Relations bilatérales

Relations politiques et visites

Depuis la visite en mai 2009 (1ère visite ministérielle depuis 1996) de Mme Anne-Marie Idrac, secrétaire d’État au Commerce extérieur, aucun ministre français ne s’est rendu au Zimbabwé. La volonté des deux pays de réengager un dialogue politique et de normaliser leurs relations s’est concrétisée avec la tenue de consultations politiques bilatérales à Harare le 5 juin 2015 au niveau des secrétaires généraux.

En septembre 2015, Mme Oppah Muchinguri, ministre de l’Écologie, du Développement durable et de l’Énergie, a rencontré à Paris son homologue française Ségolène Royal. Le président Mugabe a participé à la conférence de Paris sur le climat en décembre 2015 (les mesures restrictives de l’Union européenne ne s’y opposant pas). Le ministre des Finances Patrick Chinamasa a rencontré à Paris son homologue français Michel Sapin le 30 juin 2016. Le président Mugabe a participé au Sommet Afrique-France de Bamako en janvier 2017. Le ministre de l’Agriculture, M. Joseph Made, a été invité en février 2017 au Salon de l’agriculture à Paris. Le ministre des Finances Chinamasa s’est rendu à Paris les 1er et 2 mars 2018, cette fois en qualité d’envoyé spécial du président Mnangagwa, et a eu un entretien avec Jean-Baptiste Lemoyne, secrétaire d’État auprès du ministre de l’Europe et des Affaires étrangères. Le secrétaire d’État Lemoyne a eu un entretien le 26 mars 2018 à Abidjan avec le président Mnangagwa. Le directeur général de l’AFD s’est rendu au Zimbabwé du 5 au 7 octobre 2018 et a eu un entretien avec le président Mnangagwa. Le vice-ministre zimbabwéen de l’Agriculture Vangelis Haritatos s’est rendu au salon de l’Agriculture à Paris en février 2019. Le ministre zimbabwéen des Finances, Mthuli Ncube, s’est rendu à Paris les 8 mars et 7 mai 2019 (entretiens au Trésor et à l’AFD).

Relations économiques

Les relations économiques entre la France et le Zimbabwé sont limitées, mais progressent. Une trentaine d’entreprises françaises, dont Total et Lafarge, sont implantées localement. Les échanges commerciaux entre les deux pays sont restreints et dominés au niveau des exportations françaises (22,5 M€ en 2018 contre 51 M€ en 1999) par les équipements mécaniques et électriques, et au niveau de nos importations (52 M€ en 2018 contre 29 M€ en 1999) par les produits agricoles (Douanes).
Les secteurs porteurs sont les infrastructures et services urbains (eau, transports, énergie, déchets…), l’agro-alimentaire, les biens de consommations, le tourisme, les télécoms, le secteur minier et, plus généralement, la remise à niveau d’un appareil industriel qui date souvent des années 1970.

Coopération culturelle, scientifique et technique

L’aide française parvient au Zimbabwé principalement par les canaux multilatéraux et européens. La part de la France (3e contributeur au Fonds Mondial) dans les versements au Zimbabwé du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme est de 65 M USD sur la période 2017-2019. La part de la France (60 %) au budget d’Unitaid versée au Zimbabwé a été de 32 M USD entre 2006 et 2016. La part de la France (18 %) dans l’aide européenne au Zimbabwé (11e FED - 234 M€ 2014-2020) est d’environ 42 M€.

La France contribue au développement durable et à la protection de l’environnement par le biais du
Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (CIRAD). Dans l’optique de la COP21, la France (facilité AFD) a coopéré avec le Zimbabwé pour l’établissement de sa contribution nationale climat. Notre coopération universitaire et technique est centrée notamment sur la santé et l’archéologie (peintures rupestres).

En matière culturelle, les Alliances françaises d’Harare et de Bulawayo, dont une annexe a été ouverte à Victoria Falls en avril 2017, ainsi que l’École française bilingue « Jean de la Fontaine » d’Harare, participent à la diffusion de la langue et de la culture françaises.

Mise à jour : 27.05.19

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