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Présentation

Données générales

Nom officiel : Ukraine
Nature du régime : république
Chef de l’Etat : M. Petro Porochenko (Président) élu le 25 mai 2014.

Données géographiques

Superficie : 603 700 km².
Capitale : Kiev (2,8 M hab.).
Villes principales : Kharkiv (1,5 M hab), Dnipropetrovsk (1), Odessa (1), Donetsk (1), Lviv (0,85).
Langue officielle : ukrainien. Une loi adoptée en juillet 2012 donne le statut de « langue régionale » à certaines langues régionales ou de minorités ethniques, si elles sont parlées par au moins 10% des locuteurs.
Langue courante : la population est très largement bilingue russe/ukrainien, le russe étant particulièrement utilisé à Kiev, ainsi que dans les régions de l’Est et du Sud.
Monnaie : hryvnia (UAH) ; 1 euro = 24,5 hryvnias au 17 septembre 2015 (contre 11 hryvnias le 12 décembre 2013).
Fête nationale : 24 août.

Données démographiques

Population : 45,5 millions d’habitants (51,6 millions en 1991).
Densité : 75 hab./km².
Croissance démographique annuelle moyenne (2010-2015) : - 0,6% (PNUD).
Espérance de vie (2013) : 68,5 ans (femmes : 75,9 ans ; hommes : 66 ans ; source : PNUD).
Taux d’alphabétisation : 99,6%.
Religion(s) : environ 75% des Ukrainiens se disent croyants. 37,5% se réclament d’une confession. Parmi ces derniers, près de 40 % se réclament de l’Eglise orthodoxe ukrainienne-Patriarcat de Kiev, près de 30 % de l’Eglise orthodoxe ukrainienne-Patriarcat de Moscou, 14 % de l’Eglise gréco-catholique, 2,8 % de l’Eglise orthodoxe ukrainienne autocéphale, 2,4 % des Eglises protestantes, 1,7 % de l’Eglise catholique romaine, 0,6 % de l’Islam et 0,2 % du judaïsme.
Indice de développement humain : 78ème rang (classement PNUD 2016).

Principales données économiques

PIB (2015) : 90 Mds USD (sans la Crimée – source : FMI).
PIB par habitant (2015) : 2000 USD (2013 : 3960 USD/hab., avant la dévaluation de la hryvnia.).
Salaire moyen : 381 USD.
Taux de croissance (2015) : - 9,9% (perspective 2016 : –+1,2 %).
Taux de chômage (2015) : 10%.
Taux d’inflation (2015) : 48,7%
Solde budgétaire (2014) : - 2,6 % Balance commerciale (2015) : - 0,2% du PIB (DGT).
Dette publique (2015) : 86% du PIB (2014 : 72,7%).

Exportations de la France vers l’Ukraine (2015) : 584M € .
Importations françaises depuis l’Ukraine (2015) : 556M €.

http://www.tresor.economie.gouv.fr/Pays/ukraine

Consulat de France : Kiev.
Communauté française en Ukraine : 940 personnes inscrites au registre.

Politique intérieure

Une nouvelle majorité se met en place à la Rada à la fin-février 2014. Le 25 mai 2014, M. Petro Porochenko est élu président, avec 54,7 % des voix, au premier tour de l’élection présidentielle anticipée face à Ioulia Tymochenko et à Oleh Liachko. Il dissout la Rada le 25 août. Les législatives anticipées du 26 octobre 2014 permettent l’élection de 423 des 450 députés, l’annexion de la Crimée et le contrôle d’une partie du Donbass (régions de Donetsk et de Lougansk) ne permettant pas de pourvoir 27 des 225 sièges de députés élus au scrutin uninominal majoritaire de circonscription.

Ce scrutin traduit la profonde recomposition politique en cours depuis février 2014. Les partis favorables à un rapprochement de l’Ukraine avec l’Union européenne et l’OTAN recueillent plus de 80 % des voix : Bloc Petro Porochenko, Front populaire (A. Iatseniouk), Auto-assistance (A. Sadoviy), Parti radical (O. Liachko) et Batkivchtchyna (I. Tymochenko). Une coalition formée de ces cinq partis et rassemblant initialement 300 députés (majorité permettant de modifier la Constitution) soutient le gouvernement dirigé par M. Arsenyi Iatseniouk. Le Parti radical a quitté la coalition après l’adoption en première lecture par la Rada le 31 août du volet décentralisation de la réforme constitutionnelle. Le Parti communiste d’Ukraine, qui n’est pas parvenu à franchir le seuil électoral des 5 %, n’est plus présent à la Rada, pour la première fois depuis l’indépendance en 1991. Le Bloc d’opposition, héritier du Parti des régions de l’ancien président Ianoukovitch, comprend 43 députés. Cette formation arrive en tête dans plusieurs régions du Sud et de l’Est du pays.

