Présentation de la Tanzanie

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Présentation du pays

Données générales

TANZANIE {JPEG}

Nom officiel : République Unie de Tanzanie
Nature du régime : République
Chef de l’Etat : M. John Pombe MAGUFULI

Données géographiques

Superficie : 947 300 km²
Capitale : Dodoma (capitale officielle, siège du Parlement)
Villes principales : Dar es Salam (capitale économique), Dodoma, Arusha, Zanzibar, Mwanza, Tanga, Tabora, Mbeya
Langue (s) officielle (s) : swahili, anglais
Langue (s) courante (s) : swahili, anglais, arabe (Zanzibar)
Monnaie : Shilling tanzanien ; 1 EUR = 2551,1 TZS (décembre 2019)
Fête nationale : 26 avril (Union du Tanganyika et de Zanzibar)

Données démographiques (Source Banque mondiale)

Population : 53,32 millions (2018)
Densité : 63,6 habitants/km² (2018)
Croissance démographique : 3 % (2018)
Espérance de vie : 64 ans (2018)
Taux d’alphabétisation : 80,3 % (2016)
Indice de développement humain : 0,53 – 192 sur 228 (2017)
Religions : Animistes 35 % ; Musulmans 35 % (99 % à Zanzibar) ; Chrétiens 30 %

Données économiques

PIB : 62,2 Mds USD (estimé par le FMI pour 2019)
PIB par habitant : 1166 USD/habitant)
Taux de croissance : 5,2 % (estimé par le FMI pour 2019)
Taux d’inflation : 3,6 % de moyenne annuelle (2019) – source FMI
Taux de chômage (au sens du BIT) : 2,7 % estimé en 2017 – source BIT – Déficit public : 3,7 % du PIB (2018/19, l’année fiscale courant de juillet à juin) – source FMI
Dette publique : 38,9 % du PIB (2017) – source NBS
Balance commerciale : -3,3 Mds USD (2018) - source Banque centrale
Principaux clients : Inde (23,5 %), Afrique du Sud (16,7 %), Vietnam (7,5 %) – source Banque centrale - 2018
Principaux fournisseurs : Chine (19,3 %), Inde (15 %), Emirats Arabes Unis (7,6 %) – source Banque centrale - 2018
Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB (2016) : Agriculture : 22,4 % ; Industrie : 25,4 % ; Services : 52,2 % - calcul SER à partir des sources nationales (NBS)
Commerce bilatéral France - Tanzanie : 138 M EUR (aout 2019) – excédent de 66 M EUR en faveur de la France

Lien : http://www.tresor.economie.gouv.fr/pays/tanzanie

Présence française

Ambassade de France : Dar es Salam
Section consulaire : Dar es Salam (au sein de l’Ambassade)
Communauté française en Tanzanie : 621 Français inscrits au registre des Français établis hors de France (novembre 2017)
Communauté tanzanienne en France : 268 (2016)

Éléments d’actualité

Politique intérieure

La République unie de Tanzanie est un pays stable depuis l’indépendance du Tanganyika en 1961 (partie continentale de la Tanzanie, qui a ensuite fusionné avec l’archipel de Zanzibar en 1964). Les fondamentaux de l’État ont été établis par le père de l’indépendance, Julius Nyerere : unité nationale, centralisation du pouvoir, institutions stables, socialisme économique, laïcité.

Le président Magufuli (Chama Cha Mapinduzi / CCM) a été élu en octobre 2015, à l’issue des deux mandats (conformément à la constitution) de Jakaya Kikwete.

Dès sa prise de fonction le président Magufuli a imposé un nouveau style, donnant la priorité à la lutte contre la corruption, l’amélioration des services publics, la réduction des dépenses de l’État. Ses premières mesures (visites inopinées au sein de différents services publics, réduction du nombre des ministres, interdiction des déplacements des fonctionnaires à l’étranger, renvoi d’un grand nombre de hauts-fonctionnaires, réduction de certains salaires, création d’une juridiction spéciale pour les délits de grande corruption) lui valent une grande popularité (il est surnommé le « bulldozer »).

En janvier 2019, le Parlement tanzanien, a voté une réforme de la loi sur les partis politiques visant notamment à davantage contrôler les activités des partis tanzaniens placés sous l’autorité d’un Registrar (nommé par l’Exécutif) et en renforçant davantage les pouvoirs de ce dernier (droit d’intervention sur les processus d’élection et de financement internes, possibilité d’infliger des amendes). Ce débat a suscité une forte mobilisation des partis de l’opposition et de la société civile.

Boycottées par les partis d’opposition, les élections locales du 24 novembre 2019 ont été remportées à 99,9 % par le CCM. Bien qu’aucun débordement n’ait été observé, cette dernière échéance électorale témoigne du déséquilibre des forces en présence et de la difficile consolidation du multipartisme en Tanzanie.

Zanzibar

L’archipel, à 97 % musulman, jouit depuis 1964 d’un statut de semi-autonomie, dispose de son propre gouvernement et d’une chambre des représentants. En 2010, le rapprochement inattendu du leader du CUF (Seif Sharif Hamad) et du président CCM de Zanzibar (Amani Abeid Karume) a permis la mise en place d’un gouvernement d’union nationale.

Le scrutin de 2015 a été annulé par la commission électorale de Zanzibar. De nouvelles élections ont eu lieu (mars 2016), sans la participation du CUF – Civic United Front (boycott), et ont donc été emportées par le CCM.

