Société civile et volontariat

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Rapport « Agenda 2030 – Agir en faveur de la mise en œuvre de l’Agenda 2030 à travers la politique étrangère française »

Le présent rapport est une restitution du Groupe de travail « Agenda 2030 – Agir en faveur de la mise en œuvre de l’Agenda 2030 à travers la politique étrangère française ». Ce Groupe de travail a été mis en place par le Conseil national du développement et de la solidarité internationale (CNDSI). Il était co-présidé par Olivier Bruyeron (Coordination SUD) et Sébastien Treyer (Institut du développement durable et des relations internationales – IDDRI) et a mobilisé une pluralité d’acteurs. Ces échanges ont permis d’émettre une série de recommandations à l’attention des pouvoirs publics.

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Les sociétés civiles actrices majeures des relations internationales

Depuis plus d’une dizaine d’années, les organisations de la société civile (OSC) sont devenues pour la France des interlocuteurs incontournables des relations internationales. Cette prise en considération des organisations non-étatiques dans la diplomatie mondiale n’est pas nouvelle, mais a franchi, ces dernières années, un nouveau palier. Les organisations de la société civile sont devenues des parties prenantes essentielles de grands sommets internationaux, comme l’a démontré dès 2015 leur implication dans la COP 21, puis dans les suivantes. En termes d’aide au développement ou d’aide humanitaire, elles sont des relais essentiels entre les bailleurs et les populations vulnérables

Les organisations de la société civile (OSC) jouent des rôles essentiels comme conceptrices de projets et d’approches innovantes, actrices de proximité avec les populations les plus vulnérables, partenaires stratégiques dans les réflexions et le plaidoyer en faveur de la solidarité internationale, vigies de la redevabilité des pouvoirs publics, lanceuses d’alerte, ou encore actrices pour sensibiliser et mobiliser dans les territoires les citoyennes et les citoyens sur les enjeux internationaux. Le document d’orientation stratégique « Société civile et engagement citoyen » 2023 – 2027 présente des éléments d’analyse, de bilan et de prospective pour caractériser finement les enjeux et défis auxquels font face les OSC dans le monde actuel.

Le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères (MEAE) est attaché au caractère non gouvernemental des OSC et à ses corolaires d’indépendance, de liberté d’initiative, d’expression et d’action. Il reconnaît pleinement leur expertise, leur capacité à innover et à agir dans des contextes difficiles, et la priorité qu’elles accordent à agir au plus près et au bénéfice des populations.

La diplomatie française est à ce titre autant une diplomatie des sociétés civiles qu’elle est une diplomatie du multilatéralisme, une diplomatie européenne et une diplomatie des biens communs, et les OSC demeurent des partenaires incontournables du Ministère depuis de nombreuses années.

La « société civile » : de qui parle-t-on ?

Si les relations entre le MEAE et les ONG (organisations non gouvernementales) sont historiques, le ministère est aujourd’hui ouvert à une diversité d’acteurs intervenant dans le champ du développement et de la coopération internationale : associations et ONG, universités, centres de recherches, entreprises, syndicats, fondations, organismes d’envoi et d’accueil de volontaires…

L’action de ces structures est complémentaire de celle des États. Elles apportent par leur culture, leurs moyens et leurs objectifs une contribution essentielle à la lutte contre la pauvreté dans toutes ses formes, au développement durable et à la défense des droits humains. Plus globalement, elles constituent des partenaires actifs de la politique française d’aide au développement et de coopération internationale.

Le MEAE s’attache à dialoguer avec chacune d’entre elles tout en encourageant leurs rencontres et l’essor d’initiatives multi-acteurs. Il s’agit ainsi de favoriser l’émergence de nouvelles dynamiques et modes d’action hybrides et innovants. Dans l’économie sociale et solidaire, la responsabilité sociale et environnementale des entreprises, l’économie du partage, la mobilisation citoyenne via le numérique, la rencontre d’acteurs pluriels de la société civile, aux identités et modalités d’actions différents, accélèrent le développement de solutions innovantes.

Cette dynamique multi-acteurs existe également à un niveau stratégique. Créé en 2014, le Conseil National du Développement et de la solidarité internationale (CNDSI) a pour vocation d’organiser la concertation entre les différentes composantes de la société civile française et le MEAE, sur les orientations, les objectifs et les moyens de sa politique de développement et de coopération internationale.

Expression de la citoyenneté, la société civile est un acteur incontournable de la solidarité internationale et du développement.

L’espace d’expression et d’action des sociétés civiles constitue un marqueur important du degré d’ouverture démocratique des États. À ce titre, le MEAE porte auprès de ses interlocuteurs un message d’ouverture aux voix citoyennes et non-étatiques exprimées par les organisations de la société civile. Il défend également les libertés associatives et libertés d’expression des sociétés civiles, organisées ou non.

Le MEAE est pleinement mobilisé pour approfondir davantage les partenariats avec tous les acteurs de la société civile, et consacre notamment un volet de son action au dialogue avec les diasporas et la jeunesse. Les dispositifs de volontariat d’engagement citoyen et l’éducation à la citoyenneté et à la solidarité internationale (ECSI) sont les préalables du travail associatif et permettent de répondre aux grands enjeux contemporains et à la bonne mise en œuvre des ODD.

Pour la France, la société civile a 3 rôles essentiels complémentaires de l‘action de l’État

  1. Mobiliser, porter le plaidoyer et l’expertise auprès des autorités, pour influencer les politiques nationales, celles des acteurs multilatéraux et peser sur les négociations internationales ;
  2. Agir sur le terrain, en étant capable de mettre en œuvre des actions de renforcement des droits de l’homme, d’interventions humanitaires ou de développement ou encore de fournir de l’expertise ;
  3. Sensibiliser et former nos compatriotes, via les différentes offres de volontariat proposées par les acteurs engagés en coopération internationale. Le volontariat contribue ainsi à déconstruire les clichés, donne des clés de compréhension sur l’interculturalité et forme les acteurs du développement de demain.

Publications

Mise à jour : mars 2023