Communiqué conjoint de Jean-Noël Barrot et Nicolas Forissier (13 février 2026)

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Produits laitiers : une baisse des droits de douane chinois qui reste insuffisante au regard des enjeux pour notre filière

Nous prenons acte des conclusions publiées hier par les autorités chinoises, qui conduisent à l’instauration de droits de douane définitifs sur la filière laitière européenne compris entre 7,4 % et 11,7 %, alors que des niveaux provisoires beaucoup plus élevés – entre 21,9 % et 42,7 % – avaient été envisagés en décembre dernier. Ces mesures concernent un volume d’échanges évalué à près de 430 millions d’euros.

Ces droits demeurent pénalisants pour nos producteurs et pour la compétitivité de nos exportations sur un marché stratégique. Nous saluons l’engagement exemplaire de la filière laitière française et européenne, qui a pleinement coopéré avec les autorités chinoises tout au long de la procédure afin de démontrer l’absence de subventions indues. Cette coopération a permis d’établir clairement que les accusations portées contre nos entreprises n’étaient pas fondées.

Nous continuons à contester le principe même de cette enquête. Les autorités françaises et européennes ont, dès l’origine, défendu le caractère injustifié de cette procédure. Elles continueront de le faire avec détermination, y compris au niveau de l’OMC. Les ministres se sont pleinement mobilisés tout au long du processus, en lien étroit avec leurs homologues chinois, afin de porter la position française et européenne et de défendre les intérêts de notre filière. La France, en lien étroit avec la Commission européenne et ses partenaires de l’Union européenne, poursuivra ses efforts afin d’obtenir des conditions d’accès au marché chinois conformes aux engagements internationaux.

Nos producteurs doivent pouvoir exporter dans un cadre transparent, non discriminatoire et respectueux des règles du commerce international. Nous resterons pleinement mobilisés pour défendre les intérêts de notre filière laitière et de l’ensemble de nos entreprises.