Jo Johnson annonce 204 M£ pour la formation des docteurs et les technologies quantiques

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Royaume-Uni | Politiques de recherche, technologiques et universitaires | Sciences de l’ingénieur : aéronautique, mécanique, électronique, génie civil
24 mars 2016

Le gouvernement britannique a mis à disposition un financement de plus de 200 M£ pour soutenir les étudiants en thèse dans les domaines de l’ingénierie et sciences physiques ainsi que pour promouvoir la recherche en technologies quantiques.

Dans un contexte de dynamisation de l’innovation, de transfert de technologies mais aussi de création de vocations, 167 M£ seront alloués au Doctoral Training Partnership (DTP) pour promouvoir les étudiants à haut potentiel dans 40 universités à travers le Royaume-Uni, ce qui donnera la possibilité à 2000 étudiants de suivre un cursus doctoral.

En ce qui concerne le financement des thèses de 167 M£, celui-ci se fera par le biais du Engineering and Physical Sciences Research Council (EPSRC) via le DTP. 40 universités sont concernées par ce plan 2016-2017, l’université d’Oxford recevra 13,5 M£, l’université de Warwick 5M£, …

Par exemple, pour l’université de Warwick, 66 thèses du EPSRC seront financées par ce programme doctoral à travers les départements de chimie, physique, mathématiques, statistiques, science informatique, l’école d’ingénierie et enfin le WMG (Warwick Manufacturing Group). Ces 5 M£ devraient permettre à l’université de Warwick d’accepter plus d’étudiants en thèse pour ainsi soutenir ses projets de recherche les plus ambitieux, afin d’être en mesure de répondre à de nouvelles demandes commerciales et de pouvoir générer de nouvelles découvertes. Nous rappelons que les 7 départements mentionnés ci-dessus sont classés dans les 10 premiers britanniques au classement REF.

Le ministre a aussi rappelé la volonté du Royaume-Uni de rester un leader mondial dans le domaine de la science et de l’innovation ; pour se faire il est donc vital de donner les moyens aux chercheurs.
En effet les 37 M£ restant serviront, quant à eux, à la recherche en technologies quantiques (nouveaux ordinateurs, scanner de haute précision en recherche sur la maladie d’Alzheimer…) pour d’une part financer les équipements (25 M£), et d’autre part pour la formation de jeunes chercheurs dans ce domaine (12 M£).

De plus lors de son déplacement à l’université d’Oxford (01 mars 2016), Jo Johnson a annoncé l’apport de financement pour le Networked Quantum Information Technologies (NQIT) dirigé par le Prof Ian Walmsley (Université d’Oxford) ; ce programme a pour but la création d’un réseau d’ordinateurs quantiques superpuissants prenant place au sein d’un large projet (UK National Quantum Technologies Programme) de 270 M£. On rappelle que le NQIT est un partenariat d’universités (Bath, Cambridge, Edinburgh, Leeds, Southampton, Strathclyde, Sussex, Warwick, ainsi que d’une dizaine d’entreprises nationales et internationales) qui constitue une structure très importante en technologie moderne de l’information, ayant vocation à ouvrir de nouveaux champs d’applications.

Sources :

Rédacteur : Dr Ludovic Drouin, attaché scientifique