Présentation

Données générales

YÉMEN {JPEG}

Présentation du pays

Nom officiel : République du Yémen
Nature du régime : République
Chef de l’Etat : Abd Rabbo Mansour Hadi (Président de la République)

Données géographiques

Superficie : 527 970 km2
Capitale : Sanaa
Villes principales : Sanaa, Aden, Taez, Hodeida, Mukalla
Langue (s) officielle (s) : arabe
Monnaie : rial yéménite, flottant depuis juillet 1996 (1 YER = 0,0035 € le 01/10/2018)
Fête nationale : 22 mai

Données démographiques

Population : 28.3 millions (2017 Banque mondiale)
Densité : 58,045% (2017)
Croissance démographique : 2,6 % (2016 PNUD)
Espérance de vie : 65 ans en moyenne (2017 Banque Mondiale)
Taux d’alphabétisation : 85% pour les hommes, 55 % pour les femmes
Religion(s) : 60 à 75 % de sunnites, 30 % de zaydites (branche du chiisme, nord du pays)
Indice de développement humain : 0,482 (168ème rang, PNUD 2015)

Données économiques

PIB : 31.3 Mds $ (2017 Banque Mondiale)PIB par habitant (2017) : 1105 $
Croissance (date) : -9,8 % (Banque Mondiale 2016) 2015 : -28%
Chômage (au sens du BIT) (2014) : 17,4% (probablement 40 %)
Inflation (2018) : 41.8 %
Solde budgétaire (2016) : -11,3 % (Coface)
Balance commerciale (2016) : -6966 M$
Principaux clients : Chine, Corée du Sud, Arabie Saoudite, Inde
Principaux fournisseurs : Chine, Emirats Arabes Unis, Arabie Saoudite, Australie, Turquie
Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB (Banque Mondiale 2016) :

  • agriculture : 9,8 %
  • industrie : 48,1 %
  • services : 42,2 %

Présence française

L’ambassade a fermé en février 2015. L’ambassadeur de France et son équipe exercent leurs fonctions depuis Riyad.

Éléments d’actualité

Politique intérieure

Le Yémen a connu un soulèvement pacifique en 2011 dans le contexte des printemps arabes. Après le départ négocié du président Ali Abdallah Saleh, en novembre 2011, et l’élection du candidat unique Ali Abderrabo Mansour Hadi en février 2012, le processus de transition politique pacifique s’est enrayé et a débouché sur une guerre civile et sur la prise de la capitale Sanaa par les rebelles Houthis (septembre 2014), à la faveur d’une alliance de circonstance avec l’ex-président Saleh.
Le 25 mars 2015, en réponse à l’appel du président Hadi, l’Arabie Saoudite, à la tête d’une coalition de neuf pays arabes sunnites, a lancé une opération militaire pour endiguer l’avancée des Houthis (chiites zaïdites). Depuis l’éclatement de l’alliance entre Houthis et membres du CPG pro-Saleh, suivi de l’assassinat de l’ancien président Saleh (4 décembre 2017), les Houthis sont les seuls maitres à Sanaa, et renforcent leur contrôle sur le nord-ouest du pays (où vit 70% de la population). En réaction, la Coalition a renforcé son engagement militaire, d’abord par ses moyens aériens puis, à partir de juin 2018, en soutenant une offensive sur Hodeïda, principal port du Yémen, situé sur la Mer rouge, et par lequel transite une large part de l’approvisionnement et de l’aide humanitaire nécessaire au pays.

En parallèle, après s’être exilés à Riyad, le président Hadi et le gouvernement légitime sont officiellement revenus s’installer à Aden en juin 2018, mais son autorité y est de plus en plus remise en cause par les forces séparatistes (Conseil de Transition du Sud notamment).

