avis de la Cour. C'est qu'il faut limiter ou interdire ce commerce. Et ma troisième question concerne un article qui a été publié il y a quelques jours par le New York Times. C'est des entretiens très poignants avec des Palestiniens qui décrivent des violences sexuelles israéliennes généralisées contre des hommes, des femmes et même des enfants. En 2024, l'Union [européenne] a sanctionné le Hamas à l'unanimité pour les violences sexuelles commises le 7 octobre, les qualifiant même de « systématiques et généralisées », alors que le rapport de l'ONU n'en a apporté aucune preuve. Mais ma question est, est-ce que vous êtes au courant de ces violences sexuelles, qui ont également été rapportées par des ONG israéliennes avant ? Et allez-vous participer à des efforts au niveau de l'Union européenne pour, encore une fois, c'est une question qui se pose, sanctionner Israël et les institutions qui sont responsables de ces violences sexuelles ? R - Merci beaucoup. Sur votre première question, nous sommes extrêmement attentifs à la situation de Mohammed Alshareef. Comme vous le savez, les contraintes actuelles à Gaza et le conflit au Moyen-Orient ralentissent considérablement l'évacuation de lauréats ou de candidats et rendent à ce stade impossible l'évacuation de leurs ayants-droits. Donc on est en train de regarder cette situation et nous reviendrons vers vous dans les meilleurs délais là-dessus. Dans votre deuxième question, vous mentionnez le non-papier, donc un non-papier franco-suédois. Permettez-moi d'abord de dire que ces non-papiers sont des outils diplomatiques qui sont extrêmement fréquents à Bruxelles dans notre exercice des négociations et il en existe plusieurs centaines chaque mois qui émanent de différents États. C'est une manière pour les États de proposer des idées, des intentions, de cerner les positions aussi de nos homologues et de nos États membres partenaires. Et pour être précis, car nous avons déjà eu l'occasion de nous exprimer sur ce point dans un contexte d'accélération de la colonisation en Cisjordanie et de violence des colons extrémistes, la France et la Suède ont demandé aux institutions européennes de proposer effectivement des mesures concrètes pour restreindre davantage le commerce avec les colonies israéliennes. Sur ce sujet, les consultations se poursuivent. Auprès du SEAE comme de la DG Commerce, nos propositions continuent de faire l'objet des discussions en ce moment auprès des institutions européennes concernées. Q - Il n’y a pas de blocage ? Il y a douze pays qui ont dit qu’ils étaient ouverts à l’idée mais il semble qu’il y a certains pays qui peut-être bloquent. R - Il y a des pays qui sont pour, c'est la nature des discussions et la nature de la diplomatie d'avancer dans ces discussions et de voir qui sont ceux en faveur, quelles sont les modalités, etc. Mais ça, c'est un travail au quotidien qu'on fait à Bruxelles sur des papiers comme ceci. Il y en a vraiment des grandes quantités. Sur votre troisième question, si ces informations sont avérées, ces éléments sont très graves, la France réitère sa condamnation dans les termes les plus forts des viols et de toute autre forme de violence sexuelle, y compris dans les cas des violences politiques. Vous l'avez rappelé, nous avons condamné les violences et les exactions commises par le Hamas lors du 7 octobre dernier, pire attentat antisémite depuis la Shoah. Et nous reviendrons vers vous quand nous aurons plus d'éléments sur ces révélations par vos collègues du New York Times. Q - Le président américain vient d'atterrir à Pékin pour sa visite d'État en Chine. Quel résultat espère la France, voir émerger de ces sommets sur des sujets clés comme le détroit d’Ormuz ou encore les terres rares et le commerce international ? R - Comme vous venez de le dire, il vient d'atterrir, donc je ne vais pas pouvoir vous en dire beaucoup plus à ce stade. Je vois que votre collègue est aussi intéressé. En revanche, ce que je peux vous dire, c'est que l’on parle beaucoup d'une voix américaine, on parle beaucoup d'une voix chinoise. Il