Présentation du Zimbabwe

Présentation

Données générales

zimbabwe

Présentation du pays

Nom officiel : République du Zimbabwe
Nature du régime : République (régime présidentiel)
Chef de l’Etat et du gouvernement : M. Robert Gabriel MUGABE

Données géographiques

Superficie : 390.580 km²
Capitale : Harare (1.5 M d’habitants)
Villes principales : Bulawayo (650 000hab.), Chitungwiza (350 000 hab.), Mutare (187 000), Epworth
(167 000), Gweru (157 000 hab.).
Langues officielles : anglais, shona, ndebele (utilisé surtout au Matabeleland)
Monnaie : Suite à l’hyperinflation de 2008, le dollar zimbabwéen a été remplacé début 2009 par un régime multidevises incluant le dollar US et l’euro. Les transactions s’effectuent principalement en dollar US et en rand sud-africain. Le 18 décembre 2014 ont été introduites des pièces de monnaies appelées« bond coins » et fin novembre 2016, des billets de banque appelés « bond notes ».
Fête nationale : 18 avril (Indépendance : 18 avril 1980)

Données démographiques

Population : 16.15 millions (Banque mondiale 2016). Environ 3 millions de Zimbabwéens vivraient à l’étranger, dont la moitié en Afrique du Sud.
Croissance démographique : 3 %
Espérance de vie (2015) : 60,2 ans (Banque mondiale 2015)
Taux d’alphabétisation : 83,6% (90,7% en 2013) (Estimation Unesco - le plus élevé d’Afrique subsaharienne après l’Afrique du Sud)
Religions : chrétiens : ≈ 67 % (dont anglicans, catholiques, méthodistes, pentecôtistes et
apostoliques) ; autres religions et animistes : ≈ 30 %
Indice de développement humain : 0,509 (156e/187) (PNUD 2014)

Données économiques

PIB (2016) : 14 Mds USD (FMI)
PIB par habitant (2016) : 977 USD (FMI)
Taux de croissance (2016) : 0.7 % (FMI) (1.1% en 2015, 3.8% en 2014)
Taux de chômage : estimé à 85 % (hors secteur informel)
Taux d’inflation : + 2.5 % en 2016 (FMI) (inflation réelle autour de 15 %)
Balance des paiements courants (2016) : - 1,6 % du PIB (FMI)
Principaux partenaires commerciaux (2015) : Fournisseurs : Afrique du Sud, Zambie, Chine, Inde / Clients : Chine, RDC, Botswana, Afrique du Sud.

Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB : (Banque mondiale 2015)

  • services : 57%
  • industrie (dont mines) : 29%
  • agriculture : 14%

Exportations de la France vers le Zimbabwe (2016) : 17 M€ (Douanes)
Importations françaises en provenance du Zimbabwe (2016) : 25 M€ (Douanes)

Plus de données économiques sur : http://www.tresor.economie.gouv.fr/pays/zimbabwe

Présence française

Site internet de l’ambassade de France au Zimbabwe, compétente également pour le Malawi : https://zw.ambafrance.org/
Communauté française au Zimbabwe : 256 inscrits au 31/12/2016
Communauté zimbabwéenne en France : 198 au 31/12/2016

Eléments d’actualité

Politique intérieure

Les élections générales du 31 juillet 2013 ont pu se dérouler sans violences, sous le contrôle des missions d’observations de la SADC et de l’Union africaine. Bien qu’entachée de fraudes, la large victoire du Président Mugabe (61 % des voix) et de son parti, la ZANU-PF, reflète la volonté populaire et l’usure du crédit du parti MDC-T (« Movement for Democratic Change – Tsvangirai » dirigé par M. Morgan Tsvangirai) après cinq ans de cohabitation au sein du gouvernement d’union nationale (2009-2013).

Sur le plan régional, la SADC a qualifié ces élections de libres, pacifiques et globalement crédibles et a appelé à la levée des sanctions. Les Etats-Unis ont annoncé le maintien de leurs sanctions.

