L’action de la France au sein du G20 Le G20 (« Groupe des 20 ») est un forum intergouvernemental qui rassemble 19 des pays aux économies les plus développées ainsi que l’Union européenne et l’Union africaine. Ce groupe vise à développer des coopérations concrètes et à contribuer à la gouvernance mondiale sur les enjeux globaux, notamment dans leurs aspects économiques. Il est un espace où la France et ses partenaires européens peuvent faire entendre leur voix sur les enjeux globaux et la gouvernance de la mondialisation. France G20 Politique étrangère Publié le : 10 novembre 2025 Mis à jour le : 19 février 2026 Dans cette rubrique Le ministère en action Agir pour la paix et le respect des droits de l'homme Agir au sein de l'ONU Agir pour la sécurité, le désarmement et la non-prolifération Apporter une aide humanitaire d'urgence Forum de Paris sur la Paix Promouvoir les droits de l’homme Promouvoir l’égalité entre les femmes et les hommes dans le monde S'engager au sein d'une justice internationale Diplomatie numérique Accompagner les ressortissants français Placer l'information et la prévention au service de la sécurité Répondre aux crises et événements exceptionnels Services et démarches à l'étranger La communauté française à l’étranger en chiffres Le suivi des affaires individuelles sensibles Apporter une expertise médicale et psychologique Promouvoir une Europe souveraine La communauté politique européenne Les grandes politiques internes de l'Union européenne L'Europe de la défense La France et l'Union européenne L’Europe en BD : 13 planches pour retracer la construction européenne Dossiers européens Promouvoir les entreprises françaises et l'attractivité de la France Attirer les investissements étrangers Attirer les étudiants internationaux Conforter la France comme première destination touristique Politique commerciale du gouvernement Promouvoir la France dans le domaine du sport Soutenir les chercheurs et la coopération scientifique au niveau international Soutenir les entreprises à l’export La France et ses partenaires économiques, pays par pays (2026) Promouvoir et soutenir l’innovation française Assurer la présence de la culture française Diplomatie culturelle Défendre la francophonie et la langue française Développer la présence de l’audiovisuel français dans le monde La coopération franco-allemande Soutenir les industries culturelles et créatives La France accueille le XIXe Sommet de la Francophonie sous le signe de la création et de l’innovation Contribuer à une mondialisation durable et équilibrée Répondre à l’urgence de la crise climatique et environnementale Lutter contre les inégalités mondiales Travailler avec les ONG et la société civile Mener des actions de coopération décentralisée Sommets et enjeux globaux Stratégies régionales Sommaire A quoi sert le G20 ? Comment fonctionne le G20 ? La présidence américaine du G20 en 2026 La présidence sud-africaine du G20 en 2025 Présidence brésilienne du G20 en 2024 A quoi sert le G20 ? Initialement constitué au niveau des ministres des finances à l’initiative du Canada en 1999, le « Groupe des 20 » se réunit pour la première fois au niveau des chefs d’État et de gouvernement en 2008 en pleine crise financière mondiale. Les membres du G20 [1] représentent en 2022 75 % du commerce mondial, 80% du PIB mondial et des émissions de gaz à effet de serre et 2/3 de la population mondiale. Ils assument ainsi le rôle de premier forum économique mondial. Avec un appui régulier de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), le G20 a progressivement élargi le périmètre de ses discussions au-delà du domaine économique et financier pour intégrer un nombre croissant de filières thématiques (climat et énergie, économie numérique, développement, autonomisation économique des femmes, santé, agriculture, éducation, entre autres). Ces sujets font traditionnellement l’objet de réunions ministérielles dédiées, dont les conclusions alimentent les Sommets annuels des chefs d’État et de gouvernement. Le G20 s’est ainsi progressivement imposé comme la principale enceinte multilatérale de réponse aux crises et de coordination sur les enjeux globaux. Il a à son actif quelques succès majeurs : le renforcement du système financier à la suite de la crise financière de 2007-2008 (accords de Bâle III) ; la lutte contre l’évasion fiscale avec le plan BEPS (érosion de la base d’imposition et transfert de bénéfices) et la mise en œuvre d’une taxation internationale des entreprises multinationales ; les principes de qualité sur les infrastructures adoptés à Osaka en 2019 ; le soutien à l’accélérateur « ACT » (Access to Covid-19 Tools) à la suite de la pandémie de Covid-19 ; la mise en place de l’initiative de suspension du service de la dette en 2020 ; un cadre commun de traitement des dettes des pays à faible revenu entre le G20 et le Club de Paris. Comment fonctionne le G20 ? La présidence du G20 est assurée de manière tournante par chacun des membres du groupe. Chaque présidence du G20 organise de nombreux évènements, allant des réunions entre experts aux réunions ministérielles, en passant par des événements incluant la société civile. Les chefs d’État et de gouvernement des membres de ce groupe se réunissent annuellement en vue d’assurer la coordination des grandes économies face aux défis économiques, sociaux, environnementaux, etc. Le Sommet annuel, au niveau des chefs d’État et de gouvernement, est le temps fort du G20. Fonctionnement et coordination interministérielle des positions françaises Le conseiller diplomatique du président de la République assume traditionnellement la fonction de « sherpa G7 et G20 ». Il participe en cette qualité aux réunions de sherpas, conseillers