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Présentation de l’Ukraine

Présentation

Données générales

Nom officiel : Ukraine
Nature du régime : république
Chef de l’Etat : M. Petro Porochenko (Président)

Données géographiques

Superficie : 603 700 km2
Capitale : Kiev (2,8 M hab)
Villes principales : Kharkiv (1,5 M hab), Dnipropetrovsk (1), Odessa (1), Donetsk (1), Lviv (0,85)
Langue officielle : ukrainien. Une loi adoptée en juillet 2012 donne le statut de « langue régionale » à certaines langues régionales ou de minorités ethniques, si elles sont parlées par au moins 10% des locuteurs.
Langue courante : la population est très largement bilingue russe/ukrainien, le russe étant particulièrement utilisé à Kiev, ainsi que dans les régions de l’Est et du Sud.
Monnaie : hryvnia (UAH) ; 1 euro = 17 hryvnias au 19 septembre 2014 (contre 10,8 hryvnias début septembre 2013)
Fête nationale : 24 août

Données démographiques

Population : 45,5 millions d’habitants (51,6 millions en 1991)
Densité : 75 hab/km2
Croissance démographique : - 0,6 %
Espérance de vie : 70 ans (femmes : 74,6 ans ; hommes : 63,5 ans)
Taux d’alphabétisation : 99,6%
Indice de développement humain : 78ème rang (classement PNUD 2013)

Religion(s) : Environ 75 % des Ukrainiens se disent croyants. 37,5 % se réclament d’une confession. Parmi ces derniers, près de 40 % se réclament de l’Eglise orthodoxe ukrainienne-Patriarcat de Kiev, près de 30 % de l’Eglise orthodoxe ukrainienne-Patriarcat de Moscou, 14 % de l’Eglise gréco-catholique, 2,8 % de l’Eglise orthodoxe ukrainienne autocéphale, 2,4 % des Eglises protestantes, 1,7 % de l’Eglise catholique romaine, 0,6 % de l’Islam et 0,2 % du judaïsme.

Principales données économiques

Classement « Doing Business » 2014 (IFC/BM) : 112ème rang mondial (en hausse, + 28 places)
Indice de perception de la corruption 2013 (Transparency International ) : 144ème rang mondial/177
PIB (2013) : 177,4 Mds USD
PIB par habitant (2013) : 3960 USD (pays à revenu intermédiaire de la tranche inférieure)
Salaire moyen : 381 $

Taux de croissance (2013) :0 % (perspective 2014 : - 9 %)
Taux de chômage (2013) : 8%
Taux d’inflation (2013) : - 0 ;3 % (très forte accélération en 2014 : c. 10 %)

Déficit budgétaire (2013) : - 4,8 %
Solde courant (2013) : - 9,4 % du PIB
Dette publique : 41,3 % du PIB (2013) ; prévisions 2014 : 44,7 %

Principaux clients (2012) : UE (26,6%), Russie (24%), Turquie (4,5%), Egypte (4,2%)
Principaux fournisseurs (2012) : UE (31%), Russie (19,4%), Chine (10,2%), Biélorussie (7,8%)

Exportations de la France vers l’Ukraine (2012) : 1,058 Md€
Importations françaises depuis l’Ukraine (2012) : 539 M€

http://www.tresor.economie.gouv.fr/…

Consulat de France : Kiev
Communauté française en Ukraine : 940 personnes inscrites au registre

Politique intérieure

♦ La présidentielle de 2010 est remportée, de façon nette, par Viktor YANOUKOVYTCH avec 49 % des voix contre 45,5 % à Ioulia Tymochenko (890 000 voix d’avance). Les observateurs internationaux ont donné une appréciation positive de ces élections, jugées transparentes et pluralistes.

♦ Le président YANOUKOVYTCH s’est attaché durant les trois premières années de sa présidence à re-présidentialiser le système politique (invalidation de la réforme constitutionnelle de 2004) et à lancer des procédures judiciaires contre des membres du précédent gouvernement. Ce système de « justice sélective » s’est notamment traduit par la condamnation de Mme Tymochenko à sept ans de réclusion et trois ans d’inéligibilité (octobre 2011) pour abus d’autorité lors de la signature des accords gaziers avec la Russie en janvier 2009, sa mise en examen pour complicité d’homicide (janvier 2013) et par la condamnation à des peines de prison ferme de trois de ses anciens ministres.

♦ Les élections législatives du 28 octobre 2012 (élection de 450 députés selon un scrutin mixte : 225 élus à la proportionnelle sur des listes nationales, 225 au scrutin majoritaire uninominal à un tour), se sont traduites par les résultats suivants :
1 - Parti des Régions (PdR) du Président Yanoukovytch : 185 sièges
2 - Opposition unie-Batkyvchtchina (parti de Mme Tymochenko) : 101.
3 - Parti Oudar (Vitali Klitchko) : 40
4 - Parti nationaliste Svoboda : 37
5 - Parti communiste : 32

43 élus « indépendants » ; 7 députés appartiennent à de petits partis
L’OSCE-BIDDH a reconnu que les opérations de vote se sont déroulées dans l’ensemble correctement mais a fait état de reculs par rapport aux scrutins précédents.

