Relations bilatérales

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Relations politiques

S’étirant sur 520 km et épousant le fleuve Maroni, la frontière entre la Guyane française et le Suriname est la cinquième plus grande frontière terrestre de la France. Cette proximité géographique et l’histoire commune qui l’accompagne font du Suriname un partenaire naturel de la France.

Cette frontière commune implique des intérêts et des défis communs, en matière de développement, d’infrastructures, de migrations et de sécurité. Le Maroni est historiquement un bassin de population plutôt qu’une frontière hermétique. La guerre civile surinamienne a provoqué l’afflux en Guyane de réfugiés surinamiens, noirs-marrons de l’intérieur, dont des milliers sont restés sur place après la fin des hostilités. Depuis la réouverture de la frontière (décembre 1991), les courants d’échanges traditionnels ont pu reprendre. Les premières consultations bilatérales de haut niveau se sont tenues à Paramaribo en novembre 2009. Un « Conseil du fleuve », institué à cette occasion, réunit régulièrement les représentants des administrations et élus locaux des deux pays pour traiter des questions d’intérêt commun sur la gestion des deux rives du fleuve (mise à niveau des infrastructures notamment du bac international, aménagement des sauts, protection de l’environnement, projets culturels et sportifs…).

La France et le Suriname ont entamé en novembre 2018 des discussions visant à délimiter et démarquer l’ensemble de la frontière terrestre entre les deux pays.

Notre relation bilatérale donne naturellement la priorité aux sujets transfrontaliers mais s’étend également à d’autres enjeux d’intérêt commun, dont la protection de l’Amazonie.

Présence française

Communauté française sur place : 215 inscrits

Visites

Les ministres des Affaires étrangères et des Finances du Suriname ont été reçus à Paris par M. Franck Riester, ministre délégué auprès du ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, le 21 octobre 2020.

Lors de la précédente administration surinamaise, Mme Pollack-Beighle, alors ministre des Affaires étrangères, s’était rendue à Paris le 8 novembre 2017 et y avait signé avec la ministre des Outre-mer, Mme Girardin, l’accord de délimitation maritime établissant la frontière entre la France et le Suriname à partir de l’estuaire du Maroni.

La ministre des Outre-mer s’était ensuite rendue à Albina au Suriname, le 3 septembre 2018, pour y conclure l’accord-cadre de coopération et d’amitié entre la France et le Suriname.

Ambassadeur de France au Suriname : Antoine JOLY (depuis janvier 2017)


Ambassadeur du Suriname en France : Reggy Martiales NELSON (depuis juin 2015)


Site de l’ambassade de France à Paramaribo :

Relations économiques

Exportations françaises (2019) : 10,6 millions d’euros (-13 % par rapport à 2018)
Importations françaises (2019) : 38 millions d’euros (+58 % par rapport à 2018)

Les Chambres de commerce du Suriname et de Guyane se réunissent chaque année.

Les relations économiques bilatérales vont se renforcer en raison de la découverte en 2020 par Total, en joint-venture avec l’américain Apache, de réserves de pétrole dans les eaux surinamaises. Une campagne d’appréciation visant à mieux caractériser les découvertes de 2020 ainsi qu’un nouveau programme d’exploration seront menés au début de l’année 2021.

Face à la crise de la COVID-19, l’ambassade de France a financé des opérations d’aide humanitaire au profit de villages amérindiens à l’occasion du 14 juillet 2020.

Coopération culturelle, scientifique et technique

Les programmes opérationnels « Caraïbes » et « Amazonie » du Fonds européen de développement régional (FEDER) permettent à la collectivité territoriale de Guyane d’associer le Suriname à des projets d’intérêt commun.

L’Agence française de développement (AFD) est également présente au Suriname, particulièrement dans le domaine de la santé : la France participe à la mise en place d’un hôpital dans l’est du Suriname, frontalier de la France

L’AFD a également participé au renforcement d’infrastructures routières, et propose des projets dans le domaine de l’eau et de l’électricité au Suriname.

Autres types de coopérations

La coopération militaire bilatérale (formations, exercices communs, soutien logistique) vise également à la sécurité transfrontalière et à renforcer les capacités d’exercice de souveraineté par l’Etat surinamien. La lutte conjointe contre la pêche illégale donne des résultats encourageants mais perfectibles, notamment depuis la création d’un corps de garde-côtes au Suriname, qui effectue des patrouilles conjointes avec l’armée française.

Mise à jour : 07.01.21

Informations complémentaires