Les incendies en Amazonie vus par les chercheurs de l’IRD

Brésil

Brésil | Science de la terre, de l’univers et de l’environnement : énergie, transports, espace, environnement
1er octobre 2019

Les incendies en Amazonie ont suscité une importante réaction de la communauté scientifique internationale en juillet et août 2019 à la suite des publications de l’Instituto Nacional de Pesquisas Espaciais (INPE) faisant état d’au moins 75 336 feux en huit mois au Brésil. En Amazonie, la déforestation a bondi de 50 % depuis janvier 2018. Au cours du mois de juillet, quasiment l’équivalent de l’agglomération londonienne a disparu (1 340 km²).
Les chercheurs de l’IRD estiment que ces feux sont dus aux changements climatiques et à la sècheresse ainsi qu’à la déforestation illégale liée à la culture intensive du soja. Les scientifiques regrettent également que le gouvernement brésilien actuel ait mis en place un système d’affaiblissement des institutions environnementales.
Ils remarquent une certaine contradiction dans la prise de conscience mondiale (G7, société civile) de ces incendies puisque chaque année des feux ont lieu à cette période en Amazonie. Ainsi, une meilleure prise en compte des enjeux environnementaux et une coordination globale sont nécessaires pour lutter contre le changement climatique à l’échelle planétaire.
Les scientifiques rappellent l’importance environnementale de l’Amazonie, « levier d’absorption des gaz à effet de serre, c’est pourquoi on parle de ’poumon de la terre’ - c’est un rôle capital à l’heure où nous en produisons tant ». « Il y a par ailleurs tout un cycle hydrologique permis par l’Amazonie : l’eau de la zone n’alimente pas seulement le bassin amazonien mais aussi l’est des Andes, ainsi que le sud du continent. En fait, l’eau issue de l’Amazonie a une influence sur la surface des calottes de glace du pôle Sud » déclare une biologiste. Elle ajoute que la forêt amazonienne constitue le plus grand réservoir de biodiversité au monde, où l’on dénombre des centaines de milliers d’espèces de plantes, d’animaux, d’insectes, sans compter celles qui n’ont même pas été recensées. 63% de la forêt amazonienne se situent sur le territoire brésilien.
Ci-dessous un ensemble d’articles et d’entretiens de chercheurs de l’IRD :

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