Ukraine - Frappes russes sur un bus et une maternité (2 février 2026)
La France dénonce avec force la multiplication des attaques russes contre des objectifs civils en Ukraine. Après une frappe contre un train de voyageurs à Kharkiv ayant fait cinq morts le 27 janvier, la Russie a frappé dimanche 1er février un bus transportant des employés d’une mine dans l’oblast de Dnipropetrovsk, causant 16 morts, et une maternité dans l’oblast de Zaporijjia. Aucun objectif militaire ne peut justifier de telles exactions qui constituent de nouveaux manquements délibérés de la Russie à ses obligations de respecter le droit international humanitaire. Les attaques répétées contre le réseau ferroviaire démontrent la volonté de la Russie de détruire les infrastructures civiles ukrainiennes et s’inscrivent dans la même logique de terreur que les frappes sur le réseau énergétique ukrainien.
Ces frappes cyniques contre les civils sont constitutives de crimes de guerre. Elles rappellent de façon brutale que la Russie s’est engagée dans une logique d’escalade et leur multiplication souligne le caractère délibéré du ciblage russe. À la suite des discussions d’Abou Dhabi, elles démontrent que l’annonce d’une « pause » des frappes sur les infrastructures énergétiques à Kyïv n’est qu’une manœuvre dilatoire de plus de Moscou visant à refuser une fois encore un cessez-le-feu complet et à s’engager de bonne foi dans des négociations.
La France exprime sa profonde solidarité avec le peuple ukrainien, les familles des victimes, ainsi qu’avec les services de secours mobilisés. Elle poursuivra ses efforts, aux côtés de l’ensemble de ses partenaires, en faveur d’une paix juste et durable et réaffirme sa détermination à soutenir l’Ukraine dans la durée.