Comores

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Manifestations sur l’île d’Anjouan

Dans la nuit du 14 au 15 octobre, des manifestants ont barré les routes principales de l’ile d’Anjouan et des heurts avec les forces de l’ordre se sont produits à Mutsamudu.

La situation sécuritaire étant très incertaine, il est recommandé de reporter les voyages à Anjouan jusqu’à nouvel ordre. Sur place, il convient de limiter au strict nécessaire les déplacements.

Sécurité

Risques encourus et recommandations associées

Risque volcanique

En Grande Comore, le massif volcanique du Karthala est toujours actif, et présente des secousses occasionnelles. Le Centre national de documentation et de recherche scientifique des Comores effectue une veille sismologique.

Piraterie maritime

La piraterie maritime est bien présente à proximité de la région de l’archipel des Comores, il est recommandé d’éviter toute navigation maritime avec des bateaux de plaisance.

Délinquance et criminalité

Des vols à l’arrachée et des vols dans les voitures peuvent survenir. Il est recommandé d’exercer une vigilance accrue dans les lieux de forte affluence (marchés) et à la plage.

Zones de vigilance

L’ensemble des Comores est en vigilance renforcée (en jaune). Les capacités de réponse des autorités locales aux risques sanitaires est très faible. La possibilité de prise en charge sanitaire n’est pas satisfaisante dans la capitale et inexistante sur les îles d’Anjouan et de Mohéli.

Recommandations générales

Il est recommandé de :
• rester vigilant à l’égard de ses effets personnels (éviter de se déplacer avec d’importantes sommes d’argent et objets de valeur, fermer les issues des logements) ;
• privilégier les arrivées par voie aérienne, les liaisons maritimes ne respectant pas les règles internationales de sécurité et de sûreté ;
• ne pas embarquer sur les petites vedettes motorisées dénommées kwassa-kwassa pour la navigation inter-îles aux Comores (sous peine d’emprisonnement et d’amende) ;
• se munir de liquidités (les distributeurs de Moroni fonctionnent de manière aléatoire et les chèques en euros ne sont pas acceptés, notamment dans les hôtels) ;
• se tenir à l’écart des rassemblements et manifestations ;
• se faire connaître dès son arrivée auprès de l’ambassade. Celle-ci sera mieux à même de répondre à une éventuelle demande d’assistance, notamment en matière juridique.

Activités sportives à risque

Navigation de plaisance

Une autorisation d’entrée doit être obtenue pour chacune de ces trois îles (Moroni pour la Grande Comore, Mutsamudu pour Anjouan et Fomboni pour Mohéli). Cette autorisation est uniquement valable pour faire escale dans un de ces trois ports. Si le plaisancier souhaite relâcher dans une des villes côtières de ces îles, l’autorisation doit en être délivrée par les autorités portuaires et de l’immigration de Moroni, Mutsamudu ou Fomboni.

Une autorisation de sortie doit également être obtenue auprès de la Capitainerie des ports de Moroni-Iconi, Mutsamudu ou Fomboni, et les services de l’Immigration doivent en être avisés.

Santé

Un séjour à l’étranger implique pour tout voyageur de prendre certaines précautions de santé. La rubrique ci-dessous mentionne les indications essentielles. Toutefois, ces indications ne dispensent pas le voyageur d’une consultation avant le départ chez son médecin traitant et/ou dans un centre hospitalier spécialisé dans la médecine des voyages (et ceci suffisamment longtemps avant le départ, pour permettre les rappels de vaccins).

Avant le départ

• Frais d’hospitalisation et dépenses de santé

Afin de faire face aux frais d’hospitalisation et aux dépenses de santé parfois très élevées à l’étranger, il est vivement recommandé de disposer d’un contrat d’assistance ou d’une assurance permettant de couvrir tous les frais médicaux (chirurgie, hospitalisation …) et de rapatriement sanitaire, au risque de ne pas avoir accès aux soins, y compris en cas d’urgence vitale. Ces frais ne pourront en aucun cas être pris en charge par l’ambassade de France sur place.

Il n’existe pas d’infrastructure opératoire sur place. La seule possibilité de soins est le transfert vers un centre hospitalier spécialisé à La Réunion ou en France.
Il convient également de signaler l’absence de véritables structures hospitalières sur les îles d’Anjouan et de Mohéli.

• Recommandations pour votre santé

Consulter si besoin votre médecin traitant ou un centre de vaccinations internationales pour faire une évaluation de votre état de santé, et bénéficier de recommandations sanitaires notamment sur les vaccinations. Consulter éventuellement votre dentiste avant votre départ.

