Présentation de la Suisse

Données générales

Présentation du pays

Nom officiel : Confédération suisse
Nature du régime : État fédéral – démocratie semi-directe
Chef de l’État et/ou du Gouvernement Alain Berset en 2018 (présidence tournante : Doris Leuthard en 2017)

Données géographiques

Superficie : 39 516 km2
Capitale : Berne (127.500 hab.)
Villes principales : En milliers d’habitants fin 2016 : Zurich (402,8), Genève (199), Bâle (171), Lausanne (137,8) (source : Office fédéral de la statistique)
Langue (s) officielle (s) : allemand, français, italien, romanche
Langue (s) courante (s) : allemand, français, italien
Monnaie : franc suisse (CHF)
Fête nationale : 1er août

Données démographiques

Population (en millions) : 8,448 au 30 juin 2017 (source : Office fédéral de la statistique)
Densité : 210,5 habitants au km2 en 2016 (source : Office fédéral de la statistique)
Croissance démographique : 1% (2016)
Espérance de vie (2016) : 81,5 ans pour les hommes et 85,3 ans pour les femmes
Taux d’alphabétisation : 99,6 %
Religion (s) : catholiques romains (38,2%), protestants (26,9%), autres communautés chrétiennes (5,7%), communautés juives (0,3%), communautés islamiques (4,9%), autres (23,8%)
Indice de développement humain : 0,939 – 2ème rang

Données économiques
(Sources : DGTPE, Commission européenne, PNUD)

PIB : 659 Mds CHF en 2016 (soit 605 Mds EUR, au taux de change moyen en 2016 de 1,0901)
Taux de croissance : +1,4% en 2016
Taux de chômage : 4,9% en 2016 (au sens du BIT)
Taux d’inflation : -0,4% en 2016
Solde budgétaire : + 0,3 % du PIB en 2016
Balance commerciale : +34,4 Mds CHF en 2016 (+5,2 % du PIB)
Principaux clients : Allemagne (19%), Etats-Unis (15%), France (7%), Italie (6%), Chine (5%)
Principaux fournisseurs : Allemagne (28%), Italie (10%), France (8%), Etats-Unis (8%), Chine et Hongkong (7%)
Solde commercial de la France avec la Suisse (2016) : +1.267 MEUR.
Exportations de la France vers la Suisse (2016) : 15,3Mds EUR
Importations françaises depuis la Suisse (2016) : 14 Mds EUR

Pour plus d’informations : http://www.tresor.economie.gouv.fr/Pays/suisse


Composition du gouvernement

Gouvernement (Conseil fédéral), formé le 9 décembre 2015, comprenant 7 membres élus par l’Assemblée fédérale pour un mandat de 4 ans. Suite à la démission de Didier Burkhalter, Ignazio Cassis l’a remplacé le 1er novembre 2017. Le Conseil fédéral sera renouvelé entièrement en décembre 2019.
Répartition des sièges entre les cinq principaux partis :

  • 2 PLR (Parti Libéral-Radical)
  • 2 PS (Parti Socialiste)
  • 2 UDC (Union Démocratique du Centre)
  • 1 PDC (Parti Démocrate-Chrétien)

Membres du gouvernement

  • Alain BERSET (PS) : Président de la Confédération pour l’année 2018, Conseiller fédéral en charge de l’Intérieur (santé, culture, éducation, recherche). Il a été élu le 6 décembre 2017 pour succéder à Doris LEUTHARD.
  • Doris LEUTHARD (PDC) : Conseillère fédérale en charge de l’environnement, des transports, de l’énergie et des communications,
  • Johann SCHNEIDER-AMMANN (PLR) : Conseiller fédéral en charge de l’économie, de la formation et de la recherche (Président de la Confédération en 2016)
  • Ignazio CASSIS (PLR) : Conseiller fédéral en charge des affaires étrangères
  • Simonetta SOMMARUGA (PS) : Conseillère fédérale en charge de la justice et de la police
  • Ueli MAURER (UDC) : Conseiller fédéral en charge des finances
  • Guy PARMELIN (UDC) : Conseiller fédéral en charge de la défense, de la protection de la population et des sports

Présence française

Site Internet de notre ambassade : http://www.ambafrance-ch.org/
Consulats généraux de France : Genève et Zurich
Communauté française en Suisse : 179.706 inscrits au registre des Français de l’étranger au 31 décembre 2016
Communauté suisse en France : 200.730 Suisses inscrits sur les listes consulaires en France dont 82,9 % de binationaux

Éléments d’actualité

Politique intérieure

La Confédération suisse a été fondée en 1291. Elle est l’aboutissement d’un processus de rapprochement entre des cantons, différenciés les uns des autres par leurs langues puis par leurs religions, mais unis dans leur opposition à des voisins puissants. État fédéral depuis 1848, sa structure constitue un modèle singulier, considéré comme la clé du succès national. Sa politique interne se caractérise par la recherche du consensus dans les affaires communes. La nature des institutions politiques du pays souligne cette volonté de prévenir les tensions internes : les singularités locales sont défendues par un fédéralisme garantissant d’importantes prérogatives aux 26 cantons. Il s’agit d’un système politique à trois niveaux : la Confédération, les cantons et les communes.

