Présentation de la Syrie

Données générales

Présentation du pays

Nom officiel : République arabe syrienne
Nature du régime : République


Données géographiques

Superficie : 185.181 Km²
Capitale : Damas
Villes principales : Alep, Homs, Hama, Lattaquié
Langue officielle : arabe
Langues courantes : arabe, kurde
Monnaie : Livre syrienne
Fête nationale : 17 avril (commémore l’évacuation des troupes françaises le 17 avril 1946)


Données démographiques

Population (2016) : 17,5 millions (22,4 avant 2011), dont 6,5 millions de déplacés internes.
Réfugiés : 5 millions selon les chiffres officiels du Haut-commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), dont 3 en Turquie, 1,2 au Liban, 657.000 en Jordanie, 233.000 en Irak et 120.000 en Egypte.
Personnes ayant besoin d’une aide humanitaire (2016) : 13.5 millions (HCR)
Croissance démographique estimée (2016) : -9.7%
Indice de fécondité (2015) : 2,55 enfants par femme
Espérance de vie (2014) : 55,7 ans (75,9 en 2010)
Taux d’alphabétisation (2011) : 86,4%. D’après le Programme des Nations unies pour le développement, la moitié des enfants en âge d’aller à l’école ne sont plus scolarisés.
Religions (2015) : sunnites (74%) dont Kurdes ; alaouites (12%) ; chrétiens (moins de 10%) ; druzes (3%), chiites duodécimains, ismaéliens. Le nombre important de réfugiés, dont on ne sait pas s’ils pourront rentrer en Syrie, a eu un impact certain sur ces données.
Indice de développement humain (2015) : 149ème pays sur 188 (120ème en 2010).


Données économiques

PIB (2015) : 14 milliards de dollars (estimation du FMI), contre 60 milliards de dollars en 2010. En 2014, le conflit aurait eu un coût sur l’économie syrienne évalué par le FMI entre 3,6 et 4,4 milliards de dollars.
Taux de croissance (2015) : -15% (estimation du FMI)
Taux de chômage au sens du BIT (2014) : 57.7% (contre 14.9% en 2011)
Taux de pauvreté (biens et services minimum dont un foyer a besoin pour survivre) : 82.5% de la population syrienne fin 2014 (30% en 2010), dont 64.7% dans l’extrême pauvreté (13% en 2011).
Taux d’inflation (2015) : 25,8 %
Taux de change de la livre syrienne (2015) : 260 SYP/USD au marché officiel, 300 SYP/USD au marché noir (contre 46 SYP/USD en 2011)
Solde budgétaire (2015) : -20% du PIB (estimation du FMI)
Principaux clients (estimation pour 2013) : Irak 59.9%, Arabie Saoudite 10%, Koweit 6.5%, Emirats arabes unis 5,6%, Libye 4,3% % (cette répartition est cependant profondément affectée par la guerre).
Principaux fournisseurs : Arabie Saoudite 24,6%, Emirats arabes unis 12,1%, Iran 8,9%, Irak 73%, Ukraine 4,1%, Chine 4,6% (cette répartition est cependant profondément affectée par la guerre).
Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB (2010) :

  • agriculture : 16,4%
  • industrie : 22,7 %
  • services : 60,9 %
    Exportations de la France vers la Syrie (2010) : 332 millions d’euros (82e client de la France)
    Importations françaises depuis la Syrie (2010) : 405 millions d’euros (69e fournisseur de la France)
    (Sources : FMI, Banque mondiale, PNUD)

Liens
Le service économique de l’ambassade de France en Syrie (fermé depuis mars 2012) : http://www.ambafrance-sy.org/spip.php?article648#Contacts
Mission économique en Syrie : https://www.tresor.economie.gouv.fr/pays/syrie


Présence française

Consulats de France (fermés depuis mars 2012) : Damas, Alep.
Communauté française en Syrie : il est fermement recommandé aux ressortissants français de quitter le pays immédiatement.

La situation de violence qui prévaut en Syrie a conduit le président de la République à annoncer le 2 mars 2012 la fermeture de l’ambassade de France en Syrie. Cette fermeture est devenue effective le 6 mars et notre ambassadeur, Eric Chevallier, a quitté le même jour le territoire syrien.


Éléments d’actualité

Situation politique

Historique de la guerre civile

La guerre civile en Syrie, après la répression du mouvement pacifique de contestation en 2011, a connu quatre grandes périodes. Jusqu’en avril 2013, le mouvement de révolution entraîne un recul du régime face à l’opposition. La contre-attaque de l’Iran et du Hezbollah, jusqu’à la fin 2014, s’accompagne de l’apparition des grandes centrales terroristes (Daech et al Qaeda). En 2015, l’opposition mène une contre-offensive de grande ampleur. Le régime est alors sur le point de s’effondrer, mais l’intervention russe de septembre 2015 inverse le rapport de force au profit du régime, ce qui se manifeste notamment par la chute d’Alep en décembre 2016.