Le processus de négociation politique sous l’égide des Nations est porté par l’Envoyé spécial pour le Yémen, Martin Grifftihs qui a présenté au CSNU son "cadre-global" pour les négociations devant conduire à un plan de paix le 18 juin 2018. Les discussions politiques restent difficiles et ont été marquées dernièrement par l’échec des pourparlers de Genève de septembre 2018, reportées en raison de l’absence de la délégation houthie.
La situation humanitaire du Yémen est très grave et continue à se détériorer. Le Yémen est l’un des quatre pays classés en situation de pré-famine par les Nations Unies. La destruction des infrastructures de transport, d’eau-assainissement et de soin, à laquelle s’ajoute l’effondrement économique, créée une situation d’urgence humanitaire majeure. 80 % de la population dépend de l’aide humanitaire, 5 millions d’enfants sont en grave danger de famine et la reprise de l’offensive sur Hodeïda fait craindre une catastrophe humanitaire (1.5 millions de déplacés). Le Secrétaire Général adjoint pour les affaires humanitaires de l’ONU, M. Mark Lowcock, a alerté sur la possibilité que la moitié de la population (14 millions) soit touchée par la famine dans les mois à venir.

L’insécurité est généralisée. Les groupes terroristes (AQPA et DAECH) sont présents dans le sud et le sud-est du pays.

Situation économique

Dès avant 2015, la situation d’extrême fragilité économique rendait indispensable un soutien financier international. 13 millions de yéménites vivaient déjà sous le seuil de pauvreté, 10 étaient en situation d’insécurité alimentaire et 14.7M dépendaient de l’aide humanitaire.

Les réserves pétrolières du pays sont en déclin depuis 2001 alors même que 65% des ressources de l’Etat provenaient, avant la guerre, des exportations de pétrole. L’exploitation des réserves de pétrole et de gaz sont nettement réduites depuis le début de la guerre. Le gouvernement légitime a toutefois signé un accord avec la compagnie autrichienne OMV, qui a repris ses activités d’exportation de pétrole dans le Sud du pays (Shabwa). La compagnie nationale yéménite Petromassila exploite quant à elle près de 40 000 b/J dans la province du Hadramaout. En revanche, l’unique terminal de gaz liquéfié de Belhaf (concession TOTAL) reste à l’arrêt pour des raisons de sécurité.

Depuis le mois de septembre 2018, des manifestations éclatent régulièrement dans le sud du pays, dénonçant la « corruption » et « l’impuissance » du gouvernement face à la situation économique qui continue à se dégrader. En cause, la chute drastique de la monnaie nationale : le riyal s’échangeait avant le conflit à 220 riyals pour 1 dollar, contre 725 riyals pour 1 dollar fin septembre 2018. Le gouvernement légitime est accusé d’avoir contribué, par sa politique monétaire et économique, à la forte chute de la monnaie depuis l’été 2018 en particulier.

Politique étrangère

Compte tenu de la fragilité économique du pays, le gouvernement yéménite s’est toujours efforcé de maintenir des liens étroits avec ses principaux bailleurs de fonds : pays du CCEAG, Union européenne et Etats-Unis.
La crise que traverse actuellement le pays a renforcé les liens qu’entretiennent les autorités légitimes avec l’Arabie saoudite et les Emirats Arabes Unis, et a dégradé la relation bilatérale avec l’Iran qui se voit reprocher son soutien à la rébellion houthie.

Le Yémen entretient traditionnellement des relations de bon voisinage avec ses pays frontaliers. Les migrants éthiopiens, érythréens et somaliens qui affluent massivement au Yémen depuis 10 ans (107 000 en 2016) et tentant de rejoindre les pays riches du Golfe sont à l’origine d’échanges denses avec ses pays, dont des ressortissants gonflent les rangs des troupes de la Coalition.

En raison de son faible niveau de développement, le Yémen n’était pas membre fondateur du CCEAG (1981) mais avait rejoint, avant la crise actuelle, plusieurs comités techniques en vue de son adhésion plénière en 2016.

Mise à jour : 06.11.18

Informations complémentaires

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