La place des femmes dans la lutte contre le dérèglement climatique

Les femmes sont concernées au premier plan par les changements climatiques. Ces changements les affectent proportionnellement plus que les hommes, en particulier dans les pays en développement, où elles sont fortement impliquées dans l’agriculture, la santé et l’énergie.

Les femmes représentent 43 % de la main-d’œuvre agricole dans le monde. Elles constituent aussi 70% des pauvres, avec des écarts de revenus avec les hommes pouvant aller jusqu’à 50%. Elles produisent entre 60 à 80% de la nourriture des pays en développement, plus encore dans les zones rurales pauvres, alors qu’elles ont moins facilement accès que les hommes aux ressources telles que la terre, le crédit, les intrants et services. Les rôles traditionnels qui leur sont dévolus exacerbent leur vulnérabilité et leur précarité face à toute catastrophe naturelle.

Les femmes détiennent aussi les solutions pour assurer la vie quotidienne et la préservation de la biodiversité. Elles maîtrisent les savoir-faire traditionnels, notamment pour la gestion des ressources naturelles, l’innovation, la gestion de l’eau, l’agriculture, l’alimentation, les déchets et l’énergie.

Si l’Accord de Paris sur le climat a pris en compte pour la première fois la notion de genre dans son préambule, les moyens dédiés au genre dans le domaine du climat restent insuffisants.

Le plan d’action sur le genre adopté lors de la COP23 marque cependant une nouvelle étape qui tend au renforcement des moyens dédiés au genre dans tous les domaines d’activités, en particulier dans les moyens de mise en œuvre (finances, développement et transfert de technologies, renforcement des capacités).

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