Volontariats

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L’engagement constitue l’un des fondements de la vie associative. Chaque année, 20 000 Français (selon les estimations de France Volontaires) se mobilisent pour participer à des actions de développement et de solidarité partout dans le monde, sur des périodes variant de quelques semaines à plusieurs années.

L’agenda 2030 adopté lors de l’Assemblée Générale des Nations unies en septembre 2015 reconnaît formellement les organisations de volontariat comme parties prenantes de la mise en œuvre des objectifs de développement durable.

En France, le Président de la République a fait de l’engagement, notamment des jeunes, l’une des valeurs fortes de la République. Il a ainsi réaffirmé la volonté des pouvoirs publics d’encourager ces démarches d’engagement citoyen et solidaire.

L’appui au volontariat constitue pour le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères (MEAE) un élément de sa stratégie afin de mieux associer les citoyens à la politique de développement.

Cette stratégie traduit une relation active entre les pouvoirs publics et les associations. Ensemble, ils sont au service du développement, de la lutte contre la pauvreté et les inégalités mondiales et du renforcement des sociétés civiles. Cette approche partenariale participe également aux politiques visant à favoriser la mobilité des jeunes et contribue à l’éducation à la citoyenneté et à la solidarité internationale.

Le ministère ne finance pas directement les missions des volontaires mais au travers de dispositifs :

  • Le volontariat de solidarité internationale (VSI) permet à toute association agréée par le ministère de mobiliser des volontaires de longue durée, dans le domaine de la coopération et de l’action humanitaire, et de recevoir des aides financières pour la formation, le suivi et la couverture sociale et médicale des volontaires.
  • Chaque année, près de 2 000 VSI sont mobilisés par les associations agréées dans une centaine de pays. Une trentaine d’associations sont actuellement agréées par le MEAE. Qu’elles soient d’inspiration laïque ou confessionnelle, qu’elles interviennent dans le champ de l’urgence ou du développement, qu’elles mettent directement en œuvre leurs projets ou détachent les volontaires auprès de partenaires, elles partagent toutes les valeurs définies par la charte commune aux volontariats internationaux d’échanges et de solidarité (VIES).
  • Les programmes Jeunesse et Ville/Vie/Vacances Solidarité Internationale (JSI et VVV-SI) permettent à des groupes de jeunes en France de rencontrer d’autres jeunes d’un pays partenaire autour de la réalisation de projets collectifs de solidarité internationale à l’étranger mais aussi en France. Cette mobilité collective de courte durée (environ 2 à 3 semaines) a pour objectif l’échange interculturel. Chaque année, plus de 1 100 jeunes réalisent plus de 130 projets de solidarité internationale dans une trentaine de pays.
  • L’initiative en faveur de la solidarité internationale (ISI), créé en 2020 pour répondre aux limites imposées par la crise sanitaire, soutient des petits projets qui se déroulent en France, sans mobilité, et qui favorisent l’engagement et la sensibilisation des jeunes à l’échange interculturel et à la solidarité internationale, en lien ou non avec des jeunes d’un pays partenaire. L’ISI permet de développer des formats innovants de sensibilisation aux enjeux internationaux et s’inscrit dans une démarche d’éducation à la citoyenneté et à la solidarité internationale (ECSI) en tant que « première pierre » d’un parcours d’engagement à l’international.
  • Le volontariat d’échanges et de compétences (VEC) permet à des personnes disposant de compétences particulières (qui peuvent être en formation professionnelle, en activité, à la retraite, etc.) de mettre leurs compétences au service d’un projet de développement pour des périodes courtes. Chaque année, entre 500 et 600 volontaires sont envoyés sur des missions dans le domaine de l’éducation, de la formation et de la promotion de la francophonie.

Par ailleurs, le MEAE accompagne l’Agence du service civique dans la promotion et le développement des missions de service civique à l’étranger ou les missions de volontaires étrangers en France.

Pour l’ensemble de ces dispositifs, le ministère s’appuie sur son opérateur, France Volontaires, et sur des partenaires associatifs, agréés pour l’envoi de volontaires.

La plateforme France Volontaires, créée en 2010, assure la promotion et le développement des différentes formes d’engagement volontaires et solidaires à l’international. La plateforme héberge sur son site internet de nombreuses offres de mission.
France Volontaires compte deux antennes à la Réunion et en Nouvelle Calédonie et un réseau d’Espaces volontariat dans une vingtaine de pays. Ces Espaces volontariat font partie de la présence française sur le terrain. C’est une spécificité et un vrai point fort du dispositif de volontariat français de solidarité internationale.

D’autres partenaires font partie du dispositif tels le FONJEP, pour la gestion des dispositifs de volontariat, ou le CLONG-Volontariat, collectif d’échange de pratiques et de représentations des associations de volontariat.

Sécurité et démarches
Pour toute mission, le volontaire doit s’inscrire sur le service Ariane afin de recevoir des recommandations de sécurité si la situation dans le pays le justifie. L’inscription sur Ariane est également possible pour les personnes qui assurent le suivi des volontaires.
L’inscription au registre des Français établis hors de France est fortement conseillée pour les missions supérieures à 3 mois. Ce dispositif permet la prise en compte dans les plans de sécurité des ambassades des Français résidant à l’étranger. Elle peut se faire en ligne sur le site service-public.fr si le lieu de résidence est déjà connu.

Conseils par pays
 : Le volontaire doit consulter régulièrement, avant le départ et une fois sur place, les fiches Conseils aux voyageurs accessibles sur le site du ministère.

Mise à jour : juin 2021