Relations bilatérales

Relations politiques

Le Président du Turkménistan cumule les fonctions de chef de l’Etat, de chef du gouvernement, de commandant en chef de l’armée et de président du parti au pouvoir. Les élections législatives du 15 décembre 2013 ont constitué les premières élections bipartites opposant le parti officiel, le parti démocratique du Turkménistan, au parti des Industriels et des Entrepreneurs. En septembre 2016, une réforme de la Constitution a étendu la durée du mandat du chef de l’Etat de cinq à sept ans et supprimé la limite d’âge des candidats pour se présenter à l’élection présidentielle. Le 25 mars 2018, des élections législatives et municipales ont conduit au renouvellement des 125 députés du Mejlis, chambre unique du Parlement, des hôkims (Maires) de municipalités, ainsi que à la désignation d’une partie des membres du Conseil du Peuple, chambre consultative. La situation des droits de l’Homme est régulièrement critiquée par les associations internationales en charge de leur défense.

Visites

Après la visite au Turkménistan du président Mitterrand, le président turkmène s’est rendu en France en 1996 et son successeur a effectué une visite officielle à l’invitation du président de la République les 1er et 2 février 2010. Le ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius, s’est rendu à Achgabat le 2 mars 2013 puis a reçu son homologue, Rachid Meredov, le 17 juillet 2015. Le ministre Jean-Marc Ayrault s’est entretenu le 29 mars 2017 à Paris avec M. Vepa Hajiyev, premier vice-ministre turkmène des Affaires étrangères, à l’occasion de la célébration du vingt-cinquième anniversaire de l’établissement des relations diplomatiques entre la France et les Etats d’Asie centrale.

Relations économiques

Le Turkménistan dispose de 9,3% des réserves de gaz prouvées au monde, 4ème derrière l’Iran, la Russie et le Qatar. Il s’efforce de diversifier son économie par une politique de substitution aux importations (en particulier agro-alimentaires) et la création de nouveaux secteurs d’activité (chimie gazière, engrais potassiques). Avec un PIB de 37,93 Mds$ pour 2017 (Banque mondiale), en hausse par rapport à 2016, (36,18 Mds$), le Turkménistan est la troisième économie d’Asie centrale, derrière le Kazakhstan et l’Ouzbékistan. Son taux de croissance, qui dépassait les 10% entre 2011 et 2014, a diminué en 2015 et 2016, pour atteindre respectivement 6,5 et 6,2%, en raison de la baisse des cours internationaux des hydrocarbures, du ralentissement de l’économie chinoise et, dans une moindre mesure, de la crise russe.

Coopération culturelle, scientifique et technique

L’Institut français du Turkménistan propose des cours de français, forme des professeurs et organise des événements culturels (cinéma, danse, musique). Par ailleurs, la mission archéologique française au Turkménistan coopère depuis une vingtaine d’années avec les institutions scientifiques du pays, notamment pour des campagnes de fouilles et de restauration sur le site d’Ulug Depe.

Mise à jour : 03.19

Informations complémentaires

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