Présentation de la Thaïlande

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Présentation du pays

THAÏLANDE {JPEG}

Données générales

Nom officiel : Royaume de Thaïlande
Nature du régime : Monarchie constitutionnelle, gouvernement de transition
Chef de l’Etat : Maha Vajiralongkorn Phra Vajiraklaochaoyuhua (Rama X), règne depuis le 2 décembre 2016
Chef du Gouvernement : Général Prayut CHAN-O-CHA

Données géographiques

Superficie : 513 120 km²
Capitale : Bangkok (5, 7 millions d’habitants)
Villes principales : Nonthaburi, Pak Kret, Hat Yai, Chaophraya Surasak, Sarat Thani, Udon Thani, Chiang Mai, Nakhon Ratchasima, Pattaya
Langue officielle : thaï
Monnaie : baht
Population : 69.43 millions d’habitants (2018, Banque mondiale)

La Thaïlande est découpée administrativement en 76 provinces.

Données démographiques

Densité : 136 habitants/km² (2018, Banque mondiale)
Croissance démographique : 0,3 % (2018, Banque mondiale)
Espérance de vie : 77 ans (2018, Banque mondiale)
Taux d’alphabétisation : 93,77% (2018, UNESCO)
Religions : bouddhisme (plus de 94%), islam (4%), christianisme (1%), hindouisme
Indice de développement humain : 0,765 soit 77e/189 pays (2018, PNUD)
La baisse de la natalité et l’allongement de l’espérance de vie provoquent un vieillissement de la population (âge médian de 49 ans en 2050), qui se concentre dans les grandes villes (19 millions d’habitants à Bangkok).

Éléments d’actualité

Politique intérieure

Suite au coup d’Etat militaire du 22 mai 2014, les premières élections législatives se sont tenues le 24 mars 2019, afin d’élire les 500 députés de la chambre basse, la Chambre des Représentants. Le gouvernement civil de M. Prayut Pran-o-Cha, qui a prêté serment devant le roi le 16 juillet 2019, s’appuie sur une coalition de partis à la chambre basse. Le Parlement est complété par le Sénat, qui rassemble 250 membres.

Le roi Maha Vajiralongkorn, Rama X, a été, couronné en mai 2019. Il succède à son père, Rama IX, décédé en octobre 2016. Il représente en droit la clé de voute institutionnelle vis-à-vis des pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire.

Politique étrangère

La Thaïlande est un des membres fondateurs de l’Association des nations d’Asie du Sud-Est (ASEAN) qui a vu le jour à Bangkok en 1967. Elle a occupé pour la dernière fois la présidence tournante de l’organisation en 2019.

La Thaïlande se positionne comme un acteur majeur de la connectivité de la partie continentale de l’Asie du Sud-Est (Cambodge, Birmanie, Laos, Vietnam) notamment à travers deux initiatives : l’Eastern Economic Corridor (EEC) et l’initiative ACMECS (Ayeyawady-Chao Pharaya-Mekong Economic Cooperation Strategy), en faveur du développement des infrastructures dans le bassin inférieur du Mékong, fondée par la Thaïlande en 2003.

La Thaïlande est la troisième source d’investissements intra-ASEAN en 2018 (après Singapour et la Malaisie). La Chine est depuis 2013 le premier partenaire commercial (premier fournisseur et premier client) de la Thaïlande (78 Md€ d’échanges en 2019), trois ans après l’entrée en vigueur complète du traité de libre-échange Chine-ASEAN (2010). Le Japon est le premier investisseur étranger en Thaïlande (environ 35 du stock des investissements directs étrangers). Les deux pays ont signé un accord de partenariat économique en 2007, le Japan-Thailand Economic Partnership Agreement (JTEPA), qui constitue le cadre privilégié de leur coopération économique.

Au niveau des organisations internationales, le pays est devenu membre observateur de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) en 2008. Après avoir été suspendue des instances de la Francophonie suite au coup d’Etat de 2014, en application de la Déclaration de Bamako de 2000, la Thaïlande a été réintégrée comme observateur de l’OIF en juillet 2019.

