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Géographie et histoire

Géographie

L’Ukraine est le plus vaste pays d’Europe après la Russie. Elle a des frontières terrestres avec sept pays : à l’ouest la Pologne, la Slovaquie et la Hongrie ; au sud-ouest, la Roumanie et la Moldavie ; à l’est et au nord-est, la Russie ; au nord, la Biélorussie. C’est un pays relativement plat, doté au centre de terres très fertiles. Les montagnes de l’Ukraine sont les parties terminales des reliefs d’Europe centrale et de Méditerranée. Le relief est composé des Carpates en Ukraine occidentale et des montagnes de Crimée. Le climat de la majeure partie de l’Ukraine est continental avec des hivers froids et des étés chauds (méditerranéen seulement sur la côte sud de la Crimée). Décalage horaire avec la France : + 1 heure.

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Histoire

L’Etat ukrainien moderne trouve ses racines dans la « Rous kiévienne », vaste principauté entre Baltique et mer Noire, christianisée en 988 - 989 par Volodymyr le Grand, prince de Kiev. Cet Etat important sur la scène européenne noue des alliances dynastiques, notamment avec la France. En 1051, le roi de France Henri Ier épouse Anne, la fille du prince Iaroslav le Sage. Après la prise de Kiev par les Tatars en 1240, la Rous périclite. Son territoire est intégré au Royaume de la Pologne et au Grand-Duché de Lituanie, puis progressivement conquis par l’empire russe (centre et est) et hérité (ouest) par l’empire autrichien. Après l’aspiration à l’indépendance de la communauté cosaque de Sitch (aux XVIème et XVIIème siècles, le mouvement nationaliste moderne nait au XIXème siècle à Lviv, en Galicie autrichienne et à Kiev.

Au moment de la révolution bolchévique, ce dernier aboutit à un Etat ukrainien indépendant en novembre 1917. A l’issue de la guerre civile, il est conquis par l’Armée rouge et devient un république constitutive de l’URSS en 1922. La période soviétique est marquée notamment par la grande famine (Holodomor, 1932-1933) provoquée par la collectivisation des terres, l’occupation nazie (1941-1944) et la catastrophe nucléaire de Tchernobyl (26 avril 1986).A la faveur de la pérestroïka, le mouvement national réapparait à la fin des année 1980 et aboutit à la proclamation d’un Etat indépendant le 24 août 1991. L’indépendance devient une réalité suite à la dissolution de l’Union soviétique. Ce choix est confirmé par référendum (90,32% des votants le 1er décembre 1991).
Les dix premières années de l’indépendance ukrainienne sont marquées par un effondrement de la production, suivi, à partir des années 2000, d’un retour à une forte croissance, dont les bénéfices sont répartis de manière très inégale. A côté d’une classe moyenne embryonnaire, de puissants « oligarques » s’installent dans la vie politique pour défendre leurs intérêts.

Lors du scrutin présidentiel de 2004, la contestation de la rue et la pression internationale entraînent l’annulation d’un second tour frauduleux. Ancien Premier ministre devenu opposant au Président Koutchma, Viktor Iouchtchenko l’emporte au « troisième tour » (51,99% / 44,20%) sur le Premier ministre, Viktor Yanoukovytch, candidat du pouvoir, soutenu ouvertement par la Russie. La Révolution orange a mobilisé de très nombreux Ukrainiens contre un système de pouvoir jugé corrompu et peu respectueux des droits fondamentaux (trucage des élections, disparition de journalistes).

Tiraillé par les rivalités internes, le camp orange se divise et ouvre la voie à la victoire du chef du Parti des régions, Viktor Ianoukovitch, aux présidentielles de 2010. Ces décisions favorables à la Russie (prolongation de la concession de la base navale de Sébastopol en Crimée) et des russophones d’Ukraine ne l’empêchent pas de poursuivre le rapprochement avec l’UE par un accord d’association et de libre-échange.

La décision prise par le président Ianoukovitch, fin novembre 2013, à quelques jours du sommet du Partenariat oriental à Vilnius, de ne pas signer l’Accord d’association avec l’UE, a déclenché des manifestations massives dans tout le pays. Lors d’une visite à Moscou en décembre 2013, le président Yanoukovitch signe une quinzaine d’accords avec la Russie qui prévoient en particulier un accord sur les tarifs gaziers et l’octroi d’un prêt russe à l’Ukraine de 15Mds USd (dont seuls 3Mds USD seront effectivement versés). Les manifestations ont redoublé après l’adoption de lois restreignant les libertés publiques, le 16 janvier 2014 (restriction des libertés d’expression, d’association, de rassemblement).

L’intensification de la crise politique qui débouche dès la fin janvier sur un cycle de violences dans la capitale (plus de 100 morts en février 2014) aboutit, en dépit de la conclusion le 21 février, avec la médiation des ministres français, allemand et polonais des affaires étrangères, d’un accord entre le président Ianoukovitch et les trois dirigeants de l’opposition (Vitaly Klitchko, du parti OUDAR, Arséni Iatseniouk, de Batkivchtchyna, et Oleh Tyahnybok, de Svoboda), à la chute du régime et au départ pour la Russie du chef de l’Etat et du Premier ministre. La Russie prend le contrôle de la Crimée et l’annexe en mars 2014, tandis que le Sud-Est du pays (Donbass) est déstabilisé, depuis avril 2014, par des revendications séparatistes (proclamation des « Républiques populaires de Donetsk et de Louhansk ». Le 11 mai 2014, les séparatistes organisent dans les régions de Donetsk et de Louhansk (15% de la population) des référendums entachés de nombreuses irrégularités qui ne sont reconnus ni par Kiev ni par la communauté internationale. L’autodétermination est approuvée par une large majorité à cette occasion. Les électeurs des deux Républiques auto-proclamées par la suite au sein de ces deux régions ont été appelés à élire le 2 novembre 2014 leur « président » et leurs « députés » dans un scrutin non reconnu.

Le conflit armé qui oppose depuis avril 2014 les forces armées ukrainiennes et les bataillons territoriaux d’une part, aux insurgés séparatistes soutenus par la Russie d’autre part a fait 9 300 morts et de 21 000 blessés (selon l’ONU). Il a par ailleurs entraîné le déplacement de plus de 2 millions de personnes vers les autres régions d’Ukraine (1,6M), vers la Russie (plus de 1 M) et vers la Biélorussie (81 000).

Mise à jour : 12.09.16


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