♦ La décision prise par le président Ianoukovitch, fin novembre 2013, à quelques jours du sommet du Partenariat oriental à Vilnius, de ne pas signer l’Accord d’association avec l’UE, a déclenché des manifestations massives dans tout le pays qui ont redoublé après l’adoption de loi liberticides le 16 janvier 2014 (restriction des libertés d’expression, d’association, de rassemblement). Le 28 janvier, le Premier ministre M. Azarov est acculé à la démission, et les lois liberticides sont abrogées.

La mort de 12 personnes le 22 janvier, lorsque la police a ouvert le feu pour la première fois depuis décembre, a aggravé la crise. Un nouveau cycle de violences a débouché sur la perte de contrôle par Kiev d’une partie des pouvoirs régionaux, en particulier dans l’ouest du pays. Le 20 février, les ministres polonais, allemand et français des Affaires étrangères se sont rendus à Kiev pour rencontrer l’opposition puis le Président. A l’issue d’une négociation qui a duré jusqu’au lendemain matin, un accord est signé par le président et les trois dirigeants de l’opposition (Vitaly KLITCHKO, du parti OUDAR, Arséni IATSENIOUK, de Batkivchtchyna, et Oleh Tyahnybok, de Svoboda).

Ce plan prévoit notamment :

  • le retour à la Constitution de 2004 ;
  • formation d’un gouvernement d’union nationale dans les 10 jours ;
  • une réforme constitutionnelle d’ici septembre ;
  • des élections présidentielles dès l’adoption de la nouvelle constitution ;
  • une investigation sur les actes de violence, sous le contrôle conjoint des autorités, de l’opposition et du Conseil de l’Europe ;
  • la fin de l’état d’urgence et le renoncement à l’usage de la violence par toutes les parties.

Le 21 février, la Rada vote pour le retour à la constitution de 2004, l’arrêt des poursuites contre les manifestants et la libération de I. Timochenko. Le départ du président Ianoukovitch et l’accélération des événements les jours suivants conduisent le 27 mars à l’investiture d’un gouvernement de transition dirigé par M. A. Iatseniouk. Le nouveau président de la Rada, M. Oleksand Tourtchinov, assure les fonctions de chef de l’Etat par intérim.

Le Sud-Est du pays est déstabilisé, depuis avril 2014, par des revendications séparatistes. Le 11 mai, dans les régions de Donetsk et Lougansk (15% de la population), lors de référendums organisés par des séparatistes non reconnus par l’Ukraine et la communauté internationale, et entachés de nombreuses irrégularités, l’autodétermination a été approuvée par une majorité des votants. Le conflit armé qui oppose depuis lors les forces armées ukrainiennes et les bataillons territoriaux d’une part, aux insurgés séparatistes soutenus par la Russie d’autre part ont fait plus de 2900 morts et entraîné le déplacement de centaines de milliers de personnes vers les autres régions d’Ukraine et vers la Russie).

M. Petro Porochenko est élu président, avec 54,7 % des voix, au premier tour de l’élection présidentielle anticipée du 25 mai 2014. Il dissout la Rada le 25 août. Des législatives anticipées doivent avoir lieu le 26 octobre 2014. Une profonde recomposition politique est en cours qui devrait trouver une traduction parlementaire.

Un Protocole, qui prévoit un cessez-le-feu et 11 autres points pour une sortie de crise, a été signé à Minsk le 5 septembre par la Russie, l’Ukraine, des représentants des séparatistes et la présidence suisse de l’OSCE. Un mémorandum précisant les modalités de mise en œuvre du cessez-le-feu a été signé à Minsk le 19 septembre.

Situation économique

♦ L’Ukraine bénéficie d’un potentiel économique important : ressources minières et énergétiques, vastes et fertiles surfaces agricoles (« terres noires », 22% des terres arables en Europe), main d’œuvre qualifiée et peu coûteuse. L’Ukraine est également un pays industriel, le 8e producteur mondial d’acier et l’un des 10 premiers exportateurs d’armes. Les seuls produits sidérurgiques représentaient 26,4% des exportations en 2012, les produits minéraux plus de 11.1%. Le secteur agricole (18 % des exportations en 2012) est un avantage comparatif majeur. La croissance des années 2000 reposait cependant en grande partie sur des gains de termes de l’échange.

