12 ème plénière de la plateforme mondiale sur la biodiversité : la France salue l’adoption de l’évaluation "entreprises et biodiversité" et de son résumé pour les décideurs (9 février 2026)

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La France se félicite de l’adoption de l’évaluation « Entreprises et biodiversité » par la 12ème plénière de l’IPBES (Plateforme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité et les services écosystémiques) qui s’est tenue du 3 au 8 février 2026 à Manchester.

Il s’agit de la première évaluation mondiale de cette envergure sur les méthodes de mesure d’impacts et de dépendances des entreprises vis-à-vis de la biodiversité. Elle montre qu’il existe de nombreux leviers d’actions à la disposition des entreprises pour réduire leurs impacts sur la biodiversité, améliorer leurs pratiques et les transformer en opportunités. L’évaluation rappelle également le rôle crucial des gouvernements et des institutions financières dans la mise en place d’un environnement favorable à la transition écologique.

Avec ses partenaires, la France s’est fortement impliquée pour défendre le principe de l’intégrité scientifique et l’ambition de ce document à l’attention des décideurs, tant publics que privés. Celui-ci montre clairement que la biodiversité est une chance pour les entreprises. L’évaluation indique par exemple que la prise en compte de la biodiversité dans la transition économique offre un potentiel de création de 395 millions d’emplois. Les principales opportunités économiques pour les entreprises résident dans les secteurs de la conservation, de la restauration, de la réduction des impacts et de la gestion durable des écosystèmes.

Cette 12ème plénière a également permis l’élection de Sandra Luque (France), directrice de recherche à l’INRAE (Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement), au panel d’experts multidisciplinaire de l’IPBES (le conseil scientifique de la Plateforme), une élection que la France salue.

En 2027, la prochaine plénière de l’IPBES examinera deux nouvelles évaluations : la première sur les méthodes de suivi de l’état de la biodiversité, la seconde sur la planification spatiale intégrée et la connectivité écologique.

Jean-Noël Barrot, ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, rappelle que « face au déclin rapide de la biodiversité, nous avons besoin d’une science solide, partagée et tournée vers l’action. La France continuera de soutenir l’IPBES, dont les travaux éclairent les choix politiques, économiques et diplomatiques indispensables à notre avenir collectif. »

Pour Monique Barbut, ministre de la Transition écologique, de la Biodiversité et des Négociations internationales sur le climat et la nature, « les évaluations de l’IPBES sont essentielles pour guider nos politiques publiques. Elles nous permettent d’agir avec précision, cohérence et ambition, pour transformer nos modèles, protéger les écosystèmes et accompagner les acteurs économiques ».