Présentation du Zimbabwe

Présentation

Données générales

zimbabwe

Présentation du pays

Nom officiel : République du Zimbabwe
Nature du régime : République (régime présidentiel)
Chef de l’Etat et du gouvernement : M. Emmerson MNANGAGWA

Données géographiques

Superficie : 390.580 km²
Capitale : Harare (1.5 M d’habitants)
Villes principales : Bulawayo (650 000hab.), Chitungwiza (350 000 hab.), Mutare (187 000), Epworth
(167 000), Gweru (157 000 hab.).
Langues officielles : anglais, shona, ndebele (utilisé surtout au Matabeleland)
Monnaie : Le dollar zimbabwéen n’a plus cours 2009. Les transactions s’effectuent principalement en dollar US et en rand sud-africain. Le 18 décembre 2014 ont été introduites des pièces de monnaies appelées« bond coins » et fin novembre 2016, des billets de banque appelés « bond notes ».
Fête nationale : 18 avril (Indépendance : 18 avril 1980)

Données démographiques

Population : 16.15 millions (Banque mondiale 2016). Environ 3 millions de Zimbabwéens vivraient à l’étranger, dont la moitié en Afrique du Sud.
Croissance démographique : 3 %
Espérance de vie (2015) : 60,2 ans (Banque mondiale 2015)
Taux d’alphabétisation : 83,6% (90,7% en 2013) (Estimation Unesco - le plus élevé d’Afrique subsaharienne après l’Afrique du Sud)
Religions : chrétiens : ≈ 67 % (dont anglicans, catholiques, méthodistes, pentecôtistes et
apostoliques) ; autres religions et animistes : ≈ 30 %
Indice de développement humain : 0,509 (156e/187) (PNUD 2014)

Données économiques

PIB (2016) : 14 Mds USD (FMI)
PIB par habitant (2016) : 977 USD (FMI)
Taux de croissance (2016) : 0.7 % (FMI) (1.1% en 2015, 3.8% en 2014)
Taux de chômage : estimé à 85 % (hors secteur informel)
Taux d’inflation : + 2.5 % en 2016 (FMI) (inflation réelle autour de 15 %)
Balance des paiements courants (2016) : - 1,6 % du PIB (FMI)
Principaux partenaires commerciaux (2015) : Fournisseurs : Afrique du Sud, Zambie, Chine, Inde / Clients : Chine, RDC, Botswana, Afrique du Sud.

Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB : (Banque mondiale 2015)

  • services : 57%
  • industrie (dont mines) : 29%
  • agriculture : 14%

Exportations de la France vers le Zimbabwe (2016) : 17 M€ (Douanes)
Importations françaises en provenance du Zimbabwe (2016) : 25 M€ (Douanes)

Plus de données économiques sur : http://www.tresor.economie.gouv.fr/pays/zimbabwe

Présence française

Site internet de l’ambassade de France au Zimbabwe, compétente également pour le Malawi : https://zw.ambafrance.org/
Communauté française au Zimbabwe : 256 inscrits au 31/12/2016
Communauté zimbabwéenne en France : 198 au 31/12/2016

Eléments d’actualité

Politique intérieure

Au sein du parti au pouvoir, le ZANU-PF, la lutte interne entre la faction du Vice-président Emmerson Mnangagwa et celle du « G40 » réuni autour de Grace Mugabe, en vue de la succession du Président Robert Mugabe (93 ans), s’était intensifiée à l’approche des élections présidentielles, législatives et locales prévues au plus tard pour août 2018. Suite au limogeage le 6 novembre du Vice-président Mnangagwa par Robert Mugabe, perçu comme une étape supplémentaire vers la prise du pouvoir par Grace Mugabe, les forces armées ont réagi le 14 novembre en plaçant de facto le président Mugabe en résidence surveillée, tout en assurant vouloir respecter la légalité constitutionnelle. La démission du Président Robert Mugabe le 21 novembre a ouvert la voie à la désignation par le ZANU-PF de Emmerson Mnangagwa en qualité de Président par intérim. Le Congrès extraordinaire du ZANU-PF (12 au 15 décembre 2017) a désigné Emmerson Mnangagwa candidat officiel du parti pour l’élection présidentielle de 2018.

