Présentation de la Suisse

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Présentation du pays

SUISSE {JPEG}

Données générales

Nom officiel : Confédération suisse
Nature du régime : État fédéral – démocratie semi-directe
Président de la Confédération : Guy Parmelin (UDC), président de la Confédération pour l’année 2021

Données géographiques

Superficie : 41 285 km2
Capitale : Berne (133 900 hab.)
Villes principales : En milliers d’habitants (2019) : Zurich (415,4), Genève (201,8), Bâle (172,3), Lausanne (139,1) (source : Office fédéral de la statistique) 12% de la population suisse vit dans ces cinq villes
Langue (s) officielle (s) : allemand, français, italien, romanche
Langue (s) courante (s) : allemand, français, italien
Monnaie : franc suisse (CHF)
Fête nationale : 1er août

Données démographiques

Population (en millions) : 8,7 en 2020 (source : Office fédéral de la statistique)
Densité : 206,53 habitants au km² en 2018 (source : Office fédéral de la statistique)
Croissance démographique : 0,7 % (2019)
Espérance de vie (2019) : 81,9 ans pour les hommes et 85,6 ans pour les femmes
Taux d’alphabétisation : 99,6 %
Religion (s) : catholiques romains (34 %), protestants (26,9 %), autres communautés chrétiennes (5,7 %), communautés juives (0,2 %), communautés musulmanes (5,5 %), sans appartenance religieuse (26,3%) autres (7,4 %) en 2019
Indice de développement humain : 0,955 – 2e rang avec l’Irlande (2019)

Données économiques

(Sources : DGTPE, Commission européenne, PNUD, Confédération suisse)

PIB : 715 Mds USD en 2019
PIB/hab : 81 900 USD soit le 2e au monde derrière le Luxembourg (hors principautés)
Taux de croissance : -2,9% en 2020 (prévision de +3,5% en 2021 et 2,9% en 2022)
Taux de chômage : 4,8% en 2020 au sens du BIT (c/ 4,4% en 2019)
Taux d’inflation : -0,7% % en 2020
Solde budgétaire : – 2,6% du PIB en 2020
Balance commerciale : + 43 Mds CHF (+ 6 % du PIB) en 2020
Principaux clients (2019) : UE (50%), Allemagne (23 %), États-Unis (21 %), Royaume-Uni (13%), Chine (10%), France (9%)
Principaux fournisseurs : UE (59%), Allemagne (21 %), Italie (8%), France (7 %), États-Unis (7 %), Chine et Hongkong (5 %)
Solde commercial de la France avec la Suisse (2020) : 1,5 Mds EUR (c/ + 3,3 Mds EUR en 2019)
Exportations de la France vers la Suisse (2020) : 14,4 Mds EUR (c/17,8 Mds en 2019)
Importations françaises depuis la Suisse (2020) : 12,9 Mds EUR (c/14,5 Mds EUR en 2019)

Présence française

Site Internet de notre ambassade : [http://www.ambafrance-ch.org/->http://www.ambafrance-ch.org/" class='spip_out' rel='external'>Consulter la fiche pays économique Suisse sur le site du Trésor

Consulats généraux de France : Genève et Zurich
Communauté française en Suisse : 177 573 inscrits au registre des Français de l’étranger (37,1% des Français inscrits au registre sont binationaux, soit 66 031 personnes). 189 669 frontaliers français travaillent en Suisse chaque jour (au 31 déc. 2020)

Communauté suisse en France : 198 346 Suisses inscrits sur les listes consulaires en France

Éléments d’actualité

Politique intérieure

La Confédération suisse a été fondée en 1291. Elle est l’aboutissement d’un processus de rapprochement entre des cantons, différenciés les uns des autres par leurs langues puis par leurs religions, mais unis dans leur opposition à des voisins puissants. État fédéral depuis 1848, sa structure constitue un modèle singulier, considéré comme la clé du succès national. Sa politique interne se caractérise par la recherche du consensus dans les affaires communes. La nature des institutions politiques du pays souligne cette volonté de prévenir les tensions internes : les singularités locales sont défendues par un fédéralisme garantissant d’importantes prérogatives aux 26 cantons. Il s’agit d’un système politique à trois niveaux : la Confédération, les cantons et les communes.

