Situation en Iran - Réponse de Jean-Noël Barrot, ministre de l’Europe et des affaires étrangères, à une question au Gouvernement, en séance publique, à l’Assemblée nationale (Paris, 11 février 2026)
Madame la présidente,
Mesdames et Messieurs les députés,
Madame la députée [Ayda Hadizadeh],
Merci pour votre engagement indéfectible aux côtés du grand peuple d’Iran qui doit effectivement entendre que la France, les Françaises et les Français se tiennent à ses côtés, saluent son courage et pleurent avec lui les morts qui, par milliers, peut-être par dizaines de milliers, marquent la répression la plus violente et la plus sanglante de l’histoire contemporaine de l’Iran. Dans ce contexte, nous agissons pour poursuivre trois priorités.
La première, c’est de soutenir le peuple iranien par tous les moyens que nous pouvons activer et en particulier celui de l’accueil des opposants poursuivis par le régime qui sollicitent l’asile et le refuge en France. Nous allons accroître nos visas humanitaires à fin d’asile pour ces profils que nous devons protéger, c’est notre responsabilité.
La deuxième priorité, c’est évidemment de ne laisser aucun de ces actes de répression impunis. Vous avez rappelé que la France a soutenu l’inscription du corps des Gardiens de la révolution sur la liste des organisations terroristes de l’Union européenne, que nous avons désigné pour être ciblés par des sanctions européennes 21 responsables du régime, ministre de l’Intérieur, procureur général, responsables régionaux du corps des Gardiens de la révolution. Et que nous allons poursuivre ce travail de lutte contre l’impunité après les événements graves et la répression dans le sang de la révolte pacifique du peuple iranien. Et puis, nous exigeons désormais la fin de la répression, la libération des prisonniers, la cessation des exécutions et la possibilité donnée à la mission d’établissement des faits des Nations unies de venir enquêter sur les crimes.
La troisième priorité, c’est évidemment la sécurité de nos emprises et de nos ressortissants, et je le dis aux familles de Cécile Kohler et de Jacques Paris, je le leur dis à tous les deux, nous ne les oublions pas. Nous exigeons leur libération définitive et leur retour dans notre pays.