♦ L’économie ukrainienne souffre de plusieurs handicaps : faible diversification, dépendance marquée à l’égard des cours des métaux et du prix du gaz importé, surendettement du secteur privé, environnement des affaires dégradé (137ème sur 185 pays dans le classement « Ease of Doing Business 2013 » de la Banque mondiale ; 144ème sur 178 pour l’indice de perception de la corruption de Transparency International en 2012).

♦ L’Ukraine a été durement frappée par la crise de l’automne 2008 qui a stoppé net une décennie de croissance forte : +7.9% en 2007, +2.1% en 2008, récession de –15% en 2009. Le secteur bancaire n’a été sauvé de l’effondrement que par l’intervention des IFIs et l’effort de recapitalisation des filiales des banques étrangères. Les conséquences sociales de cette crise (chômage, baisse des salaires, endettement en devises) ont été importantes.

♦ Un accord de confirmation (« Stand by arrangement ») octroyé par le FMI dès novembre 2008 a permis au pays de passer la crise. Suspendu en novembre 2009 pour non-respect des conditionnalités, il a finalement été annulé. Un nouvel accord de confirmation de 14,9 Mds$ octroyé en juillet 2010 a été suspendu en attendant que l’Ukraine poursuive la mise en œuvre les réformes demandées par le Fonds (relèvement du prix du gaz).

Le FMI a adopté le 30 avril 2014 un accord de confirmation de 17 Mds$ sur 24 mois (le premier versement a été effectué en mai, le deuxième en août).

♦ Les perspectives macroéconomiques pour 2014 sont préoccupantes : récession (7%), creusement des déficits et de la dette publique. La hausse du prix des exportations de gaz par la Russie devrait peser sur les capacités de remboursement de la dette de l’Ukraine. En effet, le prix du gaz russe appliqué à l’Ukraine est désormais l’un des plus élevés en Europe (485$/1 000 m3). Eu égard aux arriérés de dette gazière et au désaccord russo-ukrainien sur les tarifs du gaz, Moscou a décidé début mai 2014 de passer à un système de paiement à l’avance du gaz vendu à l’Ukraine.

Politique extérieure

♦ Les relations avec l’OTAN sont encadrées par la Charte sur un partenariat distinctif du 9/7/1997, complétée par une déclaration du 21/8/2009. Sous l’impulsion du Président Iouchtchenko, l’Ukraine a obtenu une « perspective d’adhésion » (au sommet de l’Otan de Bucarest en avril 2008), le MAP (Membership Action Plan) et des mesures techniques (commission Otan-Ukraine, programme annuel national,…). En adoptant en juillet 2010 un statut « hors-blocs », Kiev avait renoncé à rejoindre l’OTAN (ainsi qu’en principe l’OTSC, son pendant au sein de la CEI). L’organisation et les Etats-Unis avaient toutefois laissé la porte ouverte, la coopération technique avec l’Otan n’avait pas été suspendue, et l’Ukraine contribuait aux opérations et aux missions dirigées par l’OTAN, notamment en Afghanistan et au Kosovo. Les ministres des Affaires étrangères ont décidé lors de leur réunion des 1er et 2 avril 2014 de renforcer la coopération de l’organisation avec l’Ukraine.

Lors du sommet de Newport (4-5 septembre 2014), les chefs d’Etat et de gouvernement des Etats membres de l’Alliance ont rappelé leur soutien à la souveraineté et à l’intégrité territoriale de l’Ukraine dans ses frontières internationalement reconnues. Ils ont fermement condamné l’annexion de la Crimée et la déstabilisation continue et délibérée de l’Ukraine orientale. L’OTAN a par ailleurs appelé la Russie à prendre activement part à la désescalade, reconnu le droit de l’Ukraine à rétablir la paix et encouragé les forces armées ukrainiennes à continuer à faire preuve de la plus grande retenue afin d’éviter des pertes dans la population locale.

L’OTAN a également décidé de rehausser les consultations stratégiques au sein de la Commission OTAN-Ukraine, a renforcé les programmes existant en matière d’éducation à la défense, de gouvernance du secteur de la sécurité, et de lancer de nouveaux programmes de coopération dans plusieurs domaines (commandement, contrôle et communications ; logistique et standardisation ;cyber défense ; communications stratégique…).

♦ Les relations avec la Russie étaient, depuis l’indépendance en 1991, très denses pour des raisons géographiques, historiques, linguistiques et culturelles, communautaires (8 M de « Russes ethniques » en Ukraine) et économiques (premier partenaire commercial). Elles sont encadrées par le Grand traité d’amitié et de coopération, reconduit le 1/10/2008 pour 10 ans, dans lequel s’inscrit un calendrier fourni de rencontres diplomatiques.

