Présentation

Données générales

Présentation du pays

Nom officiel : République du Yémen
Nature du régime : République
Chef de l’Etat : Abd Rabbo Mansour Hadi (président de la République)

Données géographiques

Superficie : 527 970 km2
Capitale : Sanaa
Villes principales : Sanaa, Aden, Taez, Hodeida, Mukalla
Langue (s) officielle (s) : arabe
Monnaie : rial yéménite, flottant depuis juillet 1996 (1 YER = 0,0033 EUR le 12/10/2017)
Fête nationale : 22 mai

Données démographiques

Population : 26,8 millions (2015)
Densité : 50,8% (2015)
Croissance démographique : 2,6 % (2016 PNUD)
Espérance de vie : 65 pour les hommes, 62 pour les femmes (2015)
Taux d’alphabétisation : 85% pour les hommes, 55 % pour les femmes
Religion (s) : 60 à 75 % de sunnites, 30 % de zaïdites (branche du chiisme, nord du pays)
Indice de développement humain : 0,482 (174 è rang, PNUD 2015)

Données économiques

PIB (date) : 27,3 milliards de dollars en 2016 (Banque mondiale) et 2015 : 37 milliards
PIB par habitant (date) : 990 dollars (2016 – Banque mondiale)
Croissance (date) : -9,8 % (Banque mondiale 2016) 2015 : -28%
Chômage (au sens du BIT) (2014) : 17,4% (probablement 40 %)
Inflation (2016) : 9,9%
Solde budgétaire (2016) : -11,3 % (Coface)
Balance commerciale 2016) : -6 966 millions de dollars
Principaux clients : Chine, Corée du Sud, Arabie saoudite, Inde
Principaux fournisseurs : Chine, Emirats arabes unis, Arabie saoudite, Australie, Turquie
Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB (Banque mondiale, 2016) :

  • agriculture : 9,8 %
  • industrie : 48,1 %
  • services : 42,2 %

Présence française

Il n’y a plus de Français au Yémen. L’ambassade a fermé en février 2015.

Éléments d’actualité

Politique intérieure

Le Yémen a connu un soulèvement pacifique en 2011 dans le contexte des printemps arabes. Après le départ négocié du président Ali Abdallah Saleh, en novembre 2011, le processus de transition politique pacifique s’est enrayé et a débouché sur une guerre civile et sur la prise de la capitale Sanaa par les rebelles Houthis (septembre 2014), à la faveur d’une alliance de circonstance avec l’ex-président Saleh. Le président Hadi et le gouvernement légitime sont partis en exil.
Le 25 mars 2015, en réponse à l’appel du président Hadi, l’Arabie saoudite, à la tête d’une coalition de neuf pays arabes sunnites, a lancé une opération militaire pour endiguer l’avancée des Houthis. Depuis l’éclatement de l’alliance entre Houthis et membres du Congrès populaire général (CPG) pro-Saleh, suivi de l’assassinat de l’ancien président Saleh (4 décembre 2017), les Houthis sont les seuls à occuper Sanaa ; ils conservent leur bastion historique de Saada et de larges portions des provinces de Jawf, Hajja et Amran.

La coalition a repris l’offensive le 6 décembre et pris successivement les villes de Mokha, Hays, Zabid tandis que les forces loyalistes (aidées de la Résistance du Sud et de forces pro-Saleh) prenaient Baylan, Osaylan et Nuqub. Malgré ces victoires, le rapport de force global n’a pas fondamentalement évolué et les rebelles houthis maintiennent leur contrôle sur une partie du territoire.
Le processus politique de négociation inter-yéménite, confié depuis avril 2015 à Ismail Ould Cheikh Ahmed, envoyé spécial du secrétaire général des Nations unies pour le Yémen, est dans l’impasse.

La situation humanitaire du Yémen est très grave. 80 % de la population dépend en effet de l’aide humanitaire et 7 millions d’entre eux sont en phase aiguë de malnutrition. De manière générale, l’accès humanitaire n’est pas assuré.

S’agissant de l’insécurité est généralisée et les groupes terroristes (AQPA et Daech) sont présents dans le sud et le sud-est du pays.

Situation économique

L’économie du Yémen repose historiquement sur trois piliers : l’agriculture, les hydrocarbures (pétrole aujourd’hui en déclin, exportation de gaz à l’arrêt ) et les transferts des travailleurs émigrés, notamment depuis l’Arabie saoudite. Le gaz naturel est exploité (l’exportation est actuellement à l’arrêt) et offre de vastes perspectives.

Dès avant 2015, la situation d’extrême fragilité économique rendait indispensable un soutien financier international.

Politique étrangère

Le Yémen entretient traditionnellement des relations de bon voisinage avec les pays frontaliers. Des migrants éthiopiens, érythréens et somaliens affluent massivement au Yémen depuis 10 ans (107 000 en 2016) tentant de rejoindre les pays riches du golfe.

En raison de son faible niveau de développement, le Yémen n’était pas membre fondateur du Conseil de coopération des Etats arabes du Golfe – CCEAG (1981), mais avait rejoint, avant la crise actuelle, plusieurs comités techniques en vue de son adhésion plénière en 2016.

Compte tenu de la fragilité économique du pays, le gouvernement yéménite s’est toujours efforcé de maintenir des liens étroits avec ses principaux bailleurs de fonds : pays du CCEAG, Union européenne et Etats-Unis. La crise que traverse actuellement le pays a renforcé les liens qu’entretiennent les autorités légitimes avec l’Arabie saoudite et les Emirats arabes unis, et a dégradé la relation bilatérale avec l’Iran qui se voit reprocher son soutien à la rébellion houthie.

Mise à jour : 18.12.17

Informations complémentaires

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