Tribunal international du droit de la mer La Convention des Nations Unies sur le droit de la mer (CNUDM) a été ouverte à la signature à Montego Bay (Jamaïque) le 10 décembre 1982. Elle est entrée en vigueur le 16 novembre 1994, et pour la France le 11 avril 1996. Elle établit un cadre juridique global régissant tous les espaces marins ainsi que les utilisations des ressources de la mer, des fonds marins et de leur sous-sol. Depuis l’adhésion du Timor Leste en janvier 2013, 165 Etats ou entités sont actuellement parties à la Convention (dont l’Union Européenne). Développement durable Environnement Justice internationale Publié le : 08 juillet 2013 Mis à jour le : 13 février 2026 Dans cette rubrique Le ministère en action Agir pour la paix et le respect des droits de l'homme Agir au sein de l'ONU Agir pour la sécurité, le désarmement et la non-prolifération Apporter une aide humanitaire d'urgence Forum de Paris sur la Paix Promouvoir les droits de l’homme Promouvoir l’égalité entre les femmes et les hommes dans le monde S'engager au sein d'une justice internationale Diplomatie numérique Accompagner les ressortissants français Placer l'information et la prévention au service de la sécurité Répondre aux crises et événements exceptionnels Services et démarches à l'étranger La communauté française à l’étranger en chiffres Le suivi des affaires individuelles sensibles Apporter une expertise médicale et psychologique Promouvoir une Europe souveraine La communauté politique européenne Les grandes politiques internes de l'Union européenne L'Europe de la défense La France et l'Union européenne Dossiers européens Promouvoir les entreprises françaises et l'attractivité de la France Attirer les investissements étrangers Attirer les étudiants internationaux Conforter la France comme première destination touristique Politique commerciale du gouvernement Promouvoir la France dans le domaine du sport Soutenir les chercheurs et la coopération scientifique au niveau international Soutenir les entreprises à l’export La France et ses partenaires économiques, pays par pays (2026) Promouvoir et soutenir l’innovation française Assurer la présence de la culture française Diplomatie culturelle Défendre la francophonie et la langue française Développer la présence de l’audiovisuel français dans le monde La coopération franco-allemande Soutenir les industries culturelles et créatives Contribuer à une mondialisation durable et équilibrée Répondre à l’urgence de la crise climatique et environnementale Lutter contre les inégalités mondiales Travailler avec les ONG et la société civile Mener des actions de coopération Sommets et enjeux globaux Stratégies régionales Pour régler les différends auxquels pourraient donner lieu son interprétation et son application, la Convention a prévu quatre voies différentes, dont le choix est laissé aux Etats : le Tribunal international du droit de la mer, la Cour Internationale de Justice, l’arbitrage conformément aux dispositions de l’annexe VII de la Convention, l’arbitrage spécial dans le cadre de l’annexe VIII de la Convention. Le Tribunal international du droit de la mer (TIDM) est un organe juridictionnel indépendant créé par la Convention (Annexe VI). Il siège à Hambourg et comprend 21 juges, élus au scrutin secret par les Etats parties à la Convention. Les juges doivent être des personnalités jouissant de la plus haute réputation d’impartialité et d’intégrité et possédant une compétence notoire dans le domaine du droit de la mer. La répartition géographique des juges a été modifiée en 2011. Le Tribunal se compose désormais de cinq juges issus du Groupe des Etats d’Afrique, cinq juges issus du Groupe des Etats d’Asie, trois juges issus du Groupe des Etats d’Europe orientale, quatre juges issus du Groupe des Etats d’Amérique latine et des Caraïbes, et de trois juges issus du Groupe des Etats d’Europe occidentale et autres Etats. Le siège supplémentaire est attribué à l’issue d’une élection à laquelle participent des candidats issus du Groupe des Etats d’Afrique, du Groupe des Etats d’Asie et du Groupe des Etats d’Europe occidentale et autres Etats. Le Président du Tribunal est actuellement le juge M. Shunji Yanai, de nationalité japonaise, dont le mandat expire en 2014. Le Tribunal comprend aussi un juge de nationalité française, M. Jean-Pierre COT, dont le mandat a été renouvelé en 2011. Le Tribunal peut, selon qu’il l’estime nécessaire, siéger en formation plus réduite (chambre) pour connaître de catégories d’affaires déterminées. Outre la Chambre pour le règlement des différends relatifs aux fonds marins (dont la création est imposée par la Convention), le Tribunal a ainsi constitué quatre Chambres, de 5 à 9 juges : la Chambre de procédure sommaire, la Chambre pour le règlement des différends relatifs aux pêcheries, la Chambre pour le règlement des différends relatifs au milieu marin, et la Chambre pour le règlement des différends relatifs à la délimitation maritime. Depuis sa première affaire en 1997, le Tribunal a traité vingt et une affaires, dont deux sont encore pendantes. La France a été partie à trois affaires. Cinq développements récents sont à signaler, illustrant le large spectre de compétences exercées par le Tribunal : Le TIDM a rendu en mars 2012 un arrêt portant sur la délimitation des espaces maritimes du Bengladesh et du Myanmar. S’appuyant sur les derniers arrêts de la CIJ, il a fait œuvre de jurisprudence en opérant une délimitation complète entre les deux Etats visés (eaux territoriales, plateau continental, et plateau continental étendu). Dans l’affaire n°18 du Navire « Louisa » (Saint-Vincent-et-les Grenadines c. Royaume d’Espagne), le tribunal a déclaré dans son arrêt du 28 mai 2013 qu’il n’avait pas compétence pour connaître de la requête, considérant qu’en l’espèce il n’existait pas entre les parties de différend relatif à l’interprétation ou à l’application de la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer. Dans l’affaire n°20, Argentine/Ghana « ARA Libertad », le TIDM a ordonné le 15 décembre 2012 la prompte mainlevée d’un voilier-école de la marine militaire argentine immobilisé dans un port ghanéen, s’appuyant sur les immunités dont jouissent les navires de guerre dans la CNUDM. Dans les activités consultatives récentes, le TIDM a été saisi en mars 2013 par la commission sous-régionale des pêches (CSRP) pour rendre un avis consultatif portant sur la détermination des conditions d’accès et d’exploitation des ressources halieutiques au large des côtes des Etats de la CSRP (affaire n°21). Enfin, le président du TIDM a procédé le 21 juin 2013, conformément à l’annexe VII de la CNUDM, à la nomination du président du tribunal arbitral dans le cadre de la procédure ouverte par les Philippines contre la Chine relative à la en mer de Chine du Sud. Site internet : www.itlos.org