A l’échelle nationale : la Confédération

La Suisse est une démocratie semi-directe, présidée Alain Berset. La Confédération dirige les affaires qui sont hors des domaines de compétence des cantons, telles que la défense ou la monnaie, et établit le budget et le compte de l’État fédéral. Au plan international, elle décide de la politique étrangère et représente la Suisse à l’étranger.

Le Conseil fédéral, organe collégial élu par le Parlement, exerce le pouvoir exécutif. La présidence est assurée alternativement par chacun des sept conseillers fédéraux, pour des mandats d’une année seulement. A ce « gouvernement de concordance » se conjugue la démocratie directe : les Suisses ont non seulement le droit d’élire des représentants lors des élections législatives ou exécutives, mais peuvent également faire un dépôt d’initiative populaire (une partie du corps électoral élabore un projet de loi sur un sujet politique lui paraissant important et l’introduit dans le débat politique) ou faire une demande de référendum (droit du peuple de demander après coup une votation populaire sur certaines décisions prises par les autorités). L’ensemble de ces facteurs, auxquels s’ajoute l’imbrication entre le monde politique et le pouvoir économique, dite pratique du "Filz", débouche sur un pouvoir politique fédéral faible.

Le pouvoir législatif est exercé par l’Assemblée fédérale, formée de deux chambres aux pouvoirs égaux : le Conseil des États (46 membres, représentant les cantons) et le Conseil national (200 membres, représentant le peuple). Au Conseil national, le nombre de sièges par canton est proportionnel à sa population. Au Conseil des États, les cantons possèdent 2 sièges, à l’exception des « demi-cantons » (Obwald, Nidwald, Bâle-Ville, Bâle-Campagne, Appenzell Rhodes-Extérieures et Appenzell Rhodes-Intérieures) qui n’ont qu’un seul siège. Les membres du Conseil national sont élus pour 4 ans. Le mandat des membres du Conseil des États dépend du droit cantonal. Les dernières élections législatives ont eu lieu le 18 octobre 2015.


A l’échelle cantonale

La Suisse est formée de 26 cantons, qui ont le statut d’États fédérés. Les principaux secteurs d’activité de toutes les administrations cantonales sont : les finances, la justice, l’économie, l’éducation, la protection sociale, la police et la sécurité, le bâtiment et les travaux publics. Chaque canton a sa constitution, son parlement, son gouvernement et ses tribunaux. Le nombre de députés des parlements cantonaux varie de 58 à 180. Tous les députés sont élus au suffrage direct ; dans la plupart des cantons, ils sont élus au scrutin proportionnel. Les gouvernements cantonaux (qui comptent 5 ou 7 membres) sont élus au suffrage direct. Ils sont élus au scrutin majoritaire, sauf dans les cantons de Zoug et du Tessin, qui ont adopté un système proportionnel.

A l’échelle communale

Enfin, les cantons se composent de communes politiques, au nombre de 2 324 en 2015. Celles-ci forment l’échelon de base de l’organisation politique de la Suisse. Outre les tâches qui leur sont confiées par leur canton ou par la Confédération telles que la tenue du registre des habitants ou la protection civile, les communes déterminent leurs propres compétences dans plusieurs domaines : éducation, protection sociale, approvisionnement en énergie, infrastructures routières, aménagement du territoire, etc. Le degré d’autonomie des communes, très variable, est déterminé par les cantons. Près d’une commune sur cinq a un parlement, notamment dans les villes. Dans les autres, le législatif est une assemblée communale, à laquelle tous les citoyens peuvent participer et où s’exerce la démocratie directe : le peuple n’est pas représenté par des députés mais prend lui-même les décisions politiques et nomme le conseil communal (exécutif).

Situation économique

Environnement macroéconomique

La Suisse jouit d’un PIB égal à un quart de celui de la France pour une population de seulement 8,45 millions d’habitants. Ce succès économique s’appuie sur une balance commerciale excédentaire due aux performances de quelques secteurs industriels clefs (industrie pharmaceutique, horlogerie, industrie des machines et électronique…). L’industrie suisse (hors construction), qui représente 20,3% du PIB suisse, est très performante à l’exportation selon un modèle proche du « modèle allemand » : positionnement sur des produits à forte valeur ajoutée et image de qualité, ainsi que des marchés de niche ; importantes capacités d’innovation (l’investissement en R&D, dont 71 % est réalisé par le secteur privé, représente 3,4% du PIB) ; et un réseau très dense de PME tournées vers l’extérieur (12,3% d’entre elles exportent contre 4,6% en France).

