Présentation du Zimbabwé

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Présentation du pays

ZIMBABWÉ {JPEG}

Données générales

Nom officiel : République du Zimbabwe
Nature du régime : République (régime présidentiel)
Chef de l’Etat et du Gouvernement : M. Emmerson MNANGAGWA (depuis le 24/11/2017)

Données géographiques

Superficie : 390580 km²
Capitale : Harare
Villes principales : Bulawayo, Chitungwiza, Mutare, Epworth, Gweru
Langues officielles : anglais, shona, ndebele
Fête nationale : 18 avril (Indépendance : 18 avril 1980)

Données démographiques

Population (2018) : 14,44 millions
Croissance démographique (2018) : 1,4 %
Espérance de vie (2018) : 60,81 ans
Taux d’alphabétisation de la population agée de 15 à 24 ans : 90,4 %
Religions : chrétiens : ≈ 67 % (dont anglicans, catholiques, méthodistes, pentecôtistes et apostoliques) : autres religions et animistes : ≈ 30 %
Indice de développement humain (PNUD, 2018) : 156e sur 189 pays

Éléments d’actualité

Politique intérieure

A l’indépendance, en 1980, Robert Mugabe devient Premier ministre, puis chef de l’Etat du Zimbabwe à partir de 1987. Il le restera près de 30 ans, jusqu’au 21 novembre 2017, date à laquelle il démissionne. Cette démission est l’aboutissement d’une guerre de succession au sein du parti au pouvoir depuis l’indépendance (ZANU-PF) entre la faction du vice-Président Emmerson Mnangagwa et celle de l’épouse du chef de l’Etat, Grace Mugabe. Suite au limogeage le 6 novembre 2017 du vice-Président Mnangagwa par Robert Mugabe, perçu comme une étape supplémentaire vers la prise du pouvoir par Grace Mugabe, les forces armées ont réagi le 14 novembre en plaçant de facto le président Mugabe en résidence surveillée, tout en assurant vouloir respecter la légalité constitutionnelle.

Le départ de Robert Mugabe a ouvert la voie à la désignation par le ZANU-PF de Emmerson Mnangagwa en qualité de Président par intérim jusqu’aux élections générales du 30 juillet 2018.

Ces élections générales (présidentielle, législatives et locales) ont connu une très forte participation (85 %). Le Président Mnangagwa (ZANU-PF) a été proclamé vainqueur de l’élection présidentielle dès le 1er tour avec 50,67 % des voix contre 44,3 % voix à son opposant Nelson Chamisa (Alliance MDC). A l’Assemblée nationale (270 sièges), le ZANU-PF a remporté 180 sièges contre 87 à l’alliance MDC, 1 au NPF - National Patriotic Front -, 1 indépendant, et 1 au MDC-T (faction MDC de Mme Thokozani Khuphe). Au Sénat (80 sièges), le ZANU-PF obtient 35 sièges contre 24 à l’alliance MDC et 1 au MDC-T. Un nouveau gouvernement a été formé le 7 septembre 2018.

Politique étrangère

La diplomatie zimbabwéenne a deux fondements principaux : la solidarité avec les frères d’armes, notamment les anciens membres de la Ligne de Front, qui se retrouvent au sein de la Communauté pour le développement de l’Afrique australe (SADC, dont fait partie l’Afrique du Sud), et l’opposition aux pays qui ont pris des sanctions à l’encontre du Zimbabwe suite aux graves violations des droits de l’Homme commises en 2001.

Les graves violations des droits de l’Homme commises lors de la réforme agraire de 2001 et des élections de 2002 et 2008 ont conduit un certain nombre de pays à prendre des sanctions à l’encontre du Zimbabwe (Etats-Unis, Canada, Australie, Nouvelle-Zélande, Commonwealth) et des « mesures restrictives » (Union européenne). Ces mesures ont pour objet de sensibiliser les autorités zimbabwéennes à la nécessité de rétablir au plus vite l’Etat de droit et le respect des libertés fondamentales.

Certains évènements (tenue d’un référendum constitutionnel en 2013, organisation d’élections générales en 2013 et 2018) ont toutefois conduit l’Union européenne à encourager l’effort de redressement et d’ouverture du Zimbabwe et à initier, depuis 2013, une politique de réengagement qui s’est traduite par un allègement des « mesures restrictives » (interdiction de voyager en Europe, gel des avoirs) qui ne sont plus effectives que pour l’entreprise d’armement Zimbabwe Defence Industries. L’embargo sur les armes (et le matériel utilisable pour la répression) est maintenu. Par ailleurs, « les mesures appropriées » prises au titre de l’article 96 de Cotonou sont arrivées à expiration le 1er novembre 2014 et n’ont pas été reconduites permettant la reprise de la coopération européenne (11e Fonds européen de développement).

Conformément aux lignes directrices adoptées par l’Union européenne en février 2021, celle-ci demeure disponible pour réviser à tout moment l’ensemble de ses politiques au Zimbabwe en fonction des mesures prises par les autorités locales (avancées dans le processus de réformes notamment) et de l’évolution de la situation sur le terrain.

Outre les pays européens, le Zimbabwe entretient notamment des relations avec le Royaume-Uni, l’Afrique du Sud, les Etats-Unis, la Chine et la Russie.

Situation économique

Depuis octobre 2018, le pays fait face à une grave crise de change et de confiance dans la monnaie domestique. En 2019, la contraction du PIB a été supérieure à 8 % et les perspectives de reprise pour 2020 étaient inexistantes avant la crise de la Covid-19. La situation budgétaire est précaire, avec de fortes incertitudes sur la capacité du Gouvernement à financer le déficit sans recourir à la création monétaire alors que le pays est coupé des financements internationaux pour cause d’arriérés de paiement vis-à-vis de la Banque mondiale, de la Banque africaine de développement (BAfD) et de nombreux créanciers souverains. Sur le plan monétaire, la situation est aussi chaotique. Fin mars, l’inflation a atteint près de 680 % sur un an et mi-mai, la prime sur le marché parallèle des changes atteignait 140 %. Dans ce contexte, la population zimbabwéenne est très durement affectée – elle s’appauvrit, l’insécurité alimentaire gagne, les services publics ne fonctionnent plus. Les perspectives d’amélioration sont limitées alors que le réengagement de la communauté financière internationale s’éloigne, après l’échec du programme sans financement du FMI.

Mise à jour : 19.02.21

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