Recife filmée (2011-2016) : de l’occupation urbaine à une possible habitabilité

Brésil

Brésil | Sciences Humaines et sociales
8 novembre 2019

Claire Allouche, lauréate de la bourse REFEB en 2018 a réalisé une étude sur l’urbanisme à Recife et s’est intéressée au point de convergence entre l’émergence d’une production cinématographique indépendante majeure et le mouvement d’occupation urbaine citoyenne d’ampleur, Ocupe Estelita (2012-2015) dans la plus grande ville du Nordeste. En 2019, cette jeune chercheuse a publié un article directement lié à son séjour d’étude.
Les deux longs métrages de fiction Les Bruits de Recife (2012) et Aquarius (2016) ont respectivement connu leur première internationale au Festival international du film de Rotterdam et au Festival de Cannes. Ces deux films mettaient en lumière des conflits d’habitabilité propres à Recife, en soulignant également le caractère déshabité de la ville, comme si les recifenses avaient perdu l’habitude d’y vivre tout à fait, notamment par repli sécuritaire. C’est entre le tournage de ces deux films qu’a eu lieu "Ocupe Estelita" : une initiative populaire d’occupation de l’espace urbain. Le but premier était d’enrayer la possible concrétisation du Novo Recife, qui n’a d’ailleurs toujours pas vu le jour. Le mouvement a ensuite été rejoint par des habitants de quartiers populaires environnants, notamment la comunidade do Coque, menacés d’expulsion par le projet Novo Recife. La devise du mouvement est devenue : « A cidade é nossa. Ocupe-a. » (« La ville est à nous. Occupe-la. »).

L’article entier est disponible à travers le lien suivant : http://www.alepreuve.org/content/recife-film%C3%A9e-2011-2016-de-l%E2%80%99occupation-urbaine-%C3%A0-une-possible-habitabilit%C3%A9