Bangkok accueille par ailleurs le siège de la Commission économique et sociale pour l’Asie et le Pacifique des Nations Unies (CESAP) ainsi que la plupart des directions régionales des agences onusiennes en Asie du Sud-Est ou en Asie-Pacifique. Elle constitue à ce titre le premier pôle onusien en Asie-Océanie.

Relations avec l’Union européenne :

Dans le cadre de la normalisation des relations avec l’Union européenne, celle-ci a autorisé la reprise des visites politiques de haut-niveau en décembre 2017. Un Accord de Coopération et de Partenariat (APC), dont la signature avait été reportée en 2014, est en cours d’actualisation. Le Conseil a également appelé dans ses conclusions du 14 octobre 2019 à relancer les négociations vers un accord de libre-échange complet et ambitieux avec la Thaïlande.

Les projets de coopération européenne recouvrent notamment les domaines du développement durable, du changement climatique, de la lutte contre la pêche illégale, de la lutte contre la traite des êtres humains, de la connectivité ainsi que les questions relatives aux droits de l’Homme et au travail.

Le commerce entre l’Union européenne et la Thaïlande s’élève à 37,94 milliards d’euros en 2019, faisant de l’UE le 4e partenaire commercial du pays. L’UE est le 3e marché d’exportations de la Thaïlande (20,1 milliards d’euros en 2019) et son 3e importateur (17,8 milliards d’euros en 2019). Les échanges commerciaux concernent en premier lieu des équipements industriels et de transport.

Situation économique

PIB : 502 milliards USD (2020)
PIB par habitant : 7221 USD (2020)
Taux de chômage : 1,9% (T3 2020)
Solde commercial : 38,3 Mds USD (2020)
Balance des paiements courants : 2,8% du PIB (2020)
Composition du PIB : agriculture 8,7%, industrie 35,7%, services 56,3% (2017)

La Thaïlande est la deuxième économie d’Asie du Sud-Est. Elle subit de plein fouet les conséquences économiques de la crise liée à l’épidémie de Covid-19, en raison notamment de la fermeture quasi complète de ses frontières. Le pays a connu en 2020 une récession de l’ordre de 6,6%, suite notamment à l’arrêt du tourisme international et à la chute des exportations.

La crise économique engendrée par la pandémie constitue un défi de taille pour la société thaïlandaise également confrontée à un contexte politique agité. La trajectoire de reprise après la crise reste à ce stade incertaine, en raison des aléas qui pèsent sur les flux touristiques et des problèmes de compétitivité qui ne cessent de s’accentuer depuis le milieu des années 2000.

Soumise à des évolutions complexes, et engagée dans un processus de transition multiforme (politique, démographique, géostratégique et économique), la Thaïlande ambitionne néanmoins de rejoindre le groupe des économies développées. Pour y parvenir elle devra relever dans les prochaines années les défis que lui posent les tensions commerciales sino-américaines, le ralentissement économique chinois, et la montée en puissance du Viet Nam. Elle devra également faire face au vieillissement de sa population. Pour s’orienter vers une croissance plus durable, la Thaïlande doit rénover son système éducatif et rééquilibrer son économie vers la consommation intérieure, ce qui suppose une dynamique salariale et la résorption d’une pauvreté rurale persistante.

En 2018, la richesse médiane par adulte s’élevait à 1 087 USD. La Thaïlande fait partie des pays les plus inégalitaires en termes de répartition des richesses.

Pour donner un nouveau souffle à son économie et sortir de son statut d’économie intermédiaire supérieure, la Thaïlande a engagé un ambitieux programme d’investissements dans ses infrastructures de transport et une stratégie de modernisation économique "Thailand 4.0" tournée vers l’avenir et fondée sur l’innovation. Cette même ambition sous-tend le projet d’aménagement de l’Eastern Economic Corridor (trois provinces du sud-est de Bangkok) fondée en partie sur la capacité du pays à attirer des investissements directs étrangers dans les secteurs d’avenir. La Thaïlande s’est hissée au 21ème rang du classement « Doing Business » 2020 de la Banque Mondiale.

Mise à jour : 25.01.21