Tous secteurs confondus, la Suisse enregistre structurellement des excédents courants élevés (9,8 % du PIB en 2016) qui ont contribué à la constitution d’une position extérieure nette créditrice de 129,6 % du PIB (2016). La compétitivité de la Suisse (économie la plus compétitive au monde selon le World Economic Forum pour la 8eme année consécutive en 2016) s’appuie sur un agrégat d’atouts : stabilité des institutions, capacité d’innovation et de recherche et maturité technologique, coopération entre public et privé, marché de l’emploi flexible, système éducatif performant. Pour mémoire, le secteur financier (dont assurance) contribue à 9,1% du PIB (contre 7,3 % aux Etats-Unis et 7,2 % au Royaume-Uni) et presque autant (8,9 % en 2014) aux recettes fiscales directes (incluant l’impôt sur le revenu et la fortune des particuliers).

Sous un angle conjoncturel, le groupe d’experts de la Confédération prévoit un ralentissement de la croissance à 0,9% en 2017, avec une nette accélération prévue pour 2018, notamment en lien avec les évolutions du cours du franc suisse et leurs conséquences sur le commerce extérieur. Après le point bas atteint en 2015 (-1,1%) suite à la suppression du taux plancher de l’Euro par rapport au franc suisse, l’inflation est progressivement revenue en territoire positif : de -0,4% en 2016, elle est attendue par la BNS à 0,3% en 2017 et 0,4% en 2018 en moyenne annuelle.

Relations commerciales

L’Union européenne constitue toujours de loin le premier partenaire commercial de la Suisse, avec 63% de ses échanges de biens (import : 72 % / export : 54 %) hors métaux précieux, objets d’art et antiquités.

L’Allemagne reste largement le premier partenaire commercial bilatéral du pays, avec 22,9%, devant les Etats-Unis (11,9%, en progression de 1,3 point), l’Italie (7,7%) et la France (7,1%). La Chine a vu sa part dans les échanges de la Suisse passer de 1,4% en 2000 à 5,8% en 2016.

La Suisse réalise son plus important solde commercial positif avec les Etats-Unis (17,2 Mds CHF), le Royaume-Uni (5 Mds CHF) et le Japon (4,3 Mds CHF). Ses plus importants déficits sont en revanche enregistrés face à l’Allemagne (-8,9 Mds CHF), l’Irlande (-6,6 Mds CHF) et l’Italie (-4 Mds CHF).

En termes de produits, l’excédent commercial helvétique est notamment attribuable aux excellents soldes des produits pharmaceutiques (37,9 Mds CHF) et de l’horlogerie (+15,5 Mds CHF). A l’inverse, la Suisse enregistre son plus important déficit sur le poste des véhicules (-14 Mds CHF).

Politique étrangère

La politique étrangère de la Suisse est fondée sur sa neutralité et, depuis la Seconde guerre mondiale, sur la solidarité. Son action à l’étranger s’articule autour de la prévention des conflits armés, de la promotion et du respect des droits de l’Homme, de la lutte contre la pauvreté et de la sauvegarde des intérêts économiques suisses à l’étranger. Malgré une tendance à se tenir à l’écart des grandes entités internationales, la Suisse est membre - notamment - des Nations unies (depuis septembre 2002), du Conseil de l’Europe, de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) et de l’Organisation internationale de la francophonie (OIF).

Présente sur la scène internationale la Suisse abrite le siège de nombreuses institutions spécialisées de l’ONU (OMS, OIT, HCR, CNUCED…), ou d’organisations intergouvernementales majeures (OMPI, UIT, UPU, OTIF, OMM) et s’avère un important bailleur de fonds d’organisations internationales. La Confédération est devenue un acteur majeur dans le domaine de l’aide au développement (10ème place des donateurs parmi les pays industrialisés). La Suisse présente un bilan positif mais peu connu de son activité internationale. Elle accepte d’engager des soldats armés dans des missions de maintien de la paix à l’étranger et d’assurer des tâches d’autoprotection et de sûreté (depuis la révision de la loi militaire).

Dans le domaine de la lutte anti-terroriste, les autorités suisses s’attachent à véhiculer l’idée d’une politique exemplaire de lutte contre le blanchiment d’argent issu du terrorisme (embargo sur les armes, interdiction d’entrée et de transit sur le territoire et sanctions financières à l’égard des membres de la mouvance Al-Qaida, avec diffusion sur internet des titulaires des comptes bloqués).

Mise à jour : 25.01.18

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