Journée internationale des droits de la femme (8 mars 2026)

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A l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes ce 8 mars 2026, la France renforce son action pour lutter contre les violences sexuelles et les violences basées sur le genre en temps de conflit.

Les droits des femmes renforcés dans les zones de conflit

Les femmes et les filles représentent 95% des victimes de violences sexuelles liées aux conflits. Pourtant, elles sont largement absentes des processus de paix. Face à ce constat, le Conseil de Sécurité des Nations Unies a posé les bases de l’Agenda « Femmes, paix et sécurité » dès 2000, grâce à l’adoption à l’unanimité de la résolution 1325 qui vise notamment à lutter contre les violences liées aux conflits, renforcer la participation des femmes dans les processus de paix, sensibiliser les forces de défense et de sécurité aux questions de genre et tenir compte de l’égalité de genre dans les processus de paix et de reconstruction.
A travers quatre plans nationaux qui couvrent la période 2010-2030, la France intègre les engagements de la résolution 1325 et de l’Agenda « Femmes, paix et sécurité » dans l’action nationale et internationale des administrations françaises (voir encadré ci-dessous).

Des mesures concrètes en faveur des droits des femmes dans les zones de conflit
Parmi les mesures adoptées par les Nations Unies, la France et les Etats membres, on retrouve :

  • l’augmentation du nombre de femmes déployées dans les opérations de maintien de la paix
  • la formation du personnel de maintien de la paix aux droits des femmes
  • la création de postes de conseillers militaires pour les questions de genre
  • le renforcement les compétences des femmes médiatrices, négociatrices, politiques et officiers
  • la prise en compte des besoins des femmes et des filles en matière d’accès aux produits de santé, aux mécanismes de justice et de réparation et aux opportunités économiques

Selon le Women, Peace and Security Focal Points Network, rattaché à ONU Femmes, plus de 110 plans nationaux d’action et 13 plans régionaux d’action ont été adoptés pour mettre en œuvre les engagements de l’Agenda Femmes, paix et sécurité.

La diplomatie féministe, une priorité de la politique étrangère de la France

A travers sa diplomatie féministe, la France s’implique dans les travaux du Groupe des engagements communs « Femmes, paix et sécurité » dans toutes les instances des Nations Unies. A l’Assemblée générale, au Conseil des droits de l’Homme et dans les Commissions du Conseil économique et social, elle œuvre au renforcement des normes en faveur des droits des femmes et des filles. La France soutient aussi la société civile féministe active pour promouvoir l’Agenda dans plusieurs pays, notamment grâce au Fonds de soutien aux organisations féministes.

Pour aller plus loin : comprendre l’intégration de la résolution 1325 de l’ONU aux politiques françaises

Depuis 2010, la France a mis en œuvre trois plans nationaux d’action visant à intégrer les engagements de la résolution 1325 et de l’Agenda « Femmes, paix et sécurité » dans l’action nationale et internationale des administrations françaises. Un quatrième plan d’action est mis en œuvre ce 8 mars 2026.

  • 1er Plan national d’action de la France Femmes, paix et sécurité 2010-2013
    Dans son 1er Plan national d’action, la France s’est employée à adopter des mesures pour protéger les femmes contre les violences, à les impliquer dans les processus de paix et de reconstruction, à intégrer les droits des femmes dans les formations militaires et civiles et à promouvoir ces droits aux niveaux politique et diplomatique.
  • 2ème Plan national d’action de la France Femmes, paix et sécurité 2015-2018
    La France a maintenu son engagement pour accroître la participation des femmes aux processus décisionnels et pour combattre les violences qu’elles subissent en intégrant les enjeux d’égalité de genre et de droits des femmes et des filles dans l’aide humanitaire. L’action en matière de lutte contre l’impunité a été renforcée grâce à des initiatives en faveur de l’accès des femmes à la justice.
  • 3ème Plan national d’action de la France Femmes, paix et sécurité 2021-2025
    Les engagements pris dans ce plan ont guidé la mise en place de formations en ligne pour les conseillers militaires genre dans les OMP, le lancement de l’initiative « Avec Elles » du Haut-Commissariat aux réfugiés, l’organisation à la Haye de la première Conférence internationale des procureurs chargés de lutter contre l’impunité des violences sexuelles dans les conflits, le lancement à New York du premier réseau international des polices sensibles au genre, le déploiement d’unités de polices ukrainiennes en charge d’enquêter sur les violences sexuelles et le soutien aux réfugiées afghanes.
  • 4ème Plan national d’action de la France Femmes, paix et sécurité 2021-2025
    Le plan d’action pour 2026-2030 est construit autour de cinq piliers :
    • la protection des femmes et des filles contre toutes les formes de violences fondées sur le genre dans tous les contextes
    • la prévention des conflits ainsi que de toutes les formes de violence à l’égard des femmes et des filles
    • la participation pleine, égale et effective des femmes à tous les processus de décision
    • la lutte contre l’impunité et la réparation des victimes
    • le renforcement de l’appropriation et de la visibilité du 4ème Plan national d’action et de l’Agenda « Femmes, paix et sécurité »’

Ce quatrième plan d’action veut également renforcer la coopération interministérielle ainsi que le dialogue avec les représentants institutionnels et de la société civile.

Télécharger le 4e plan national action Femmes, paix et sécurité (PDF - 987 ko)