Une nouvelle majorité est formée en avril 2016 après la démission du Premier ministre A. Iatseniouk (crise politique au printemps 2016). Le nouveau gouvernement, dirigé par M. Volodymyr Hroïsman (Bloc Petro Porochenko) reçoit la confiance de la Rada le 14 avril 2016 (Bloc Porochenko, Front populaire, groupes parlementaires Vidrodjenia et Volia Narodou).

Situation économique

L’économie de l’Ukraine est la 3ème de la CEI (PIB : 90Mds$ en 2015). Le pays bénéficie d’un potentiel économique important : ressources minières et énergétiques, vastes et fertiles surfaces agricoles (« terres noires », 22% des terres arables en Europe, quatrième exportateur mondial de maïs et septième exportateur mondial de blé en 2015), main d’œuvre qualifiée et peu coûteuse. L’Ukraine est également un pays industriel, le 10ème producteur mondial d’acier et l’un des 10 premiers exportateurs d’armes. L’Ukraine dispose d’avantages comparatifs majeurs dans le secteur agroalimentaire. La croissance des années 2000 reposait cependant en grande partie sur des gains de termes de l’échange. Le secteur privé représente 60% du PIB.

L’économie ukrainienne souffre de plusieurs handicaps : faible diversification, dépendance marquée à l’égard des cours des métaux et du prix du gaz importé, surendettement du secteur privé, environnement des affaires dégradé, fragilité du secteur bancaire.

L’Ukraine a été durement frappée par la crise de l’automne 2008 qui a stoppé net une décennie de croissance forte : (7% par an en moyenne). Le PIB a chuté de 15% en 2009, la reprise a été brève et suivie de deux années de stagnation (2012, 2013). Le secteur bancaire n’a été sauvé de l’effondrement que par l’intervention des institutions financières internationales et l’effort de recapitalisation des filiales des banques étrangères. Les conséquences sociales de cette crise (chômage, baisse des salaires, endettement en devises) ont été importantes. Après deux ans de forte récession (2014, 2015), la chute du PIB est enrayée et une légère reprise devrait intervenir en 2016. La hryvnia a perdu 63 % de sa valeur depuis janvier 2014, causant une forte inflation, mais se stabilise. Les exportations sont en baisse, le déficit courant se contracte. Malgré une consolidation budgétaire, le déficit 2014 est resté important. Le déficit 2015 de 4,2% adopté par le Parlement devrait être tenu. La reconstitution des réserves internationales est initiée. Une restructuration de dette et une réforme fiscale étant pendantes, un budget 2016 « technique » a été présenté. La fragilité du secteur bancaire (sous-capitalisation, prêts liés) constitue un des principaux risques économiques. Le climat des affaires est encore difficile, la lutte contre la corruption prend du retard.

Un accord de confirmation (« Standby arrangement, SBA ») octroyé par le FMI dès novembre 2008 a permis au pays de passer la crise. Suspendu en novembre 2009 pour non-respect des conditionnalités (relèvement du prix du gaz notamment), il a finalement été annulé. Un nouvel accord de confirmation de 14,9 Mds$ octroyé en juillet 2010 a dû également être suspendu. Le FMI a adopté le 30 avril 2014 un accord de confirmation de 17 Mds$ sur 24 mois (le premier versement a été effectué en mai, le deuxième en août). Face au sérieux risque de défaut de l’Ukraine, le FMI a décidé (11 mars 2015) d’un nouveau programme de 17,5Mds$ pour 2015-2018 dans le cadre d’un effort de la communauté internationale évalué à 41Mds$ sur cette période (Extended Fund Facility – EFF – en remplacement du SBA). Les conditionnalités FMI portent notamment sur la politique monétaire, la consolidation budgétaire et les réformes structurelles (en particulier la lutte contre la corruption et la réforme du secteur énergétique). Dans ce cadre l’UE, 1er contributeur financier net à l’Ukraine en 2014 a décidé le 31 mars 2015 d’apporter une troisième assistance macro-financière de 1,8Md€ à l’Ukraine, en plus des 1,61Md€ déjà accordés (AMF I et II).

