Français détenus à l’étranger - Détention de Christophe Gleizes - Réponse de Jean-Noël Barrot, ministre de l’Europe et des affaires étrangères, à une question au Gouvernement, en séance publique, à l’Assemblée nationale (Paris, 3 février 2026)
Madame la présidente,
Mesdames et Messieurs les députés,
Monsieur le président [Bruno] Fuchs,
Vous l’avez rappelé, nous avons accueilli ce matin avec un grand soulagement la nouvelle du fait que notre compatriote Tom Félix a été relaxé après deux ans et demi de détention en Malaisie. Nous avons une pensée pour sa famille que vous avez reçue, que j’ai rencontrée à deux reprises l’année dernière, qui a été très courageuse dans cette épreuve et qui pourra, nous le souhaitons, retrouver très prochainement son fils. Cette bonne nouvelle s’ajoute à celle de la libération de trois de nos compatriotes qui étaient détenus arbitrairement depuis le début de l’année 2026, qui elle-même s’ajoute à la sortie de prison de dix de nos compatriotes dans le courant de l’année 2025. Ces sorties de prison, ces libérations ne sont évidemment pas le fruit du hasard mais celui de la mobilisation sans relâche des agents du ministère de l’Europe et des affaires étrangères à Paris comme dans les postes diplomatiques et dont je veux, une nouvelle fois devant vous, saluer le courage et le professionnalisme.
Mais ces bonnes nouvelles n’entament en rien notre mobilisation pour obtenir la libération définitive de Christophe Gleizes, détenu depuis plus de deux ans en Algérie pour des raisons totalement injustifiées. La présidente l’a rappelé tout à l’heure, je la remercie pour l’hommage qu’elle lui a rendu. Il a passé son 37e anniversaire en prison. Il a pu recevoir la visite de ses parents, dont je veux saluer la dignité dans cette épreuve, saluer aussi la mobilisation de toutes celles et ceux qui, dans le monde du sport, mais aussi dans le monde des médias, plaident la cause de Christophe Gleizes pour obtenir sa libération. Comme vous le savez, après une condamnation particulièrement sévère à sept ans d’emprisonnement, il s’est pourvu en cassation et nous souhaitons que cet appel, ou en tout cas, que ce pourvoi puisse être traité dans les meilleurs délais pour qu’il puisse rentrer au plus vite, sans délai, dans notre pays.