Ces relations se sont particulièrement tendues pendant le mandat de Viktor Iouchtchenko (2004-2010) sur tous les sujets : stratégiques (Otan, flotte de la mer Noire), commerciaux (gaz), historiques et mémoriels (grande famine de 1932-1933 ; appréciation du rôle de l’OuPA (Armée insurrectionnelle ukrainienne) dans les années 1941-1954). L’évolution de la politique extérieure russe depuis 2008 (intervention en Géorgie et reconnaissance des entités séparatistes, politique de « zone d’influence », loi sur les interventions extérieures) a été ressentie comme une menace.

♦ Ayant promis de faire retomber la tension, V. Yanoukovitch a opéré un certain rapprochement avec Moscou : reconduction du bail de la flotte russe à Sébastopol (la date d’expiration fixée par l’accord de 1997 à mai 2007 a été repoussée à 2042 par l’accord de Kharkiv dit « base contre gaz » du 21 avril 2010 : le loyer dérisoire de la base 98 M$/an n’est pas renégocié mais une ristourne évaluée à 40 Mds$ sur 10 ans est accordée sur l’achat de gaz), abandon de la demande d’adhésion à l’Otan, accord sur la démarcation des frontières terrestres (1576 km, signé en mai, ratifié le en juillet 2010), suppression réciproque des listes de « persona non grata », abandon de la politique rhétorique hostile sur des sujets historiques et culturels. Les travaux de la Commission intergouvernementale bilatérale sont relancés, les présidents se rencontrent fréquemment. Néanmoins, des désaccords subsistent : les négociations perdurent sur le dossier gazier (prix et volume du gaz importé de Russie, niveau des taxes de transit gazier, projet russe South Stream contre modernisation du système de transport gazier ukrainien) ; l’Ukraine ne reconnaît pas les entités séparatistes géorgiennes ; si l’Ukraine a ratifié en juillet 2012 l’Accord sur la zone de libre-échange de la CEI, elle n’a pas rejoint l’Union douanière Russie-Biélorussie-Kazakhstan en dépit des fortes attentes russes à cet égard, se limitant à obtenir un droit de regard sur les négociations (mémorandum de Minsk, mai 2013). Les relations demeurent difficiles comme en témoigne la crise commerciale du mois d’août 2013, durant laquelle la Russie a renforcé les contrôles douaniers à la frontière russo-ukrainienne, bloquant de fait les exportations ukrainiennes. Les présidents russe et ukrainien ont signé le 17 décembre 2013 une quinzaine d’accords et l’Ukraine s’est vu attribuer un prêt de 15 Mds de dollars. Cet accord est désormais caduc.

Les relations avec la Russie se sont très fortement dégradées depuis l’annexion de la Crimée par Moscou et les opérations de déstabilisation dans le Donbass. Les échanges commerciaux bilatéraux baissent fortement et la Russie a interrompu ses livraisons de gaz à l’Ukraine le 16 juin.

♦ Intensification des relations avec les pays émergents : leur montée en puissance en Ukraine est une tendance lourde – Chine (devenue le 3e partenaire commercial en 2009, 13 accords de coopération signés en septembre 2010, promesse de 4 Mds$ d’investissements), Inde (doublement du commerce bilatéral, à 3 Mds USD entre 2010 et 2012 ; accords dans les secteurs du nucléaire civil, des sciences et technologies, de la défense et de l’industrie d’armement), Brésil (coopération pour le lanceur « Cyclone IV », circulation sans visas), Turquie (devenue second client après un doublement des échanges commerciaux en 4 ans), Israël (accord de circulation sans visas)…

♦ Les voisins européens de l’Ukraine (Pologne, Slovaquie, Hongrie, Roumanie) soutiennent ses aspirations à l’intégration européenne, même si leurs relations se sont parfois tendues sur les questions des visas (application des règles Schengen en 2007), du gaz (crise de janvier 2009), du commerce (mesures protectionnistes ukrainiennes), des minorités (magyarophones notamment).

♦ A signaler au titre des accords et engagements régionaux et internationaux : l’Ukraine est membre du GUAM (Secrétariat à Kiev), participe à la « Synergie de la mer noire », fait partie du Processus 5+2 de résolution de la question de la Transnistrie. L’Ukraine a annoncé le 19 mars 2014 qu’elle mettait fin à sa présidence de la CEI et qu’elle se réservait le droit de revenir sur sa participation à la CEI.

Membre de l’ONU depuis 1945, du FMI (septembre 1992), de l’OSCE (janvier 1995) - l’Ukraine en a assuré la année la présidence en 2013 -, du Conseil de l’Europe (novembre 1995), l’Ukraine a le statut d’observateur à l’OIF (29/9/2006), a rejoint l’OMC (16/5/2008), a signé (20/1/2000) mais pas ratifié l’accord instituant la CPI, a ratifié (12/4/2004) le Protocole de Kyoto.

Mise à jour : 22.09.14

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