ne m’appartient pas de les commenter. En revanche, c'est une des priorités du Ministre dans différents discours, vous avez pu le voir : on parle, nous, beaucoup d'une voix européenne. Notre seule boussole, c'est l'intérêt des Européens et l'autonomie stratégique européenne que nous ne cessons de bâtir depuis maintenant plusieurs années. Q - Deux questions. D'abord sur le journaliste français Christophe Gleizes, qui a eu sa première visite consulaire il y a quelques jours. Qu'est-ce que l'ambassade a pu constater sur ses conditions de détention et sur son moral ? Et qu’est-ce qu'on peut espérer des suites de cette visite consulaire, au regard aussi des propos du Président de la République en faveur de l'Algérie ? C'est la première chose. Et deuxième question sur le Groenland. Vous parliez tout à l'heure du ministre délégué chargé du commerce extérieur et de l'activité, qui participe à cette conférence, d'ailleurs en même temps que l'émissaire américain, si j'ai bien compris. Pourquoi la France va là-bas ? Je sais qu'un consul général a été nommé, avec une valeur symbolique. On avait surtout compris que c'était de la coopération scientifique au Groenland. Donc qu’est-ce que la France peut concrètement aller chercher là-bas ? R - S'agissant de votre première question, vous savez qu'il y a eu plusieurs visites ministérielles qui se sont déroulées en Algérie, à la fois par le ministre de l'Intérieur il y a quelques semaines, et puis la semaine dernière par notre ministre délégué aux Armées. Ces visites ont montré que de premiers résultats avaient été constatés. Notamment, le ministre Jean-Noël Barrot en parlait hier, 140 premiers laissez-passer consulaires ont été délivrés. D'ailleurs, nous espérons que de prochaines visites ministérielles, que ce soit des visites de ministres français en Algérie ou de ministres algériens en France, pourront se faire dans les prochaines semaines. S'agissant du cas de Christophe Gleizes, vous savez que nous demandons sa libération dans les meilleurs délais. Nous soutenons sa demande de grâce. Le consul général de France à Alger a pu lui rendre effectivement visite le lundi 11 mai, à la prison de Koléa. C'était la première visite consulaire depuis qu'il avait été incarcéré. Cette visite a permis de vérifier ses conditions de détention, et comme toute visite consulaire, d'échanger avec lui. Nous ne pouvons que saluer son état d'esprit et son moral, qui restent bons en dépit des circonstances qu'il doit affronter. Nous suivons évidemment de près sa situation, et nous sommes également en contact avec sa famille, le ministre comme le ministère, et nous la soutenons ainsi que cette demande de grâce dont je vous parlais. Dernier élément, vous le savez que notre ambassadeur est revenu à Alger. Sa mission est de travailler sur tous les aspects de la coopération bilatérale, au plus près du terrain, dans le sillage de ses différentes visites ministérielles. Sur votre seconde question, une conférence a lieu la semaine prochaine, Future Greenland, qui est un événement structurant de l'agenda du Groenland. Le ministre délégué sera accompagné d'une délégation de différentes entreprises françaises afin d'explorer notamment les différentes opportunités économiques dans un marché à fort potentiel. Effectivement, vous l'avez dit, nous avons un consul général depuis le début de l'année 2026 qui est sur place. Sa mission est tout sauf symbolique. Elle est extrêmement importante. Elle est un signal, aussi, stratégique de l'importance des liens que nous avons avec le Groenland, dans les conditions que vous connaissez. Nos coopérations, elles se poursuivent, elles se développent, justement par son travail au quotidien, sur les domaines, vous l'avez dit, scientifiques, mais aussi sur les différents aspects de la coopération bilatérale, politique et stratégique. Un briefing presse aura lieu en fin de semaine, vendredi, je crois, pour plus de détails là-dessus, et donc je vous invite à vous y connecter pour avoir différents éléments, notamment sur l'agenda de la visite du ministre délégué.