Aujourd’hui coexistent, en Syrie, quatre grandes zones d’influence :

  • A l’ouest, la « Syrie utile », sous le contrôle relatif du régime (2/3 de la population et la majorité des grandes villes) ;
  • Au nord, un territoire contrôlé par les Kurdes du PYD, étendu à la faveur de la lutte contre Daech ;
  • Au nord-ouest, une zone sous influence turque entre les cantons kurdes d’Afrin et de Kobané ;
  • Dans le sud-est, un territoire maintenu par Daech, qui tend à s’amenuiser depuis 2014, grâce à l’action de la coalition internationale.

Action de la communauté internationale

  • La Coalition internationale contre Daech :

Depuis le 24 septembre 2014, la coalition internationale menée par les Etats-Unis, et à laquelle participe la France, conduit des frappes aériennes en Irak et en Syrie. Ces frappes touchent principalement les positions de Daech et viennent en soutien aux forces arabo-kurdes. Elles visent également les positions de Jabhat al-Nosra, filière d’Al Qaeda en Syrie, dans la province d’Idlib. Au total, 65% du territoire occupé par Daech en Irak et près d’un tiers du territoire occupé par Daech en Syrie, au plus fort de son expansion, ont été repris depuis 2015.

  • Les Nations unies et la Syrie :

Depuis le début du conflit en 2011, pas moins de vingt-trois projets de résolution concernant le dossier syrien ont été présentés au conseil de sécurité des Nations unies. Sur ces vingt-trois projets, huit résolutions n’ont pu être adoptées à la suite d’un veto russe, dont six avec un double veto russo-chinois. Quinze résolutions ont été adoptées, dont quatorze à l’unanimité des quinze membres du conseil de sécurité. Cinq de ces résolutions concernent l’autorisation de l’acheminement de l’aide humanitaire par les agences onusiennes et ses partenaires à travers des postes frontières ciblés. La France a porté près de la moitié de ces résolutions, seule ou avec ses partenaires.

D’autres organes des Nations Unies, en particulier l’assemblée générale des Nations unies et le conseil des droits de l’homme, ont adopté des résolutions dénonçant les violations des droits de l’homme dont s’est rendu coupable le régime de Damas. Ces résolutions condamnent la répression opérée par le régime syrien ainsi que les exactions commises par Daech. La résolution 68/182, adoptée par l’assemblée générale des Nations unies le 18 décembre 2013, condamne l’utilisation d’armes chimiques et souscrit au communiqué de Genève.


Situation économique

La crise intérieure, l’isolement régional et les sanctions économiques décidées par l’Union européenne et les Etats-Unis ont conduit à une dégradation de la situation économique en Syrie. Un certain nombre d’hommes d’affaires ont pris leurs distances avec le régime. Les sanctions pétrolières sont efficaces, la Syrie ne parvenant plus à exporter de pétrole, alors que ces exportations représentaient 25% des revenus du régime. Selon le ministre syrien du pétrole, Souleimane Al-Abbas, la production pétrolière s’est effondrée de 96% depuis le début de la crise. Le régime syrien dépend aujourd’hui de l’Iran pour ses importations de brut.

Les finances publiques sont extrêmement dégradées, et la livre syrienne a été dépréciée de plus de 200% depuis le début de la crise.


Situation humanitaire

Selon l’observatoire syrien des droits de l’homme, la crise syrienne a causé plus de 400.000 morts en six ans. 13,5 millions de personnes seraient désormais affectés par la crise et nécessiteraient une aide humanitaire d’urgence tandis que 6,5 millions de personnes seraient déplacées à l’intérieur du pays. Les attaques ciblant les travailleurs humanitaires sont fréquentes et font obstacle à la bonne marche des programmes d’aide à l’intérieur du pays.

La situation humanitaire est également très préoccupante hors des frontières syriennes. Dans les pays voisins, l’afflux massif et croissant de réfugiés a des conséquences désastreuses sur les communautés hôtes. Au 1er mars 2017, le HCR compte plus de 5 millions de réfugiés syriens enregistrés ou en cours d’enregistrement, dont 3 millions en Turquie, 1,2 million au Liban, 657.000 en Jordanie, 233.000 en Irak et 120.000 en Egypte.


Mise à jour : 03.05.17

Informations complémentaires

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