Fiscalité

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Lorsque vous partez à l’étranger, votre situation fiscale peut changer. Il est indispensable de vous renseigner sur votre statut fiscal (résident ou non-résident) dans votre pays d’accueil pour déterminer si vous êtes assujetti à la fiscalité locale, à la fiscalité française ou aux deux. Vous éviterez ainsi d’être confronté à des difficultés pendant votre séjour à l’étranger, au moment de votre départ définitif du pays d’accueil ou lors de votre retour en France.

Comment déterminer votre résidence fiscale

Pour déterminer votre résidence fiscale, plusieurs critères s’appliquent, dont le foyer, l’existence d’une convention fiscale, la source des revenus, etc.

Sous réserve des conventions fiscales internationales, vous êtes considéré comme domicilié fiscalement en France si vous répondez à un seul ou plusieurs de ces critères :

  • votre foyer (conjoint ou partenaire d’un PACS et enfants) reste en France, même si vous êtes amené, en raison de nécessités professionnelles, à séjourner dans un autre pays temporairement ou pendant la plus grande partie de l’année. A défaut de foyer, le domicile fiscal se définit par votre lieu de séjour principal ;
  • vous exercez en France une activité professionnelle salariée ou non, sauf si elle est accessoire
  • vous avez en France le centre de vos intérêts économiques. Il s’agit du lieu de vos principaux investissements, du siège de vos affaires, du centre de vos activités professionnelles, ou du lieu d’où vous tirez la majeure partie de vos revenus.

Quelles sont les formalités si votre domicile fiscal reste en France ?

Vous êtes redevable de l’impôt en France sur l’ensemble de vos revenus, y compris la rémunération de votre activité à l’étranger.

Vous devez alors déposer votre déclaration de revenus auprès du service des impôts dont dépend votre résidence principale.

Par ailleurs, vous avez obligation de faire connaître les références des comptes bancaires (utilisés ou clos) ouverts à l’étranger (imprimé N° 3916, disponible en ligne ou sur papier libre, à joindre à votre déclaration des revenus N° 2042).

Quelles sont les formalités si votre domicile fiscal ne reste pas en France ?

Vous êtes en principe assujetti à l’impôt de votre nouveau pays de résidence.

Vous n’êtes imposable en France que si vous avez des revenus de source française.

Dans certains cas, vous pouvez être imposé en France si vous disposez directement ou indirectement d’une ou plusieurs habitations dans le pays.

Les formalités à accomplir

L’année de votre départ

Informer le plus tôt possible le Centre des Finances Publiques dont vous dépendez de votre nouvelle adresse à l’étranger sans attendre le dépôt de votre déclaration.

Il est utile de créer un compte sur impots.gouv.fr, cela facilitera votre déclaration et vous permettra d’accéder facilement à vos justificatifs fiscaux, archivés électroniquement.

Si vous avez des revenus imposables en France avant et après départ, vous devrez remplir deux déclarations :

  • le formulaire n° 2042 comprenant tous vos revenus perçus du 1er janvier à la date de votre départ. N’oubliez pas de préciser votre nouvelle adresse sur votre déclaration, même si l’adresse d’envoi est correcte ainsi que votre date de départ, même si vous en avez déjà informé votre service des impôts. Si, durant cette période, vous avez perçu des revenus de source étrangère, ces derniers seront déclarés sur une déclaration 2047 et reportés sur votre déclaration de revenus n° 2042.
  • un imprimé n° 2042-NR ne comprenant que vos seuls revenus de source française imposables en France, de votre départ au 31 décembre de l’année de votre départ.

Vous pouvez déclarer vos impôts en ligne sur impots.gouv.fr ou envoyer ces deux déclarations au Centre des Finances Publiques de votre domicile en France (celui qui est indiqué sur la déclaration que vous avez reçue).

Si vous ne percevez aucun revenu de source française après votre départ, veuillez l’indiquer dans la case "Renseignements" si vous télé-déclarez ou sur papier libre joint à votre déclaration papier.

Important : Si vous déposez une déclaration papier, indiquez sur la première page de la déclaration, sous votre adresse, votre pays d’accueil.