Politique extérieure

Processus de Minsk et participation de l’Ukraine aux négociations en format Normandie

Un Protocole, qui prévoit un cessez-le-feu et 11 autres points pour une sortie de crise, est signé à Minsk le 5 septembre par la Russie, l’Ukraine, des représentants des séparatistes et la présidence suisse de l’OSCE. Un mémorandum précisant les modalités de mise en œuvre du cessez-le-feu est agréé à Minsk le 19 septembre. Le cessez-le-feu est alors régulièrement violé en plusieurs localités du Donbass (Donetsk, Debaltsevo, Chtchastié notamment). Les négociations se poursuivent cependant dans le cadre du groupe trilatéral Ukraine-Russie-présidence suisse de l’OSCE avec la participation, dans certains cas, des responsables séparatistes. Un nouveau cessez-le-feu est approuvé le 9 décembre 2014.

La dégradation de la situation au début de l’année 2015 (intensification des combats autour de l’aéroport de Donetsk et de Debaltsevo ; bombardement de Marioupol le 24 janvier, etc.) a appelé une relance du processus de règlement de crise.

Aux côtés du président de la République, de la chancelière Angela Merkel et du président Poutine, le président Porochenko s’est engagé à Minsk le 12 février 2015 dans un processus de résolution de crise. Un « Paquet de mesures pour la mise en œuvre des accords de Minsk » a été signé par les séparatistes, la Russie, l’Ukraine et l’OSCE. Ce document a été endossé par une déclaration conjointe des quatre chefs d’État ou de gouvernement du format dit « de Normandie » (France, Allemagne, Russie, Ukraine). La résolution 2202 du Conseil de sécurité des Nations Unies, adoptée le 17 février, a appelé à la pleine mise en œuvre de ce « Paquet ».

Sur la forme, le « Paquet de mesures » fixe une feuille de route pour la résolution de la crise avec trois lignes directrices :

- Le Paquet traite à la fois de la situation sur le terrain (cessez-le-feu, retrait des armes lourdes, contrôle de ce processus par l’OSCE et, à terme, rétablissement du contrôle de l’Ukraine sur sa frontière avec la Russie) et du processus politique nécessaire à la résolution de la crise (statut spécial, décentralisation, amnistie, élections).

- Il fixe une séquence pour le respect des engagements de chacune des parties, dont le point de référence est le début du retrait des armes lourdes.

- Un mécanisme de suivi en format Normandie est prévu pour résoudre les difficultés d’application du Paquet et veiller à sa stricte mise en œuvre par l’ensemble des parties. Annoncé par la déclaration conjointe de la chancelière et des présidents français, russe et ukrainien, ce mécanisme a été mis en place au niveau des vice-ministres/directeurs politiques. Deux réunions ont eu lieu à ce jour : le 6 mars à Berlin et le 25 mars à Paris. La prochaine doit avoir lieu le 10 juin à Paris.

- Quatre groupes de travail thématiques (questions sécuritaires, humanitaires, économiques et politiques) ont été créés le 6 mai 2015 afin de faciliter la mise en œuvre des engagements de Minsk et se réunissent régulièrement.

Sur le fond, les orientations fixées par le « Paquet de Mesures » sont le respect de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de l’Ukraine, le lancement d’un dialogue entre Kiev et les représentants séparatistes, la mise en œuvre d’une décentralisation du pays et d’un statut spécial pour certaines zones des régions de Donetsk et Louhansk et la réhabilitation socio-économique de ces zones. La France et l’Allemagne s’engagent en faveur du dialogue entre l’UE, la Russie et l’Ukraine sur les difficultés liées à l’Accord d’association et en faveur d’un mécanisme financier entre les régions séparatistes et le reste du pays.

En 2014, les relations avec la Russie se sont très fortement dégradées lors de l’annexion de la Crimée par Moscou et le conflit dans le Donbass. L’Ukraine dénonce l’approvisionnement des insurgés en armes, munitions et combattants venus de Russie. Les échanges commerciaux bilatéraux baissent fortement, et la Russie a interrompu ses livraisons de gaz à l’Ukraine du 16 juin au 10 décembre 2014.

Depuis la mi-2014, l’Ukraine a pu bénéficier des flux rebours, sur la base de contrats court terme, depuis la Pologne, la Slovaquie et la Hongrie, qui ont mobilisé des entreprises telles que Engie, E.ON, RWE, Statoil et tout récemment Shell ainsi que des traders.

Mise à jour : 12.09.16


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