Situation économique

Fondée sur l’exploitation d’abondantes ressources minières et agricoles, l’économie du Zimbabwe est confrontée depuis 1999 à une crise économique profonde. En 2008, le Zimbabwe a connu une hyperinflation qui l’a conduit à « dollariser » l’économie. Depuis, les échanges s’effectuent principalement en dollars US et en rand sud-africain. Ce système, alors que les devises entrent peu (91% des liquidités viennent de l’étranger : 62%, des exportations ; 25%, des transferts de la diaspora et 4%, des investissements internationaux), a conduit à une sévère crise de liquidités. Pour tenter d’y remédier, la banque de réserve du Zimbabwe a introduit fin novembre 2016 une monnaie parallèle, les bond notes. Cependant, c’est surtout l’émergence d’une monnaie « plastique/électronique » qui allège la crise de liquidités, tout en créant les effets d’une dévaluation (et notamment des pressions inflationnistes) : pour un achat, le montant demandé si le paiement est électronique peut être 20% plus élevé que si le paiement s’effectue avec des billets USD.
Sous la menace d’une cessation de paiement, les importants arriérés de dettes accumulés auprès des bailleurs multilatéraux (2 Milliards USD) et bilatéraux depuis le début des années 2000 empêchent le pays d’accéder aux financements internationaux dont il a besoin. Le processus de Lima (négociations sur le règlement des dettes multilatérales menées depuis septembre 2015 par le gouvernement d’Harare avec les institutions financières internationales (FMI / Banque mondiale / BAD) est moribond depuis le retrait en octobre 2016 des mesures d’austérité annoncées par le ministre des Finances du Zimbabwe. Enfin, la législation sur « l’indigénisation » des entreprises étrangères (détention de 51% du capital par des citoyens zimbabwéens de souche) dissuade les investisseurs étrangers. L’économie zimbabwéenne conserve toutefois de nombreux atouts (notamment infrastructures et population instruite).

Politique étrangère

La diplomatie zimbabwéenne a deux fondements principaux : la solidarité avec les frères d’armes, notamment les anciens membres de la Ligne de Front, qui se retrouvent au sein de la Communauté pour le Développement de l’Afrique australe (SADC, dont fait partie l’Afrique du Sud), et l’opposition aux pays qui ont pris des sanctions à l’encontre du Zimbabwe suite aux graves violations des droits de l’homme commises en 2001.
Les graves violations des droits de l’homme commises lors de la réforme agraire de 2001 et des élections de 2002 et 2008 ont conduit un certain nombre de pays à prendre des sanctions à l’encontre du Zimbabwe (Etats-Unis, Canada, Australie, Nouvelle-Zélande) et des « mesures restrictives » (Union Européenne). Ces mesures ont pour objet de sensibiliser les autorités zimbabwéennes à la nécessité de rétablir au plus vite l’Etat de droit et le respect des libertés fondamentales.
La constitution d’un gouvernement d’union nationale (11 février 2009), le référendum constitutionnel (16 mars 2013) et l’organisation des élections générales (31 juillet 2013) ont toutefois conduit l’UE à encourager l’effort de redressement et d’ouverture du Zimbabwe et à initier, depuis fin 2013, une politique de réengagement qui s’est traduite par un allègement des « mesures restrictives » (interdiction de voyager en Europe, gel des avoirs) qui ne sont plus effectives, depuis février 2016, que pour le couple Mugabe et l’entreprise d’armement Zimbabwe Defence Industries. L’embargo sur les armes (et le matériel utilisable pour la répression) est maintenu.
Les « mesures appropriées » prises au titre de l’article 96 de Cotonou sont arrivées à expiration le 1er novembre 2014 et n’ont pas été reconduites permettant la reprise de la coopération européenne (11ème FED : 234 M€ sur la période 2014-2020).

Mise à jour : 29.12.17

Informations complémentaires

PLAN DU SITE