Situation économique

La Tanzanie a connu, au cours de la dernière décennie, une croissance de l’ordre de 6,5 % par an (7 % en 2015), qui devrait se maintenir à un niveau important. Le PIB par habitant a doublé entre 2000 et 2016.

La croissance de la Tanzanie est principalement tirée par le secteur des services (49 % du PIB, +7 % entre 2004 et 2014), dont les télécommunications, les services financiers, et par la construction de grandes infrastructures (+11,1 % entre 2004 et 2014).
La Tanzanie dispose d’un potentiel important et diversifié de ressources énergétiques (gaz naturel, hydroélectricité, charbon, énergies renouvelables). Avec des réserves de gaz d’environ 55 billions de m3, le pays pourrait devenir un exportateur majeur de gaz naturel dans les prochaines décennies. Sous réserve de la concrétisation de l’exploitation pétrolière du lac Albert en Ouganda, la Tanzanie pourrait accueillir le plus grand oléoduc chauffé du monde (1445 km) afin d’exporter la production pétrolière via le port de Tanga.

La Tanzanie est également une plateforme régionale de transports. La modernisation de son réseau constitue un enjeu clé pour ce pays qui peut se prévaloir d’une position géographique privilégiée (débouchés et accès à six pays enclavés).

Malgré cette conjoncture économique favorable, la Tanzanie est confrontée à une pauvreté élevé (80 % de la population vit avec moins de 2 USD par jour), couplé à une croissance démographique élevée, un secteur informelle largement dominant (90 % de l’activité économique), et un secteur agricole qui emploie 90 % de la population mais qui ne contribue qu’à 23 % de la richesse nationale. Le pays présente également un déficit persistant en matière énergétique qui freine son développement (seulement 24 % des foyers ont accès à l’électricité. La Tanzanie fait également figure de mauvais élève en ce qui concerne l’environnement des affaires (classée 139e sur 183 au classement annuel de la Banque mondiale « Doing Business » en 2016).

Le président Magufuli a engagé dès son élection une politique ferme de lutte contre la corruption et d’amélioration de la gouvernance, notamment économique. La stratégie qu’il développe, dans le cadre du nouveau plan quinquennal 2016-2021, vise l’industrialisation du pays et son accès au statut de pays à revenu intermédiaire en 2025. La mobilisation fiscale, la réduction de la dépendance à l’aide extérieure (25 % du budget), la priorité à la mise en place des infrastructures et la création d’emplois, sont au cœur de son action.

La Tanzanie compte encore parmi les pays dits ‘les moins avancés’ (PMA). A ce titre, elle est l’un des principaux pays bénéficiaires d’aide publique au développement en Afrique subsaharienne. Les principaux bailleurs de la Tanzanie sont les États-Unis, la Banque mondiale et le Royaume-Uni. La Tanzanie est le 3e pays bénéficiaire du 11e Fonds européen de développement (626 M € sur 2014-2020), concentré sur trois secteurs : gouvernance, énergie et agriculture durable.

En novembre 2018, la Banque mondiale avait cessé ses activités en Tanzanie du fait du durcissement de la loi sur les statistiques. Elle a relancé ces programmes à l’été 2019, permettant d’entrevoir une relance de la croissance économique du pays.

Politique étrangère

La Tanzanie est un pays d’une stabilité rare dans la région. Elle n’a connu qu’une guerre depuis son indépendance (contre l’Ouganda, entre 1978 et 1979). Elle tire encore un prestige continental du soutien panafricain de Julius Nyerere aux mouvements de libération africains.

Le Président Kikwete s’inscrivait dans la tradition de Nyerere (multilatéralisme, panafricanisme, tiers-mondisme). Son successeur, le Président Magufuli s’emploie davantage à recentrer la diplomatie tanzanienne sur l’environnement régional du pays.


Grands Lacs

La Tanzanie subit les contrecoups des conflits dans la région, notamment par l’afflux massif de réfugiés. Elle est membre de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL).

Dans le contexte récent de la crise politique burundaise née des élections controversées d’avril 2015, la facilitation sur le dialogue politique inter-burundais a été confiée en mars 2016 par la Communauté d’Afrique de l’Est à l’ancien président tanzanien B. Mkapa, en appui à la médiation ougandaise. La Tanzanie accueille actuellement 166 000 réfugiés burundais qui ont fui leur pays depuis le début de la crise électorale (avril 2015).

Avec plus de 1 200 hommes, la Tanzanie est l’un des contributeurs principaux en troupes de la MONUSCO, tout particulièrement de sa force d’intervention rapide. Quatorze de ses membres sont décédés lors de l’attaque d’un groupe rebelle ougandais dans le Nord-Kivu le 7 décembre 2017.

Intégration régionale

La Tanzanie est membre fondateur de la Communauté d’Afrique de l’Est (ou EAC) et en accueille le siège à Arusha. Rassemblant la Tanzanie, le Kenya, le Rwanda, le Burundi, l’Ouganda, et le Soudan du Sud, l’EAC a permis la mise en place d’un marché commun en 2010 (les pays de l’EAC représentent aujourd’hui un tiers des échanges de la Tanzanie). La Tanzanie pousse à l’approfondissement de la coopération entre les pays de la Communauté.

La Tanzanie a également signé, l’Accord tripartite de la Zone de libre-échange, qui associe les États membres du Marché commun pour l’Afrique orientale et australe (COMESA). Outre de l’EAC, elle est aussi membre de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC).

Mise à jour : 14.01.20

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