Constituer votre pharmacie personnelle en conséquence et n’emporter que les médicaments nécessaires ; ne jamais consommer des médicaments achetés dans la rue (risque de contrefaçons).
Pour plus d’informations, consulter la fiche Infos Pratiques.

• Vaccinations

  • Aucune vaccination n’est obligatoire mais certaines vaccinations sont recommandées : assurez-vous d’être à jour dans vos vaccinations habituelles mais aussi celles liées à toutes les zones géographiques visitées.
  • La mise à jour de la vaccination diphtérie-tétanos-poliomyélite (DTP) est recommandée en incluant rubéole, oreillons et rougeole chez l’enfant ; la vaccination antituberculeuse est également souhaitable.
  • En fonction des conditions locales de voyages, les vaccinations contre la fièvre typhoïde, la rage et les hépatites virales A et B peuvent être recommandées. Demander conseil à votre médecin ou à un centre de vaccinations internationales.
Risques sanitaires

• Maladies transmises par les moustiques

Paludisme

Le paludisme (ou malaria) est une maladie parasitaire (potentiellement grave) transmise par les piqûres de moustiques. Il existe deux formes de prévention complémentaires du paludisme : la protection contre les moustiques et le traitement médicamenteux. Les mesures classiques de protection contre les moustiques durant la soirée et la nuit sont fortement recommandées (cf. ci-après). Pour ce qui est du traitement médicamenteux, il convient de s’adresser avant le départ à son médecin traitant ou à un centre hospitalier spécialisé dans la médecine des voyages. Le traitement devra être poursuivi après le retour en France durant une durée variable selon le produit utilisé.

Durant votre séjour, et durant les deux mois qui suivent votre retour, en cas de fièvre, un avis médical doit être pris rapidement, pour mettre en œuvre dès que possible un traitement antipaludique éventuel.

Chikungunya - Dengue

La transmission du chikungunya ou de la dengue est possible. Il n’existe actuellement pas de traitement préventif pour ces maladies. La prévention individuelle repose donc essentiellement sur les moyens de protection contre les piqûres de moustiques (cf. ci-après).
Plus d’informations :
http://inpes.santepubliquefrance.fr/10000/themes/maladies-moustiques/chikungunya/index.asp.
http://solidarites-sante.gouv.fr/soins-et-maladies/maladies/maladies-infectieuses/article/la-dengue-information-et-prevention

Mesures générales de prévention pour se protéger des moustiques :

Fièvre typhoïde

La fièvre typhoïde est une maladie bactérienne liée aux salmonelles. Les symptômes associent notamment une forte fièvre et des troubles digestifs et imposent une consultation médicale urgente car des complications graves sont possibles. Les précautions d’usage sont recommandées (cf. ci-après).

Infection par le virus HIV – IST

Concernant les maladies sexuellement transmissibles, il est recommandé de prendre toutes les précautions d’usage en la matière et d’éviter les comportements à risque.

Quelques règles simples
  • Se tenir à distance des cadavres d’animaux, des animaux et de leurs déjections.
  • Ne pas approcher les animaux errants et les chiens (risque de morsure et de rage) ; ne pas caresser les animaux rencontrés.
  • Veiller à votre sécurité routière (port de la ceinture de sécurité, port du casque à deux roues, siège auto pour les enfants).

Se préserver des contaminations digestives ou de contact :

  • Se laver les mains régulièrement avec des solutions de lavage hydro-alcooliques, surtout avant et après les repas ou le passage aux toilettes.
  • Veiller à la qualité des aliments et surtout à leur bonne cuisson.
  • Éviter la consommation de produits alimentaires (poisson, viande, volaille, lait) crus ou peu cuits ; Peler les fruits et légumes ou les laver soigneusement (à l’eau saine).
  • Éviter les crudités, coquillages, plats réchauffés et buffets froids.
  • Ne boire que de l’eau ou des boissons encapsulées ou de l’eau rendue potable (filtration, ébullition ou à défaut produit désinfectant).
  • Éviter les glaçons et glaces, ainsi que la consommation de jus de fruits frais, de légumes crus et de fruits non pelés. Ne consommer le lait que pasteurisé ou bouilli.

Pour de plus amples renseignements, consulter les sites Internet suivants :

Institut Pasteur
Santé publique France
Organisation mondiale de la Santé

Infos utiles

Transport

Infrastructure routière

Mal entretenu, le réseau routier est très dégradé. Les routes principales sont parsemées de nids-de-poule et les voies secondaires particulièrement étroites.