Entre avril et août 2016, des manifestions publiques (les premières depuis 2007) organisées par les partis d’opposition et la société civile ont ouvertement contesté la ZANU-PF au pouvoir et son leader Robert Mugabe. En décembre 2016, lors de son VIIIe congrès, la ZANU-PF a appuyé la candidature de Robert Mugabe au scrutin présidentiel prévu à l’été 2018 en vue de sa réélection.

Situation économique

Fondée sur l’exploitation d’abondantes ressources minières et agricoles, l’économie du Zimbabwe est confrontée depuis 1999 à une crise économique profonde. En 2008, le Zimbabwe a connu une hyperinflation qui l’a conduit à « dollariser » l’économie. Depuis, les échanges s’effectuent principalement en dollars US et en rand sud-africain. Ce système, alors que les devises entrent peu (91% des liquidités viennent de l’étranger : 62%, des exportations ; 25%, des transferts de la diaspora et 4%, des investissements internationaux), a conduit à une sévère crise de liquidités. Pour tenter d’y remédier, la banque de réserve du Zimbabwe a introduit fin novembre 2016 une monnaie parallèle, les bond notes. Cependant, c’est surtout l’émergence d’une monnaie « plastique/électronique » qui allège la crise de liquidités, tout en créant les effets d’une dévaluation (et notamment des pressions inflationnistes) : pour un achat, le montant demandé si le paiement est électronique peut être 20% plus élevé que si le paiement s’effectue avec des billets USD.

Sous la menace d’une cessation de paiement, les importants arriérés de dettes accumulés auprès des bailleurs multilatéraux (2 Milliards USD) et bilatéraux depuis le début des années 2000 empêchent le pays d’accéder aux financements internationaux dont il a besoin. Le processus de Lima (négociations sur le règlement des dettes multilatérales menées depuis septembre 2015 par le gouvernement d’Harare avec les institutions financières internationales (FMI / Banque mondiale / BAD) est moribond depuis le retrait en octobre 2016 des mesures d’austérité annoncées par le ministre des Finances du Zimbabwe. Enfin, la législation sur « l’indigénisation » des entreprises étrangères (détention de 51% du capital par des citoyens zimbabwéens de souche) dissuade les investisseurs étrangers. L’économie zimbabwéenne conserve toutefois de nombreux atouts (notamment infrastructures et population instruite).

Politique étrangère

La diplomatie zimbabwéenne a deux fondements principaux : la solidarité avec les frères d’armes, notamment les anciens membres de la Ligne de Front, qui se retrouvent au sein de la Communauté pour le Développement de l’Afrique australe (SADC, dont fait partie l’Afrique du Sud), et l’opposition aux pays qui ont pris des sanctions à l’encontre du Zimbabwe suite aux graves violations des droits de l’homme commises en 2001.

Les graves violations des droits de l’homme commises lors de la réforme agraire de 2001 et des élections de 2002 et 2008 ont conduit un certain nombre de pays à prendre des sanctions à l’encontre du Zimbabwe (Union européenne, Etats-Unis, Canada, Australie, Nouvelle-Zélande). Ces mesures ont pour objet de sensibiliser les autorités zimbabwéennes à la nécessité de rétablir au plus vite l’Etat de droit et le respect des libertés fondamentales.

La constitution d’un gouvernement d’union nationale (11 février 2009), le référendum constitutionnel (16 mars 2013) et l’organisation des élections générales (31 juillet 2013) ont toutefois conduit l’UE à encourager l’effort de redressement et d’ouverture du Zimbabwe et à initier, depuis fin 2013, une politique de réengagement qui s’est traduite par un allègement des « mesures restrictives » (interdiction de voyager en Europe, gel des avoirs) qui ne sont plus effectives, depuis février 2016, que pour le couple présidentiel et l’entreprise d’armement Zimbabwe Defence Industries. L’embargo sur les armes (et le matériel utilisable pour la répression) est maintenu.

Les « mesures appropriées » prises au titre de l’article 96 de Cotonou sont arrivées à expiration le 1er novembre 2014 et n’ont pas été reconduites permettant la reprise de la coopération européenne (11ème FED : 234 M€ sur la période 2014-2020).

Mise à jour : 10.11.17

Informations complémentaires

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