La France, leader historique de la Couverture santé universelle

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Plus de la moitié de la population mondiale n’a pas accès aux services de santé essentiels et près de 100 millions de personnes basculent chaque année dans l’extrême pauvreté en payant les soins de santé dont elles ont besoin.
En Afrique et en Asie du Sud-Est, près d’un tiers des ménages doit s’endetter ou vendre des biens pour payer des soins de santé.

La France a fait de la Couverture santé universelle (CSU) un principe directeur de sa nouvelle Stratégie en santé mondiale 2017-2021.

La crise sanitaire de la Covid-19 rappelle combien l’objectif de Couverture santé universelle est important et essentiel.

La CSU : définition

L’accès de tous, y compris des populations vulnérables et marginalisées, à des services de santé de qualité sans risque de difficultés financières.

Des impacts bien au-delà des domaines de la santé et du bien-être

Les progrès en vue de l’atteinte de la Couverture Santé Universelle constituent un investissement dont les bénéfices vont bien au-delà des domaines de la santé et du bien-être (ODD 3). La CSU favorise également une croissance économique inclusive et durable (ODD 8), de meilleurs résultats scolaires des enfants, des adolescents et des jeunes (ODD 4), et un meilleur état nutritionnel de la population (ODD 2).

Une priorité française

La France promeut une approche renouvelée de la couverture santé universelle. Elle la considère comme un objectif transversal. Afin d’atteindre la CSU, les systèmes de santé nationaux doivent être renforcés de manière globale.

Depuis 2012, la France mène un plaidoyer au plus haut niveau en faveur de la CSU auprès des organisations et enceintes internationales. Cet engagement a abouti en septembre 2015 à l’adoption de la CSU comme l’une des cibles du nouvel Agenda 2030 pour les objectifs du développement durable. La France a également joué un rôle moteur dans l’adoption de la Déclaration politique de la réunion de haut niveau sur la CSU lors de l’Assemblée générale des Nations unies en 2019.

La crise de COVID19 et l’exigence d’atteindre la couverture santé universelle

La pandémie de Covid-19 a mis à l’épreuve tous les systèmes de santé et a exacerbé les disparités criantes d’accès aux services de santé dans le monde. Au total, 90 % des pays ont souffert de perturbations de leurs services de santé essentiels depuis le début de la pandémie. Cette crise sanitaire nous invite à confirmer nos engagements dans le renforcement des systèmes de santé des pays les plus vulnérables en vue d’atteindre la Couverture santé universelle.

Le financement des fonctions de base de nos systèmes de santé, dont la surveillance, la préparation, la recherche et le développement, est la réponse privilégiée à la pandémie actuelle et aux potentielles crises futures. Ainsi le financement des biens communs pour la santé est une première étape sur le chemin vers la couverture santé universelle.

Réseau Providing for Health

En 2007, la France et l’Allemagne ont cofondé le réseau Providing for Health (P4H). Rejoints par 16 autres membres comprenant des agences multilatérales, des partenaires bilatéraux et des institutions académiques tels que la Suisse, le Global Financing Facility (GFF), la Banque asiatique de développement, ce réseau vise à encourager et faciliter la collaboration et la programmation conjointe dans le champ du financement de la santé au niveau national, régional et mondial, pour l’établissement équitable et efficace de systèmes de protection sociale en santé vers la CSU. La coordination de ce réseau est assurée conjointement par l’Organisation mondiale de la santé, la Banque mondiale et l’Organisation internationale du travail. En 2020, la France contribue au réseau à hauteur de 4,7 M€.

La France est également membre de la plateforme multipartite CSU 2030, qui favorise le travail collaboratif aux niveaux mondial et national sur le renforcement des systèmes de santé vers l’atteinte de la CSU. Son secrétariat est hébergé entre l’OMS et la Banque mondiale.

La France encourage aussi les différents fonds thématiques de la santé, notamment le Fonds mondial de lutte contre le VIH/Sida, la tuberculose et le paludisme et GAVI, l’Alliance du vaccin, à agir pour renforcer les systèmes de santé nationaux.

La France soutient en effet de manière directe les pays dans la définition et la mise en œuvre de politiques de CSU via son aide au développement bilatérale gérée par l’Agence française de développement (AFD) et Expertise France, opérateurs du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères. Ceux-ci ont fait de la CSU un axe prioritaire d’intervention.

En 2019, l’AFD a investi 327 millions d’euros dans la promotion de la CSU en renforçant les systèmes de santé et l’accessibilité financière aux soins, sous forme de prêts (souverain et non souverain) et en dons compris via des délégations de fonds de l’Union européenne. Elle a également consacré 175 millions d’euros pour soutenir les pays dans la mise en place de systèmes nationaux de protection sociale pérennes et inclusifs, dont la protection sociale en santé.

Focus sur l’Initiative solidarité santé Sahel

D’une valeur de 30 millions d’euros financés par le MEAE, cette initiative, gérée par l’AFD depuis 2013, vise à promouvoir l’accès aux soins de santé pour les enfants de moins de 5 ans dans 4 pays du Sahel (Mali, Niger, Sénégal et Tchad) via l’appui aux mécanismes solidaires d’exemption de paiement portés par les États et/ou par des organisations non gouvernementales.

Mise à jour : 08.10.20