Les panneaux de circulation sont inexistants et le respect du code de la route est approximatif. Certaines règles de conduite françaises, comme la priorité aux ronds-points, ne s’appliquent pas aux Comores. Les véhicules sont souvent en mauvais état (pare-brises largement étoilés, feux de signalisation et clignotants hors service, freins et suspensions usés).

La plus grande prudence s’impose en matière de conduite automobile, en particulier de nuit, car les accidents sont relativement fréquents et souvent graves. Des agressions violentes envers les conducteurs après un accident de la route en dehors de la capitale ont été rapportées. En cas d’accident, il est conseillé de se rendre au commissariat de police le plus proche et d’avertir l’ambassade.

Transport aérien

Le transport entre les îles se fait avec les compagnies locales Inter-îles et AB aviation. Les Comores sont desservies par plusieurs compagnies internationales :
• Kenya Airways
• Air Austral
• Air Madagascar
• Ethiopian AirlinesAir Tanzania
• FlySax
• Ewa Air

Législation locale

Sorties

Les autorités comoriennes ont instauré une brigade des mœurs. Elle opère des contrôles d’identité la nuit à partir de 23h aux alentours des discothèques, bars nocturnes et points de vente de brochettes.
Il est nécessaire, si l’on souhaite se rendre dans ces lieux, de se munir d’une pièce d’identité.

Alcool

Il est possible de se procurer de l’alcool mais la consommation sur la voie publique n’est pas autorisée, sous peine d’amende, voire de prison. L’ivresse sur la voie publique est prohibée.
Pendant la période de ramadan, il convient d’accorder une attention particulière au respect des règles liées à la consommation d’alcool.

Photographies

Il est recommandé de demander l’avis des populations avant de les photographier. Il est conseillé d’éviter la prise de photos de bâtiments publics (notamment militaires et gendarmerie).

Us et coutumes

L’islam sunnite est la religion officielle des Comores. Il est pratiqué de façon modérée. Cependant, la grande majorité des habitants étant pratiquante, il est conseillé de porter une tenue couvrante respectueuse des coutumes locales.

Voyages d’affaires

Visa d’affaires

Le voyageur d’affaires doit disposer d’un billet retour, d’un viatique, d’un justificatif d’emploi ou invitation par une société comorienne et de l’adresse du lieu de résidence.

Le voyageur d’affaires peut obtenir un visa d’entrée sans obstacles, sur présentation d’un billet retour. Le visa ordinaire autorise un séjour d’un mois et coûte 30 euros (15.000 francs comoriens). Il s’obtient dès l’arrivée à l’aéroport.

Aucune formalité n’est nécessaire avant le départ.

Un visa ordinaire peut être transformé en visa d’un an sur place, sur présentation auprès des autorités d’un motif valable : contrat de travail, projet d’investissement, etc. Il coûte 240 euros.

Données économiques

La Direction des entreprises, de l’économie internationale et de la promotion du tourisme du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères vous propose de consulter la fiche repères économiques Comores.

Contacts utiles

  • Service économique

Les Services économiques auprès des ambassades sont des services extérieurs de la Direction générale du Trésor. Ils ont pour missions l’analyse et la veille économique et financière, sur une base macroéconomique, l’animation des relations économiques, financières et commerciales bilatérales avec les pays de leur compétence, et le soutien public au développement international des entreprises.

Les Comores dépendent du Service économique régional de Madagascar :

Ambassade de France à Madagascar
3, rue Jean Jaurès – Ambatomena – Antananarivo
Tél. : +261 20 22 399 99
Fax : + 261 20 22 399 75
Courriel : tananarive chez dgtresor.gouv.fr
Site web : http://www.tresor.economie.gouv.fr/Pays/madagascar

  • Chambre de Commerce

UCCIA Comores
Rue du Port – BP 763 – Moroni
Union des Comores
Tél. : +269 7730958
Fax : +269 7731983

  • AFD

L’Agence française de développement (AFD) est l’agence qui met en œuvre la politique du développement définie par le gouvernement français.

Agence de Moroni
Avenue du Général de Gaulle – BP 71 – Moroni
Union des Comores
Tél. : +269 773 29 10 / +269 773 35 06
Fax : +269 773 22 88
Courriel : afdmoroni chez afd.fr
Adresse Internet : http://comores.afd.fr

  • BAD

Les Comores sont membres de la Banque africaine de développement (BAD), dont le site internet est consultable à l’adresse : https://www.afdb.org/fr/.

La page des Comores est consultable à l’adresse : https://www.afdb.org/fr/countries/east-africa/comoros/.

  • FMI

Les Comores et le FMI.

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