Nations unies - Journée internationale de la tolérance zéro à l’égard des mutilations sexuelles féminines (6 février 2026)
En cette Journée internationale de tolérance zéro à l’égard des mutilations sexuelles féminines, la France réaffirme l’importance de lutter contre ces violations des droits fondamentaux et de promouvoir l’égalité de genre partout dans le monde.
D’après l’UNICEF, plus de 230 millions de femmes et filles à travers le monde ont subi des mutilations sexuelles, soit une augmentation de 15% par rapport aux chiffres de 2016. Selon le Fond des Nations Unies pour la Population, 23 millions de filles supplémentaires risquent de subir ces violences au cours des quatre prochaines années.
Ces pratiques constituent des violations des droits des femmes et des filles : elles portent atteinte à leur santé, leur sécurité et leur intégrité physique, avec des conséquences dramatiques pour leur bien-être et leur développement.
La France appelle la communauté internationale à poursuivre les efforts pour éradiquer ces pratiques inacceptables et pour garantir la protection du droit inaliénable à pouvoir disposer librement de son corps.
La lutte contre toutes les formes de violences sexuelles et fondées sur le genre est l’un des piliers de la stratégie internationale de la France pour une diplomatie féministe (2025-2030). La France agit pour combattre ces violences via le Fonds de soutien aux organisations féministes (FSOF), en soutenant plus de 150 projets à travers le monde. Le programme « Devenir – Renforcer l’engagement communautaire pour l’abandon des mutilations sexuelles féminines » a mobilisé près de 400 jeunes et sensibilisé 640 000 personnes aux droits et santé sexuels et reproductifs. A travers le Fonds Muskoka pour la santé de la mère et de l’enfant, la France appuie quatre agences onusiennes (FNUAP, OMS, ONU-Femmes, UNICEF) pour former les professionnels de santé de six pays d’Afrique de l’Ouest et du Centre à la prise en charge globale des victimes.
La France poursuivra son engagement, aux côtés des Nations Unies, des Etats, des partenaires institutionnels, académiques et de la société civile, pour que cessent les mutilations sexuelles féminines.