Relations bilatérales

Relations politiques

  • Ambassadeur de France au Suriname : M. Antoine JOLY (depuis janvier 2017)
  • Ambassadeur du Suriname en France : M. Reggy Martiales NELSON (depuis juin 2015)

La France et le Suriname partagent 520 km de frontière commune le long du fleuve Maroni. Cette frontière commune implique des intérêts et des défis communs, en matière de développement, d’infrastructures, de migrations et de sécurité. Le Maroni est historiquement un bassin de population plutôt qu’une frontière hermétique. La guerre civile surinamienne a provoqué l’afflux en Guyane de réfugiés surinamiens, noirs-marrons de l’intérieur, dont des milliers sont restés sur place après la fin des hostilités. Depuis la réouverture de la frontière (décembre 1991), les courants d’échanges traditionnels ont pu reprendre. Le Suriname a marqué sa volonté de renforcer les relations avec la France comme l’illustre l’ouverture d’une ambassade à Paris en 2011 et par la ratification le 26 octobre 2017 de l’accord de coopération policière signé en 2006. La France a manifesté également son fort intérêt pour une relance des relations bilatérales qui s’est concrétisée à l’automne 2017 et par la visite à Paris de la ministre des Affaires étrangères, Mme Pollack-Beighle. Cette visite a été l’occasion de la signature aux côtés de la ministre des outre-mer, Mme Girardin, de l’accord de délimitation maritime établissant la frontière entre la France et le Suriname à partir de l’estuaire du Maroni. L’objectif pour les deux pays est de travailler ensemble à la diversification de leurs relations, de mieux contrôler les flux migratoires et trafics transfrontaliers (orpaillage, narcotrafic, etc.) ainsi que de favoriser un développement des échanges commerciaux, culturels et humains dans le respect de l’environnement de part et d’autres des rives du fleuve Maroni.

Les premières – et pour l’heure, uniques - consultations bilatérales de haut niveau se sont tenues à Paramaribo en novembre 2009. Un « Conseil du fleuve », institué à cette occasion, réunit régulièrement les représentants des administrations et élus locaux des deux pays pour traiter des questions d’intérêt commun sur la gestion des deux rives du fleuve (mise à niveau des infrastructures notamment du bac international, aménagement des sauts, protection de l’environnement, projets culturels et sportifs…).

Relations économiques

La France est économiquement peu présente chez son voisin surinamien. Elle est le 4ème fournisseur européen (0,9% de parts de marché), après les Pays-Bas (15,6%), l’Allemagne (1,8%) et la Grande-Bretagne (1,4%). Des opérateurs français sont présents dans la filière banane (fourniture de plantes in-vitro par le CIRAD, matériel d’irrigation, assistance technique, commercialisation et transport vers l’Europe, via la compagnie maritime CMA-CGM. Les Chambres de commerce du Suriname et de Guyane se réunissent chaque année.

Coopération culturelle, scientifique et technique

Le Suriname a été intégré à la Zone de Solidarité Prioritaire en 1999. La coopération avec le Suriname s’effectue principalement à travers l’Agence Française de Développement (AFD) ou encore le FFEM (Fonds Français pour l’Environnement Mondial). L’AFD a concédé ces dernières années deux prêts concessionnels : 25 M€ pour la réhabilitation d’un tronçon de la route reliant Paramaribo et Albina, 15M€ pour la construction d’un hôpital à Albina complété par un volet assistance technique, sous forme de subvention, pour un montant de 1,1 M€. Enfin, l’ambassade à Paramaribo met en œuvre des crédits bilatéraux pour appuyer l’Alliance française de la capitale et promouvoir l’apprentissage de la langue française. Les programmes opérationnels « Caraïbes » et « Amazonie » du FEDER permettent au Conseil régional de Guyane d’associer le Suriname à des projets d’intérêt commun.

La coopération militaire bilatérale (formations, exercices communs, soutien logistique) vise également à la sécurité transfrontalière et à renforcer les capacités d’exercice de souveraineté par l’Etat surinamien. La lutte conjointe contre la pêche illégale donne des résultats encourageants mais perfectibles, notamment depuis la création d’un corps de garde-côtes au Suriname, qui effectue des patrouilles conjointes avec l’armée française.

Mise à jour : 20.06.18

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