À l’échelle nationale : la Confédération

La Suisse est une démocratie semi-directe. La Confédération dirige les affaires qui sont hors des domaines de compétence des cantons, telles que la défense ou la monnaie, et établit le budget et le compte de l’État fédéral. Au plan international, elle décide de la politique étrangère et représente la Suisse à l’étranger.

Le Conseil fédéral, organe collégial élu par le Parlement, exerce le pouvoir exécutif. La présidence est assurée alternativement par chacun des sept conseillers fédéraux, pour des mandats d’une année. Le président de la Confédération est un primus inter pares (le « premier entre ses pairs ») parmi les conseillers fédéraux ; il est élu par le Parlement en respectant la règle non écrite de l’ancienneté : en 2021, il s’agit de Guy Parmelin (UDC) également Conseiller fédéral en charge du Département fédéral de l’économie, de la formation et de la recherche (DEFR) qu’il dirige depuis janvier 2019. À ce « gouvernement de concordance » se conjugue la démocratie directe : les Suisses ont non seulement le droit d’élire des représentants lors des élections législatives ou exécutives, mais peuvent également faire un dépôt d’initiative populaire (élaboration d’un texte visant à modifier la Constitution sur un point par un comité d’initiative de 7 à 27 citoyens suisses puis récolte de cent mille signatures en 18 mois) ou faire une demande de référendum (droit du peuple de demander la modification d’une loi ou d’un arrêté fédéral après son adoption par le Parlement), ce qui donne lieu dans les deux cas à une votation populaire). Les initiatives et référendums populaires existent également au niveau cantonal et communal. L’ensemble de ces facteurs a pour conséquences un pouvoir politique fédéral dont les marges de manœuvre sont limitées.

Le pouvoir législatif est exercé par l’Assemblée fédérale, formée de deux chambres aux pouvoirs égaux : le Conseil des États (46 membres, représentant les cantons) et le Conseil national (200 membres, représentant le peuple). Au Conseil national, le nombre de sièges par canton est proportionnel à sa population. Au Conseil des États, les cantons possèdent 2 sièges, à l’exception des « demi-cantons » historiques (Obwald, Nidwald, Bâle-Ville, Bâle-Campagne, Appenzell Rhodes-Extérieures et Appenzell Rhodes-Intérieures) qui n’ont qu’un seul siège. Le 30 novembre 2020, Andreas Aebi (UDC) a été élu président du Conseil national pour 2021, et Alex Kuprecht (UDC) président du Conseil des Etats. Les 246 membres du Parlement suisse sont élus tous les 4 ans par le peuple : les conseillers nationaux sont élus selon la méthode du scrutin proportionnel plurinominal de manière uniforme dans tous les cantons. Chaque canton est en revanche libre de décider des règles concernant l’élection de ses conseillers aux États. La Présidence de l’Assemblée fédérale est exercée par le ou la président(e) du Conseil national appelé « le premier citoyen » du pays. En 2021, le président est donc Andreas Aebi (UDC).

Les dernières élections fédérales ont eu lieu le 20 octobre 2019. Les prochaines auront lieu le 22 octobre 2023.

À l’échelle cantonale

La Suisse est formée de 26 cantons, qui ont le statut d’États fédérés. Les principales compétences des cantons sont les finances, la justice, l’économie, l’éducation, la protection sociale, la police et la sécurité, le bâtiment et les travaux publics. Chaque canton dispose de sa constitution, de son parlement monocaméral, de son gouvernement et de ses tribunaux. Les membres des parlements cantonaux sont élus directement par le peuple, selon des modes d’élection qui varient en fonction des cantons ; le nombre de membres des parlements est globalement proportionnel au nombre d’habitants des cantons (de 50 pour le canton d’Appenzell Rhodes-Intérieures, à 180 dans le canton de Zurich). Les élections cantonales ont généralement lieu tous les quatre ans, sauf dans les cantons de Fribourg, de Vaud, de Genève et du Jura, où elles ont lieu tous les cinq ans, et dans le canton d’Appenzell Rhodes-Intérieures, où le parlement est renouvelé tous les ans.

Les gouvernements cantonaux (qui comptent 5 ou 7 membres) sont élus directement par le peuple. Ils sont élus au scrutin majoritaire, sauf dans les cantons de Zoug et du Tessin, qui ont adopté un système proportionnel. Les élections cantonales ont généralement lieu tous les quatre ans, sauf dans les cantons de Fribourg, de Vaud, de Genève et du Jura, où elles ont lieu tous les cinq ans, et dans le canton d’Appenzell Rhodes-Intérieures, où le gouvernement est renouvelé tous les ans.

