Présentation du Vietnam

Partager

Présentation du pays

Données générales

VIETNAM {JPEG}

Nom officiel : République socialiste du Vietnam
Nature du régime : Etat centralisé, régime de parti unique

Secrétaire général du Parti communistre vietnamien et numéro 1 du régime :
M. Nguyen Phu Trong
Président de la République : M. Nguyen Xuan Phuc,
Premier ministre : M. Pham Minh Chinh

Données géographiques

Superficie : 331 041 km²
Capitale : Hanoï (8 093 900 hab. (2019))
Villes principales : Hô Chi Minh-ville (9 038 600 hab), Hanoï, Hai Phong (2 033 300) Can Tho (1 569 301), Bien Hoa (1 104 495 hab), Danang (1 080 700 hab).
Langue officielle : vietnamien.
Fête nationale : 2 septembre.
Monnaie : dong

Données démographiques

Population : 97,3 millions d’habitants (2020, Banque Mondiale)
Densité : 305 hab / km².
Croissance démographique : 1,1%/an
Espérance de vie : 75,5 ans (80,3 ans pour les femmes et 70,7 pour les hommes).
Taux d’alphabétisation : 97,3 %.
Religions : bouddhisme, catholicisme, bouddhisme hoa hao, caodaïsme, protestantisme, islam
Indice de développement humain (2019) : 0,704 (117e/189 pays)

Eléments d’actualité

Politique intérieure

Le Vietnam a choisi l’ouverture depuis la fin des années 1980 et constitue aujourd’hui une des économies les plus dynamiques de l’ASEAN. Il a plus que doublé son PIB en dix ans pour atteindre aujourd’hui 2700 USD/hab (pays à revenu intermédiaire). Le pays génère désormais une classe moyenne de plus en plus aisée. Ce développement repose sur une économie tournée vers l’exportation, où la part des entreprises étrangères est essentielle (Samsung représente 23% des exportations vietnamiennes) avec de nombreuses opportunités pour les entreprises françaises.

Sur le plan de la politique intérieure, le Vietnam est un régime communiste de parti unique. Il dispose d’un système d’Etat-Parti, caractérisé par une grande stabilité fondée sur un appareil sécuritaire puissant. Le Parti communiste vietnamien est la seule force dirigeante du pays, primant sur tout l’appareil d’Etat, du gouvernement central jusqu’au niveau local (à chaque échelon administratif correspond sont pendant relevant du Parti). L’évolution politique vietnamienne montre une réaffirmation de l’emprise du Parti sur l’Etat - en particulier à travers la lutte anticorruption qui vise autant à endiguer des pratiques condamnables qu’à écarter des concurrents politiques - mais aussi sur la société - via notamment un contrôle très strict des libertés (y compris sur internet).

La préparation et la tenue du Congrès du Parti constituent, tous les cinq ans, la principale échéance politique au Vietnam. Le 13e Congrès s’est tenu en janvier 2021 et a renouvelé les instances dirigeantes (nouveau Comité central choisi par les 1500 délégués du Parti, élisant le bureau politique et son SG). Le Congrès a reconduit pour un 3e mandat inédit dans l’histoire vietnamienne le Secrétaire général du Parti, mais mis fin au cumul de ses fonctions de SG et de celle de Président de la République. Le Comité central a été en partie renouvelé mais s’inscrit dans la continuité du précédent et aucun changement structurant de ligne politique n’est à attendre. A la suite du Congrès, un nouveau gouvernement a été désigné.

Les élections législatives se sont tenues le 23 mai 2021 pour la mandature 2021-2026. Scrutin majoritaire plurinominal, les élections sont entièrement contrôlées par le Parti, qui joue un rôle majeur pour sélectionner les candidats invités à se présenter. Des candidats "indépendants" peuvent se présenter, mais leur candidature doit être approuvée par le Parti. Cette année encore, le taux de participation s’approche des 100%. La nouvelle Assemblée nationale a confirmé le gouvernement dans ses fonctions lors de sa première session parlementaire, en juillet 2021.

Politique étrangère

Au Vietnam, les orientations de la politique étrangère sont les suivantes : indépendance, relations amicales avec tous, défense du multilatéralisme, rôle constructif au sein de l’ASEAN.

Le Vietnam a résolument fait le choix de l’ouverture politique et commerciale. Il est actif sur les sujets internationaux. Il a été élu le 7 juin 2020 membre non-permanent au Conseil de Sécurité pour 2020-2021. Il était l’hôte du sommet de l’APEC de Danang à l’automne 2017, a accueilli le sommet Trump-Kim en février 2019. Assumant la présidence de l’ASEAN en 2020, en pleine crise de la COVID 19, il a accueilli (en visioconférence) du 12 au 15 novembre 2020 le 37ème Sommet de l’ASEAN et réunions connexes qui a notamment abouti à la signature du partenariat économique régional global (RCEP) liant les 10 pays de l’ASEAN à 5 de ses principaux partenaires dans la région indopacifique Chine, Japon, Corée du Sud, Australie et Nouvelle-Zélande formant désormais la plus grande zone de libre-échange au monde.

