Diasporas - Haut-Commissariat à la diversité - Réponse de Jean-Noël Barrot, ministre de l’Europe et des affaires étrangères, à une question au Gouvernement, en séance publique, à l’Assemblée nationale (Paris, 14 janvier 2026)
Madame la présidente,
Mesdames et Messieurs les députés,
Madame la députée [Hanane Mansouri],
Vous auriez dû me passer un coup de fil avant cette séance de questions. Vous auriez pu ainsi économiser une question et nous aurions pu aborder d’autres sujets. Puisque votre question porte sur un projet qui n’existe pas, ni dans l’esprit du Président de la République, ni dans l’esprit du Premier ministre, ni dans le mien. Ce n’est pas la conception que nous faisons de l’action publique, qui est une action universaliste et républicaine. Nous récusons les politiques publiques qui séparent et qui assignent.
Et d’autre part, dans le projet tel que vous le décrivez, nous ne pourrions que, d’une certaine manière, lui réserver un accueil très tiède, voire très froid, pour deux raisons principales. La première, c’est qu’il est superflu, s’agissant notamment des diasporas, puisque mon ministère, en lien d’ailleurs avec le ministère de l’intérieur, entretient des relations très étroites avec les diasporas présentes en France dans tout ce qu’elles peuvent représenter de liens avec les pays dont elles sont issues.
Et par ailleurs, ce projet serait contraire à l’ambition qui est affichée par le Premier ministre de simplification de notre organisation administrative, cette simplification à laquelle votre collègue Blandine Brocard faisait référence tout à l’heure et à laquelle l’ensemble des ministères est pleinement attaché.
(Source : Assemblée nationale)