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Géographie et histoire

Géographie

L’Ukraine est le plus vaste pays d’Europe après la Russie. Elle a des frontières terrestres avec sept pays : à l’ouest la Pologne, la Slovaquie et la Hongrie ; au sud-ouest la Roumanie et la Moldavie ; à l’est et au nord-est la Russie ; au nord la Biélorussie. C’est un pays relativement plat, doté au centre de terres très fertiles. Les montagnes de l’Ukraine sont les parties terminales des reliefs d’Europe centrale et de la Méditerranée. Le relief est composé des Carpates en Ukraine occidentale et des montagnes de Crimée. Le climat de la majeure partie de l’Ukraine est continental avec des hivers froids et des étés chauds (méditerranéen seulement sur la côte sud de la Crimée). Décalage horaire avec la France : + 1 heure.

Histoire

♦ IXème-XVème siècles : essor et déclin de la Rous de Kiev
La « Rous kiévienne », vaste principauté entre Baltique et mer Noire, est christianisée en 988 -989 par Volodymyr le Grand, prince de Kiev.

Cet Etat important sur la scène européenne noue des alliances dynastiques, notamment avec la France. En 1051 : le roi de France Henri Ier épouse Anne, fille du prince Iaroslav le Sage.

Après la prise de Kiev par les Tatars en 1240, la Rous périclite et les territoires de l’Ukraine actuelle passent progressivement sous le contrôle du Royaume de Pologne et du Grand-duché de Lituanie.

♦ XVIème-XXème siècles : de la Sitch cosaque à la Première république et à la soviétisation
La Sitch Zaporogue (Etat cosaque) créé au XVIème siècle peine à s’affirmer face aux puissances régionales (République des Deux Nations, Suède, Russie, Empire ottoman). En 1654, le traité de Pereïaslav, entre Bohdan Khmelnytskyï, Hetman de l’armée Zaporogue, et le souverain moscovite Alexis Mikhaïlovitch, ouvre la voie à une intégration progressive d’une grande partie de l’Ukraine actuelle à la Russie.

L’idée nationale ukrainienne fait son chemin dans la seconde moitié du XIXème siècle, notamment à partir du foyer culturel et politique de Galicie (Lviv/Lemberg au sein de l’Empire des Habsbourg). A la faveur de la Première Guerre mondiale et de la dislocation des Empires d’Europe centre-orientale, une République populaire ukrainienne (UNR) est proclamée le 20 novembre 1917. Une République populaire d’Ukraine occidentale (ZUNR) est créée à Lviv un an plus tard. Avec la poursuite de la Première Guerre mondiale et la guerre civile, l’Ukraine devient le champ de bataille de plusieurs armées adverses en 1918-1920 (armée de l’UNR, armée allemande, monarchistes, bolcheviks, anarchistes), jusqu’à l’établissement du pouvoir soviétique.

La période soviétique est marquée notamment par la grande famine (Holodomor, 1932-1933) provoquée par la collectivisation des terres, l’occupation nazie (1941-1944) et la catastrophe nucléaire de Tchernobyl (26 avril 1986).

♦ Depuis 1991 : la renaissance de l’Ukraine indépendante
L’indépendance de l’Ukraine est proclamée le 24 août 1991. Elle devient une réalité suite à la dissolution de l’Union soviétique. Ce choix est confirmé par référendum (90,32% des votants le 1er décembre 1991). Leonid Kravtchouk est alors élu Président. Il est battu par Leonid Koutchma qui recueille 52,5 % des voix lors de la présidentielle de juin-juillet 1994. Le parlement adopte une nouvelle Constitution le 28 juin 1996. La nouvelle monnaie nationale, la hryvnia, est mise en circulation le 2 septembre 1996.

La première décennie est marquée par un effondrement de la production, suivi à partir des années 2000 d’un retour à une forte croissance, dont les bénéfices sont répartis de manière très inégale. A côté d’une classe moyenne embryonnaire, de puissants « oligarques » s’installent dans la vie politique pour défendre leurs intérêts.

Lors du scrutin présidentiel de 2004, la contestation de la rue et la pression internationale entraînent l’annulation d’un second tour frauduleux. Ancien Premier ministre devenu opposant au Président Koutchma, Viktor IOUCHTCHENKO l’emporte au « troisième tour » (51,99% / 44,20%) sur le Premier ministre Viktor YANOUKOVYTCH, candidat du pouvoir, soutenu ouvertement par la Russie. La Révolution orange a mobilisé de très nombreux Ukrainiens contre un système de pouvoir jugé corrompu et peu respectueux des droits fondamentaux (trucage des élections, disparition de journalistes).

Le Président IOUCHTCHENKO promeut progressivement 1) en politique intérieure une construction nationale et identitaire basée sur la reconstitution du passé ukrainien et le développement de la langue ukrainienne 2) en politique extérieure une marche forcée vers l’OTAN et l’UE. Très rapidement, la scission du pouvoir Orange capte les énergies et paralyse les réformes. Le président change deux fois de Premier ministre (au terme des législatives anticipées de 2006 et 2007) et finit par s’épuiser dans la lutte contre son chef de gouvernement, Ioulia TYMOCHENKO.

Mise à jour : 22.09.14


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