Diasporas - Création d’un Haut-Commissariat à la diversité et aux diasporas - Réponse de Jean-Noël Barrot, ministre de l’Europe et des affaires étrangères, à une question au Gouvernement, en séance publique, au Sénat (Paris, 14 janvier 2026)

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Monsieur le président,
Mesdames et Messieurs les sénateurs,
Monsieur le sénateur [Francis Szpiner],

Vous auriez dû me passer un petit coup de fil avant cette séance. Nous aurions pu économiser cette question et passer un moment agréable ensemble à la buvette. Car le projet auquel vous faites référence, auquel votre question fait référence, n’existe pas. Ni dans l’esprit du Président de la République, ni dans l’esprit du Premier ministre, ni dans le mien. Pourquoi ? Parce qu’il est contraire à la conception que nous nous faisons de l’action publique, qui est républicaine et universaliste et qui se tient à l’écart de tout ce qui sépare et de tout ce qui assigne. Et que par ailleurs, tel qu’il est décrit dans un article de presse, dont je ne recommande pas la lecture, il porte un certain nombre, je dirais, de caractéristiques qui ne peuvent que nous conduire à nous en écarter. Il est d’abord incongru parce qu’il semble mettre bout à bout les Outre-mer et les diasporas. Il est ensuite superflu parce que oui, le ministère des affaires étrangères, en lien avec le ministère de l’intérieur, entretient des relations étroites avec nos diasporas, qui sont pour nous des interlocuteurs réguliers et d’une certaine manière des ambassadeurs vis-à-vis des pays dont ils sont originaires. Et troisièmement, parce qu’un tel projet serait contraire à l’ambition du Premier ministre d’une simplification administrative qui rende à notre action publique sa lisibilité.

(Source : Sénat
)