politiques des chefs d’Etat et de gouvernement dont la mission est de préparer les sommets (déclaration finale et livrables politiques). Au sein du ministère, la Directrice générale de la mondialisation (DGM) assure les fonctions de sous-sherpa. La « « Mission G7/G20 – OCDE - Sommets Internationaux », placée sous l’autorité de la Directrice générale, est chargée de la préparation des réunions de sherpas et des sommets au sein du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères. La présidence américaine du G20 en 2026 Les Etats-Unis président le G20 pour la troisième fois (après 2008 et 2009). Ils organisent leur présidence autour de thèmes économiques : la croissance et la dérégulation financière, le commerce, l’innovation (notamment autour de l’IA) et l’abondance énergétique. Le sommet du G20 2026 devrait avoir au mois de décembre à Miami (Floride). Pour en savoir plus, consulter le site du G20 2026 La présidence sud-africaine du G20 en 2025 En 2025, l’Afrique du Sud est devenue le premier pays africain à présider le G20. La présidence sud-africaine du G20 s’est inscrite dans la continuité des précédentes, poursuivant la dynamique d’un G20 tourné vers les enjeux globaux et plus seulement les enjeux économiques. L’Afrique du Sud a choisi d’orienter sa présidence autour de la devise : « solidarité, équité et durabilité ». Le Sommet de Johannesburg a eu lieu les 22 et 23 novembre 2025. Parmi les priorités que la présidence sud-africaine a souhaité mettre en avant, figurent en particulier : la réduction des risques de catastrophe ; la soutenabilité de la dette ; la finance climatique ; le partage des bénéfices de l’extraction des minéraux critiques. L’Afrique du Sud a positionné le développement du continent africain au cœur de ses priorités. Cette priorité s’est concrétisée par l’adoption d’un « Cadre d’engagement du G20 pour l’Afrique » (Africa Engagement Framework), qui sera porté par l’Afrique du Sud jusqu’en 2030. La présidence sud-africaine a aussi publié un rapport G20@20 dressant le bilan et les perspectives du G20, avec les conclusions opérationnelles suivantes : (i) recentrer le G20 sur son cœur de métier macroéconomique et d’enjeux communs, ; (ii) rationaliser ses travaux, qui ont subi une inflation bureaucratique ; (iii) garder son caractère informel. La France a fortement soutenu les initiatives sud-africaines tout au long de la présidence. La France a défendu l’intégrité et la pérennité du G20 tout en promouvant une gouvernance mondiale plus juste et inclusive. La France a participé et encouragé l’initiative G20@20 dans l’optique d’améliorer l’efficacité du multilatéralisme. Lire le rapport G20@20 (en anglais) PDF - 1 711.3 KB Lire la déclaration du Sommet du G20 sud-africain (en anglais) PDF - 1 256.2 KB Présidence brésilienne du G20 en 2024 Le Brésil a exercé pour la première fois la présidence du groupe en 2024 et a organisé le Sommet annuel à Rio de Janeiro les 18-19 novembre 2024. Dans la lignée des présidences indienne (2023) et indonésienne (2022), le Brésil a porté un agenda sur le développement, la lutte contre les inégalités et la protection des plus fragiles. Parmi les priorités que la présidence brésilienne a souhaité mettre en avant, figurent en particulier : la lutte contre les inégalités avec le lancement d’une Alliance mondiale contre la faim et contre la pauvreté ; les transitions énergétiques et le développement durable dans le contexte de la COP30 présidée par le Brésil en 2025 ; la réforme de la gouvernance mondiale avec l’« Appel à l’action pour la réforme de la gouvernance mondiale », adopté en marge de l’Assemblée Générale des Nations Unies [2], traitant conjointement de la réforme de l’ONU ainsi que de la réforme de l’architecture financière internationale. La France a soutenu ces initiatives qui contribuent à limiter les logiques de fragmentation, à renforcer la pertinence de cette enceinte unique que constitue le G20 pour orienter la gouvernance économique et financière mondiale, mais aussi pour œuvrer à la préservation des biens publics mondiaux dans un esprit de responsabilités partagées. En cohérence avec ce que la France a entrepris avec le Sommet pour un Nouveau Pacte financier en 2023, la France s’est tenue aux côtés du Brésil durant sa présidence pour donner une impulsion à la réforme de la gouvernance mondiale. Lire la déclaration de Rio des dirigeants du G20 (en anglais) PDF - 686.3 KB Mis à jour : janvier 2026 [1] Allemagne, Argentine, Arabie Saoudite, Brésil, Canada, Chine, Union Européenne (représentée par la Commission européenne), France, Italie, Etats-Unis, Mexique, Indonésie, Inde, Turquie, Russie, Japon, Corée du Sud, Australie, Afrique du Sud, Royaume-Uni. [2] L’Appel à action a été endossé par les membres du G20 ainsi que 32 autres partenaires : l’Angola, l’Autriche, le Burkina Faso, le Chili, la Croatie, le Danemark, l’Égypte, El Salvador, l’Éthiopie, la Finlande, la Grèce, la Guinée Bissau, la Guyane, l’Irlande, la Jamaïque, la Macédoine, la Malaisie, les Maldives, le Maroc, les Pays-Bas, le Nigeria, la Norvège, la Papouasie-Nouvelle-Guinée, la Pologne, le Portugal, Singapour, la Slovénie, l’Espagne, la Suède, la Tunisie, les Émirats arabes unis, l’Uruguay.[2] L’Appel à action a été endossé par les membres du G20 ainsi que 32 autres partenaires : l’Angola, l’Autriche, le Burkina Faso, le Chili, la Croatie, le Danemark, l’Égypte, El Salvador, l’Éthiopie, la Finlande, la Grèce, la Guinée Bissau, la Guyane, l’Irlande, la Jamaïque, la Macédoine, la Malaisie, les Maldives, le Maroc, les Pays-Bas, le Nigeria, la Norvège, la Papouasie-Nouvelle-Guinée, la Pologne, le Portugal, Singapour, la Slovénie, l’Espagne, la Suède, la Tunisie, les Émirats arabes unis, l’Uruguay.