Le Vietnam a des revendications en Mer de Chine méridionale et s’inquiète de celles de la Chine dans ce domaine, ainsi que de ses agissements agressifs.
Sur le plan commercial, le Vietnam attendait par ailleurs beaucoup du partenariat Trans pacifique –TPP- et s’est montré actif dans les négociations conduites sans les Etats-Unis qui ont conduit au CPTPP. Les attentes sont tout aussi fortes à l’égard de l’UE : la signature en 2020 d’un Accord de Libre-échange UE-Vietnam ainsi qu’un accord pour la protection des investissements constitue une étape important pour le développement des relations commerciales.

Situation économique

6e économie d’Asie du Sud-Est, le Vietnam est l’un des pays ayant l’économie la plus dynamique au monde.

  • Alors que l’économie mondiale devrait se contracter de 4,5% environ, le Vietnam a été la seule économie d’Asie de l’Est à connaître une croissance positive en 2020, avec la Chine, Taïwan et la Birmanie grâce à sa bonne maîtrise de l’épidémie de Covid-19.
  • Le Vietnam a connu entre avril et octobre 2021 une forte dégradation de la situation épidémique (près de 20 000 enregistrés début octobre, dont l’essentiel au cours des cinq derniers mois). Le nombre de cas de Covid détectés enregistre une baisse régulière depuis un mois, tout comme le nombre de décès liés au virus. Dans le même temps, les mesures de distanciation sociale commencent à être desserrées progressivement, permettant d’espérer un redémarrage rapide de l’activité au 4e trimestre. Fin septembre, près de 15% de la population adulte avait reçu deux doses et 47% une seule. Dans les villes et régions les plus touchées, la quasi-totalité de la population adulte a reçu au moins une dose.
  • La croissance s’est effondrée au cours du 3e trimestre de cette année : baisse du PIB au cours de la période de 6,2% en glissement annuel en raison de l’effondrement de l’activité du secteur des services (-9,3%) et de la baisse de la production industrielle (-4,6%). Les ventes de détail de marchandises et de services enregistrent une baisse supérieure à 28% au cours du trimestre. Au cours des 9 premiers mois de l’année, le PIB du pays enregistre encore une croissance, réduite toutefois à 1,4%, soit moins qu’au cours de la même période de 2020, où la croissance avait atteint 2,3%. Les échanges extérieurs restent dynamiques au cours des 9 premiers mois de 2021, avec une hausse des exportations de 18,8% et des importations de 30,5%. Les IDE se sont maintenus au cours des 9 premiers mois de l’année avec 22,2 Mds USD reçus (+4,4% par rapport à la période correspondante de 2020). Les autres indicateurs restent bien orientés. L’inflation reste modérée à 1,8% en g.a. au cours des 9 premiers mois. Par ailleurs, un dérapage du déficit public semble exclu. Les politiques de réponse économique à l’épidémie sont en effet restées de faible ampleur et déséquilibrées avec des programmes de soutien social limités. Alors que le déficit budgétaire avait atteint 3,4% en 2019 et 5,4% en 2020 selon les estimations du FMI, il pourrait enregistrer une baisse cette année. Les recettes des 8 premiers mois s’affichent en effet en hausse de 13,9% en g.a. alors que les dépenses se sont contractées de 5,9% par rapport à la même période de 2020.
  • Les prévisions de croissance pour 2021 restent incertaines. 2022 devrait connaître un fort rebond. L’ensemble des observateurs (et le ministère du Plan et de l’Investissement) ont maintenant réduit leurs prévisions de croissance pour l’année en cours (entre 1,8 et 4,8%). Un fort rebond est unanimement attendu en 2022 pour revenir à un niveau proche de celui des années pré-Covid (entre 6 et 7%).
  • Pour sauver sa croissance en 2021, le Vietnam doit rapidement assouplir et lever les mesures de confinement particulièrement strictes appliquées depuis plusieurs mois, c’est-à-dire apprendre à vivre avec le Covid comme les récentes déclarations des autorités semblent le prévoir. Les mesures de distanciation sociale, qui ont déjà perturbé les chaînes de valeur mondiales cette année, accroissent les incertitudes pour les investisseurs étrangers et réduisent l’attractivité du Vietnam. Elles ont également pour effet de fragiliser les bilans des banques, qui devront gérer mi-2022 la fin des mesures d’exception en termes de report des obligations de provisionnement de créances douteuses alors qu’elles sont, dans le même temps, fermement incitées par les autorités à réduire les taux d’intérêt.

Mise à jour : 26.10.21

Informations complémentaires