À l’échelle communale

Les cantons se composent de communes, au nombre de 2 212 en 2019. Celles-ci forment l’échelon de base de l’organisation politique de la Suisse. Outre les tâches qui leur sont confiées par leur canton ou par la Confédération telles que la tenue du registre des habitants ou la protection civile, les communes disposent de compétences propres dans plusieurs domaines : éducation, protection sociale, approvisionnement en énergie, infrastructures routières, aménagement du territoire, etc. Le degré d’autonomie des communes, très variable, est déterminé par les cantons. Près d’une commune sur cinq a un parlement, notamment les grandes villes. Dans les autres, le législatif est constitué d’une assemblée communale, à laquelle tous les citoyens peuvent participer et où s’exerce la démocratie directe : le peuple n’est pas représenté par des députés mais prend lui-même les décisions politiques et nomme le conseil communal (exécutif).

Situation économique

Environnement macroéconomique

La Suisse, 20e économie mondiale, jouit d’un PIB égal à un quart de celui de la France pour une population de seulement 8,6 millions d’habitants (708 Mds USD en 2020). Cette performance s’explique notamment par une utilisation intensive du travail avec un taux d’emploi des 15-64 ans (80%) sans égal dans l’UE, une durée du travail élevée et un système éducatif performant tant pour les formations universitaires que pour les cursus professionnels (plus de 40% des jeunes empruntent la voie de l’apprentissage), une forte compétitivité à l’export (échanges de biens et services représentant 120 % du PIB, excédent courant de 10 % du PIB), avec une spécialisation dans des secteurs industriels intensifs en R&D : chimie et pharmacie – dont la Suisse compte deux leaders mondiaux (Novartis et Roche) - équipements médicaux (pôle de rang mondial en Suisse romande) et horlogerie (1er exportateur mondial) ; une activité développée du secteur financier, à l’origine de 9 % de la valeur ajoutée suisse, et du négoce de matières premières (générant des marges internationales équivalente à 5 % du PIB).

La récession est de -3% en 2020, mais la Suisse fait preuve de résilience face à la crise. Selon les dernières projections économiques de la Confédération, la chute du PIB réel suisse serait limitée à environ -2,9% en 2020 (contre -2,1% lors de la crise financière en 2009) et la reprise de l’activité économique devrait se traduire par une croissance de 3% en 2021 (retour à la situation ante-Covid au troisième trimestre 2021). Le chômage n’a que peu augmenté avec la crise du covid-19, dans une économie en situation de quasi plein-emploi depuis 2000 : le taux de chômage au sens du BIT s’élève ainsi à 4,8%. Le paquet de mesures de soutien à l’économie adopté par le Conseil fédéral représente une enveloppe budgétaire de l’ordre de 7,3% du PIB sur deux ans. En dépit de la récession, le gouvernement n’envisage pas la mise en place d’un plan de relance allant au-delà des mesures déjà adoptées (en particulier la garantie d’Etat accordée aux prêts de trésorerie fournis par le système bancaire)

La Suisse est un pays de référence pour les politiques publiques, en matière d’incitation à l’innovation (n°1 de divers classements internationaux et européens) et de bonne utilisation des deniers publics (faible interventionnisme tout en assurant un financement stable et pérenne des dépenses prioritaires comme les infrastructures de transport). La Suisse présente un excédent de la balance des paiements courants très important (10% du PIB en 2020) et une position extérieure nette particulièrement créditrice (égale à 125 % du PIB dont 30% en action).

Dans un contexte de tensions avec l’UE (incertitude sur la ratification d’un accord cadre institutionnel) et compte tenu de la suppression en 2020 de 5 régimes fiscaux non conformes aux standards de l’OCDE, la Suisse fait face au défi de maintenir son attractivité pour les investisseurs.

Relations commerciales

Pauvre en matières premières mais dotée d’une main d’œuvre très qualifiée, la Suisse entretient de fortes relations économiques avec l’étranger. L’Union européenne est le principal partenaire économique de la Suisse. Quelque 59% des importations suisses proviennent de l’Union européenne et 50% des exportations suisses de marchandises y sont destinées. Dans le domaine des services, la Suisse est le second débouché commercial de l’UE. Cette dernière y exportait 11% de ses services en 2018. 13% des investissements étrangers directs dans l’UE proviennent de Suisse.