Les années suivantes

Procédez à votre déclaration en ligne sur impots.gouv.fr ou, adressez votre déclaration 2042 au Service des Impôts des Particuliers Non-Résidents si vous continuez à percevoir des revenus de source française imposables en France.

Si vous détenez des biens en France, différents impôts peuvent s’appliquer. Vous trouverez toutes les informations relatives aux impôts locaux, à l’impôt sur la fortune immobilière (IFI), à l’imposition des plus-values immobilières, etc dans la rubrique « Particuliers non résidents » du site impots.gouv.fr

A votre retour en France

Les modalités de l’imposition qui vous sera applicable dépendra de votre précédent régime fiscal (imposable en France et/ou à l’étranger). Pensez à signaler votre nouvelle adresse aux autorités fiscales de votre ancien pays de résidence et aux autorités fiscales françaises, c’est-à-dire :

  • au service des impôts des particuliers non-résidents (SIPNR), si vous disposiez de revenus de source française durant votre séjour à l’étranger ;
  • au service des impôts dont relève votre nouveau domicile, si vous ne disposiez d’aucun revenu de source française durant votre séjour à l’étranger.

Le formulaire de déclaration sera envoyé à votre domicile si vous avez effectué votre changement d’adresse en temps utile. Les formulaires (2042 et 2042 NR) sont également disponibles en ligne. La date limite pour envoyer la déclaration qui suit votre retour est celle fixée pour les résidents. Vous devrez adresser vos déclarations aux services mentionnés ci-dessus, en fonction de votre situation.

Les conventions fiscales

Votre situation au regard de l’impôt sur le revenu peut varier selon le pays étranger où vous résidez.

L’objet des conventions fiscales est d’éviter la double imposition des revenus qui ont leur source dans un État et qui sont perçus par une personne fiscalement domiciliée dans un autre État (ou résidente de cet autre État).

Les règles d’imposition prévues par les conventions internationales varient selon les catégories de revenus.

Liste des pays et territoires avec lesquels la France a passé une convention fiscale en vigueur.

Par ailleurs, des fiches pratiques sur les revenus de source française à déclarer par pays ( 12 fiches sont disponibles pour les pays suivants : Allemagne, Belgique, Canada, Chine, Espagne, Etats-Unis, Italie, Luxembourg, Maroc, Portugal, Royaume-Uni, Suisse), qui présentant ce que prévoient les conventions fiscales en vigueur, sont disponibles sur le site impots.gouv.fr.

Le cas des pensions de source française

Vous percevez des pensions de la part d’organismes français et vous résidez hors de France.

Vous trouverez ci-dessous la liste des pays ayant signé une convention fiscale avec la France et le sort réservé aux pensions « publiques », « privées » et de « sécurité sociale ». A défaut de convention, les pensions de source française restent imposables en France :

Tableau d’imposition des pensions

Pour plus d’informations, consultez la rubrique consacrée aux pensions.

Compte bancaire

Quelques semaines avant votre départ de France, vous devrez informer votre banque de votre changement de résidence.

Si vous devenez non-résident fiscal français, vous devez déclarer votre changement de statut fiscal à votre banque. Votre compte actuel devient alors un compte de non-résident.
Il est à noter que certains placements et produits d’épargne ne peuvent être détenus par des personnes non fiscalement domiciliées en France.

En tant que non-résident, vous pouvez être imposé en France sur vos revenus de source française, notamment sur les revenus de votre épargne. Les modalités d’imposition de ces revenus sont fonction de l’existence ou pas d’une convention fiscale entre la France et votre pays de résidence.

En tout état de cause, toute personne physique de nationalité française résidant hors de France, dépourvue d’un compte de dépôt, bénéficie du droit à l’ouverture d’un tel compte dans l’établissement de crédit de son choix.

Si vous ne disposez pas d’un compte de dépôt en France, en cas de refus d’ouverture d’un compte par une banque, cette dernière doit vous délivrer une attestation de refus d’ouverture de compte. Vous pouvez ensuite prendre l’attache d’une succursale de la Banque de France pour effectuer une demande de droit au compte : la Banque de France désignera d’office un établissement bancaire qui devra, dans les conditions prévues par la loi, vous ouvrir un compte de dépôt.

Pour plus d’informations :

Mise à jour : septembre 2020