Diminution du nombre de doctorants en Suède

Partager
Suède

Brève
Suède | Politiques de recherche, technologiques et universitaires
18 mai 2016

Le nombre d’étudiants en thèse a fortement diminué ces dernières années en Suède. Et le pays risque de ne pas répondre à son objectif d’être leader dans les domaines de la recherche et de l’excellence scientifique. La ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche, Helene Hellmark Knutsson, insiste néanmoins sur le fait que quantité et qualité ne sont pas forcément dépendantes l’une de l’autre.

Le nombre de nouveaux étudiants en thèse a diminué de plus de 30% dans les cinq plus grandes universités suédoises durant la période 2011–2015. Ces chiffres, issus d’une étude commandée par le gouvernement, inquiètent deux professeurs d’économie de l’Université de Stockholm, Richard Forslid et Jonas Häckner.

Helene Hellmark Knutsson, ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche, admet que le nombre de doctorants a diminué au cours des dernières années, mais indique que cela ne signifie pas que la qualité de la recherche se détériore.

Les deux économistes craignent que les nouvelles propositions du ministère en matière de conditions de travail des doctorants accentuent cette tendance et qu’encore moins d’étudiants ne soient admis dans les programmes doctoraux.

L’objectif de l’étude remise à la ministre début avril était de savoir comment les conditions d’emploi et de travail des doctorants pouvaient être améliorées. L’une des propositions du rapport est que les contrats temporaires successifs soient remplacés par des contrats permanents. « Nous voulons offrir des conditions sûres et décentes afin de recruter les meilleurs étudiants possibles » indique Helene Hellmark Knutsson. Mais cette amélioration signifie aussi une augmentation des coûts pour les universités.

Les futures « propositions de recherche » (lois quadriennales d’orientation de la recherche suédoise) donneront la priorité aux dotations de bases aux universités, c’est-à-dire aux financements que les universités pourront distribuer comme elles le souhaitent.

Sources
Rédactrices

Anna Börjesson, Nelly Guitard@ScienceFR_SE