L’Allemagne reste largement le premier partenaire commercial bilatéral du pays, avec 21 % d’importations de la Suisse en provenance de l’Allemagne, devant l’Italie (8%), la France, qui malgré la concurrence chinoise, reste le 3e fournisseur de la Suisse (7%), les Etats-Unis (7%), Royaume uni (6%), Chine (5%)
La Suisse réalise son plus important solde commercial positif avec les États-Unis (25 Mds CHF). Les Etats-Unis ont inscrit fin 2020 la Suisse sur la liste des pays qui manipulent leur devise à des fins commerciales ou pour éviter un ajustement de la balance des paiements (les USA menacent la Suisse et les autres pays qui figurent sur cette liste de sanctions économiques). Les Etats-Unis engageront des négociations bilatérales avec la Suisse en 2021 sur ce dossier. La Suisse est excédentaire avec le Royaume-Uni (12 Mds CHF), Hong-Kong (4,2 Mds CHF) et le Japon (3,9 Mds CHF). Ses plus importants déficits sont en revanche enregistrés face à l’Allemagne (-11,2 Mds CHF), l’Irlande (-6,7 Mds CHF) et l’Italie (-4,5 Mds CHF).

En termes de produits, l’excédent commercial helvétique est notamment attribuable aux excellents soldes des produits chimiques et pharmaceutiques (+46,7 Mds CHF) et de l’horlogerie (+16,4 Mds CHF). A l’inverse, la Suisse enregistre son plus important déficit sur le poste des véhicules (-13,6 Mds CHF).

Politique étrangère

La politique étrangère de la Suisse est fondée sur sa neutralité et, depuis la Seconde guerre mondiale, sur la solidarité. Son action à l’étranger s’articule autour de l’aide humanitaire, la prévention des conflits armés, de la promotion et du respect des droits de l’Homme, de la lutte contre la pauvreté et de la sauvegarde des intérêts économiques suisses à l’étranger. Malgré une tendance à se tenir à l’écart des grandes entités internationales, la Suisse est membre - notamment - des Nations unies (depuis septembre 2002), du Conseil de l’Europe, de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) et de l’Organisation internationale de la francophonie (OIF).

Présente sur la scène internationale, la Suisse abrite le siège de nombreuses institutions spécialisées de l’ONU (OMS, OIT, HCR, CNUCED…), des organisations intergouvernementales majeures (OMPI, UIT, UPU, OTIF, OMM) et accueille de nombreuses ONG et conférences internationales depuis plus d’un siècle. Les activités internationales se trouvent à Bâle, Berne, dans le canton de Vaud et surtout à Genève. La ville de Genève jouit en effet d’une longue tradition d’accueil d’organisations internationales et non gouvernementales (39 institutions, organisations et organismes internationaux, ainsi qu’un secrétariat créé par un traité, environ 750 ONG). On parle de la Genève internationale pour désigner cette particularité, Genève étant avec New-York, un des principaux centres mondiaux de la diplomatie multilatérale.
La Confédération est un important bailleur de fonds d’OI, et est devenue un acteur majeur dans le domaine de l’aide au développement (10e place des donateurs parmi les pays industrialisés). La Suisse présente un bilan positif mais peu connu de son activité internationale. Elle accepte d’engager des soldats armés dans des missions de maintien de la paix à l’étranger et d’assurer des tâches d’autoprotection et de sûreté (depuis la révision de la loi militaire).Dans le domaine de la lutte anti-terroriste, les autorités suisses s’attachent à véhiculer l’idée d’une politique exemplaire de lutte contre le blanchiment d’argent issu du terrorisme (embargo sur les armes, interdiction d’entrée et de transit sur le territoire et sanctions financières à l’égard des membres de la mouvance Al-Qaida, avec diffusion sur internet des titulaires des comptes bloqués).

Avec près de deux millions d’habitants parlant le français, la Suisse est membre de plein droit de l’Organisation internationale de la Francophonie depuis 1996. La Suisse est le 3e contributeur à l’OIF, après la France et le Canada. Pour mémoire, les langues officielles au sein de la Confédération sont l’Allemand, le Français (5,5 millions de locuteurs), l’Italien et le Romanche.

Mise à jour : 9.04.21

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