Une pluie d’étoiles filantes dans le ciel du Negev

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Israël

Brève
Israël | Science de la terre, de l’univers et de l’environnement : énergie, transports, espace, environnement
4 septembre 2015

Plus de 5 000 personnes se sont rendues, dans la nuit du 12 au 13 août, dans la ville de Mitzpe Ramon dans le désert du Negev, pour observer les Perséides, ou “Larmes de Saint Laurent”, un essaim de météores (ou pluie d’étoiles filantes) visible chaque été. Sur place, familles, couples d’amoureux, promeneurs, touristes, et amateurs d’astronomie en tout genre sont arrivés en masse, dans le cadre d’une observation organisée par l’agence spatiale israélienne, l’association des astronomes israéliens, et le ministère de la Science, de la Technologie et de l’Espace.

Au delà des clivages, les étoiles

“La recherche scientifique dans le domaine de l’espace est l’un des moyens les plus enthousiasmant de créer un dialogue entre les citoyens israéliens de tout bord et des quatre coins du pays, et de passionner les plus jeunes”, affirme Dani Danon, le ministre de la science, à propos de l’évènement. “Le fait que plusieurs milliers d’israéliens ont répondu présents témoigne de l’intérêt grandissant pour le sujet. Le ministère de la science, de la technologie et de l’espace continuera à rendre ce sujet accessible via des programmes éducatifs, et à exposer l’ensemble du publique spatiale”, a-t-il continué.

Dans le sillage de la comète…

Alors que lors d’une nuit normale, on peut observer près de sept étoiles filantes par heure, lors de la nuit des perséides, ce nombre s’élève à près de cent. Dans la nuit du 12 août, le Terre traverse l’orbite de la comète Swift Tuffle, qui gravite autour du soleil en 134 ans. Celle-ci laisse dans son sillage une trainée de poussières cométaires, qui pénètrent dans l’atmosphère sous l’effet de la gravitation terrestre. Ces poussières, de taille variant entre celle d’un grain de sable et celle d’un petit pois, pénètrent dans l’atmosphère à des vitesses allant jusqu’à 210 000 km/h et atteignent des températures de 1650 degrés Celsius. La lumière que l’on observe est en réalité rayonnée par l’atmosphère elle-même, ionisée sur leur passage lorsqu’elles atteignent une altitude de 115 km environ. L’etoile filante s’ « étend » lorsque le météore atteint 90 km d’altitude. Le nom de l’essaim provient du fait que les météores semblent toutes issues d’une même constellation : Persée. Ce phénomène est en fait une illusion d’optique, dû au fait que les météores croisent l’orbite terrestre dans la direction de passage de la comète (de même que des rails de chemin de fer dans une direction donnée nous semblent converger en un point à l’horizon). L’atmosphère terrestre consume près de 100 000 tonnes de poussière chaque année et la plupart des météores qui ont pénétré dans l’atmosphère le 12 août dernier avaient plus de mille ans.

Source : http://news.walla.co.il/item/2881500 ; http://davidson.weizmann.ac.il/astronomy4all

Auteurs :
Maayane Soumagnac, Postdoctorante au centre d’astrophysique de l’institut Weizmann
Angélique Toulon, chargée de mission scientifique et universitaire