Les États généraux de la diplomatie

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Les États généraux de la diplomatie sont une consultation ouverte sur l’évolution de la diplomatie française, associant les usagers du service public diplomatique et consulaire, ainsi que les parties prenantes de l’action extérieure de la France (parlementaires, collectivités territoriales, entreprises, ONG, chercheurs, médias). Ils ont pour ambition d’adapter et de faire évoluer les missions et les métiers diplomatiques pour répondre au mieux aux attentes formulées.

Que sont les États généraux de la diplomatie ?

Le 1er septembre 2022, le Président de la République a annoncé le lancement des États généraux de la diplomatie. Cet exercice de réflexion collective vise à enrichir la réforme de la Haute fonction publique, sous l’autorité de la ministre de l’Europe et des Affaires étrangères. Cette large concertation des agents du corps diplomatique doit permettre à tous de s’exprimer et d’être écouté. Tous les agents du ministère, sans distinction de statut ou d’affectation, sont invités à y contribuer.

Ces États généraux de la diplomatie doivent nous permettre d’aborder, de façon ouverte et inclusive, l’évolution de nos missions et des métiers diplomatiques et consulaires, dans un monde confronté à des mutations multiples et profondes.

Catherine Colonna, ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, 10 octobre 2022

Jérôme Bonnafont, Rapporteur général pour les Etats généraux de la diplomatie

Cette réflexion collective vise à :

  • Elaborer des solutions efficaces et concrètes à des crises de plus en plus complexes
  • Aborder de façon ouverte et inclusive l’évolution des métiers et des missions diplomatiques et consulaires
  • Renforcer l’outil diplomatique, accroître son efficacité, améliorer les conditions d’exercice des métiers

Catherine Colonna, Ministre des Affaires étrangères, et Jérôme Bonnafont, rapporteur général, lors de l’inauguration des Etats généraux de la diplomatie le 28 octobre 2022. © MEAE/Judith Litvine

Thématiques et enjeux des États généraux de la diplomatie

Une équipe a été constituée autour de Jérôme Bonnafont, rapporteur général. Outre un secrétariat général, les États généraux de la diplomatie sont structurés en trois groupes de travail :

  • Défis de la diplomatie et définition du métier de diplomate au XXIe siècle
  • Conditions d’exercice des métiers, déroulement des carrières, fonctionnement et méthodes de travail
  • Le Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, chef de file interministériel de l’action extérieure de l’État et interactions avec les partenaires non étatiques

Par ailleurs, les États généraux se sont dotés d’une charte garantissant la transparence, l’inclusivité et l’indépendance des travaux.

Des modalités de participation variées sont prévues afin de permettre à tous les agents de s’exprimer.

Un questionnaire a été diffusé aux 13 500 agents que compte le ministère, en France et dans le réseau diplomatique et consulaire. Complété de façon anonyme, il aborde les métiers de la diplomatie et leurs missions, la formation et les compétences du diplomate, les parcours professionnels, les affectations et la mobilité, et l’égalité professionnelle. Les réponses seront analysées par l’équipe des États généraux de la diplomatie et feront l’objet d’une synthèse à l’issue de la phase de consultation.

Les contributions individuelles ou collectives, rendues publiques ou non selon le souhait des auteurs, et adressées directement aux États généraux de la diplomatie, sont également les bienvenues.

Des ateliers ouverts à la participation libre des agents, en présentiel et en visioconférence, sont organisés sur des thématiques précises : le traitement des nouveaux enjeux globaux (climat, santé, numérique…) ; la gestion de crise ; les spécificités des métiers consulaires ; l’égalité femmes-hommes ; les nouveaux enjeux de communication ; les relations avec la société civile ; la diplomatie économique ; les conditions et le déroulement de carrière ; la mobilité professionnelle…

Un exercice tourné vers l’extérieur

Des auditions de grands témoins et d’acteurs extérieurs à la diplomatie, menées par chaque groupe de travail, ont vocation à donner la parole à des partenaires de la diplomatie française afin d’obtenir leur recommandations pour l’avenir. Ces témoins – parlementaires, collectivités territoriales, entreprises, ONG, chercheurs, médias – sont partie prenante de la politique extérieure de la France.

En parallèle, les États généraux ont mis en place un comité consultatif. Composé de personnalités qualifiées issues d’horizons divers, celui-ci permet de confronter le résultat de la consultation des agents à un regard extérieur.

Exploitation des données et formulation de recommandations concrètes

A l’issue de la consultation, début 2023, les groupes de travail entreront en phase de consolidation des témoignages, de diagnostics et de propositions en vue de rédiger un rapport destiné aux autorités.

Ce rapport reflètera la perception que les agents ont des conditions d’exercice des métiers de la diplomatie. Il proposera, en outre, des recommandations concrètes et opérationnelles pour renforcer l’efficacité de notre diplomatie. Enfin, ce document devra constituer un levier de consolidation des garanties apportées pour la préservation d’une diplomatie professionnelle et de métier, et pour sa mise en œuvre.

Le groupe de travail « MEAE, chef de file de l’action extérieure » lors d’une audition le 7 décembre 2022


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