Situation à Cuba - Réponse de Nicolas Forissier, ministre délégué auprès du ministre de l’Europe et des affaires étrangères, chargé du commerce extérieur et de l’attractivité, à une question au Gouvernement, en séance publique, à l’Assemblée nationale (Paris, 1er avril 2026)
Madame la présidente,
Monsieur le député [Jean-Victor Castor],
J’entends bien votre question et vous avez vous-même évoqué le fait que Cuba était dans une asphyxie économique qui avait beaucoup de conséquences évidemment pour la population cubaine mais aussi pour la stabilité de la région. Je ne peux pas vous laisser dire, je vous le dis très tranquillement, que la France ne s’y intéresse pas. La France a toujours, depuis 1992, condamné le blocus, l’embargo. Elle a toujours été sur cette ligne et elle continue à le dire au sein des Nations unies.
Deuxièmement, dans le cadre du G7 que préside actuellement la France, nous avons initié un certain nombre d’échanges et d’initiatives précisément sur la question de la stabilité dans la zone, sur la question de Cuba donc incidemment, et sur le fait que nous aurions sans doute en juillet, c’est une proposition de Jean-Noël Barrot, ministre de l’Europe et des affaires étrangères, une réunion très précisément sur cette question.
Je veux ajouter que nous appelons sans cesse, y compris nos partenaires américains, au dialogue. Il y a d’ailleurs des pourparlers qui ont été engagés entre Cuba et les États-Unis, avec un certain nombre, je l’espère, d’avancées. Nous avons un certain nombre de réponses qui ont été apportées par la République de Cuba elle-même, notamment sur l’engagement de libérer 51 prisonniers pour des raisons politiques, en tout cas telles que définies, et l’engagement aussi de pouvoir ouvrir à la diaspora cubaine la possibilité de créer des entreprises dans un certain nombre de secteurs de l’économie de façon assez ouverte. Ce sont des pas qui sont des pas dans la bonne direction de part et d’autre. La France privilégie ce dialogue et elle reste, je l’ajoute aussi, disponible dans le cadre des démarches des Nations unies pour toute aide humanitaire. Vous l’avez vous-même évoqué et je veux vous le confirmer.
Je vous remercie.